Désertification

Alors là, je me retrouve fort dépourvu… Presque tout le monde s’est barré: Cacahuète chez sa mère, les coloc’ niaises vont fraterniser avec la Bretagne, et Pirouette, Morellatal et Méri vont supporter des sportifs avinés (en s’avinant eux-mêmes) jusqu’à lundi. Du coup, Bordeaux semble bien déserte, ce soir. Qu’à cela ne tienne, j’ai mon amoureux!… Ah ben non, en fait il est à une soirée italienne. J’vais faire la vaisselle alors. Cet amour m’a laissé une magnifique poêle pleine de graisse de steak, juste ce qu’il me fallait pour être accueilli par une fraîche odeur de bidoche et de beurre rance. Hmmm… Ma vie est grisante, parfois. Et avec tout le boulot des quinze prochains jours qui s’ajoute à cela, euh, c’est par où, le monastère?
Du coup, je me demande si je suis fait pour l’école de commerce où j’ai assisté à une réunion d’information, aujourd’hui, sur le « troisième cycle » que je ferai peut-être et qui consisterait, en fait, à redoubler mon master 2. Bref… Je connais mal ce milieu scolaire, mais à ce jour, j’ai un constat: ces gens sont épuisants. Le directeur de ladite structure, bien que très sympathique et apparemment abordable, est un cliché de sa profession: environ 40 ans, grisonnant sur les tempes, sourire carnassier, parle très vite en faisant défiler sa présentation Powerpoint, anglicise la moitié des mots qu’il emploie, survend son école comme l’un des meilleurs filons (à part les MBA américains bien sûr, mais à 150.000 $ l’année, c’est un peu autre chose)… Bref, il joue au directeur d’école supérieure de commerce. Ponctuation de ses phrases: « bien sûr », « évidemment » (tout ce qu’il dit nous est vendu comme une évidence), « pour des raisons évidentes d’internationalisation », « pour des raisons évidentes d’image »… Bah ouais. Quant à ses adjectifs préférés: « important », « évident », « professionnel », « pas neutre », « hallucinant » (très péjoratif), « efficace », « porteur », etc. Et à écouter pendant plus de dix minutes, je trouve ça un peu fatigant. Du coup, j’ai failli déserter pendant le speech, mais c’eut été un peu indélicat. J’espère que j’évoluerai, car je pense qu’un passage dans ce genre d’établissement peut compléter ma formation actuelle, très… universitaire (mais qui déchire, hein!). Je ne crache pas sur le diplôme, je le veux absolument, je n’abandonnerai pas avant d’avoir fini, mais c’est vrai que parfois je doute de ce que je serai effectivement capable de faire, dans la vraie vie salariée. Des stages, apparemment. Et des cours d’accouchement, grâce à ma super formation sportive en stretching. Qui a osé rigoler??

6 réflexions au sujet de « Désertification »

  1. nan, faux, je viens de découvrir qu’un con de la résidence de mon père n’a pas sécurisé son wifi donc yalaaaaa!
    Bref, pour l’école de commerce, il va falloir affiner le côté carnassier! Ben voui, faut que tu bouffes tes congénères…et ils sont pas tous beaux et homos!
    Pour ce qui est de la formation universitaire, je t’invite à faire comme moi, crache dessus!
    Par contre, il y a un véritable marché de l’accouchement! je veux bien en faire la promo mais je refuse de me faire engrosser pour la bonne cause, c’est clair!?

  2. Oh siiiiiii!!! Allez, fais nous un nain lubrique à cheveux de foin!! Sinon, je refuse de bouffer autre chose que de l’homosexuel en état d’excitation sexuelle, c’est clair!? Profite bien du wifi gratuit-pas cheeeeer (ça fait plaisir), mais tu risques de devoir le payer de ton chaste corps si ton voisin le remarque et le facture… Hmmm.

  3. moi je n’ai qu’une chose à ajouter à ces réflexions lubriques et particulièrement osées (shocking !): appel au soleil et regard du cobra !!!!!!

  4. ah bon c’est osé? ben, tout le monde couche avec son voisin pour payer le wifi, non? Ah bon, on m’aurait menti?
    Et puis c’est pas osé de coucher avec des homos (ou pas) beaux, dans une école de commerce, on frôle même le fantasme!
    Et puis pour ce qui concerne l’opération promo « nain lubrique dans le tiroir » ben, j’hésite encore… tu payes combien?

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