La saison de la matûrité

On ne s’en est pas aperçus, avec la grêle et le froid sibérien d’aujourd’hui, mais c’est le printemps! Si, si. Et depuis hier, ça fait six mois que j’ai rencontré mon amoureux! Je vous embête avec ça tout de suite, comme ça ce sera fait! Donc, pour notre sixième moisiversaire, on est allés au resto. Rien d’extraordinaire, hein, on voulait juste marquer le coup. Au moment où on s’apprête à sortir, il me dit: « Tu vas sortir habillé comme ça? ». Euh… oui, j’avais pensé. Me sens un peu négligé soudain, et décide de mettre une chemise. Je me demande encore ce qu’il reproche à mon pull en laine de mérinos, qui m’avait quand même coûté quelques sous… Disons que ce n’est pas ma tenue la plus cheap. Mais le monsieur est exigent, et il a raison. On a donc diné en amoureux, comme on ne le fait pas assez souvent. Pour l’ambiance tamisée et romantique, on repassera, vu qu’on jouxtait une tablée de danois bourrés qui chantaient et riaient (très fort). Tant pis, c’était bien quand même! Six mois. Six mois que nous faisons dentifrice commun, que je me fais éjecter du lit parce que je ronfle, qu’il émet des sifflements nocturnes curieux, qu’il maudit mon réveil que j’aime laisser gueuler, que je n’arrive pas à m’engueuler avec lui plus de deux minutes parce qu’il faut lui expliquer calmement…. C’est beau, la vie de couple, mais ça ne veut pas dire qu’on rigole tous les jours! J’ai pensé à la francophonie, hier soir, parce que je me disais: heureusement que ce garçon est francophone (francophile surtout), sinon je ne l’aurais probablement jamais rencontré. Je n’aurais jamais envisagé de foutre un pied en Allemagne avant (sauf pour mes erachmouchh chéris, mais même là, je l’ai pas fait)! C’est fou comme on peut s’ouvrir au monde pour un mec. Si ce n’est pas de la matûrité, ça.
Mais la vraie matûrité est ailleurs: elle est dans un acte engagé, fort, de sacrifice, qui oeuvre pour le bien de mes contemporains. En effet, ceux qui l’ont subi avant seront ravis de l’apprendre: J’AI CHANGE DE REPONDEUR!!! Pour ceux qui ne l’ont pas connu, ça donnait ça: « Allo?… Non bah en fait c’est le répondeur, laissez-moi un message et j’vous rappellerai ». Mouhahahaha. Je ne saurais dire combien de messages d’insultes des grognasses et de ma mère j’ai reçu sur ce répondeur. Ma responsable de stage avait trouvé ça très drôle aussi. En tout cas, il me manquera. Il était quasiment parfait: ce « Allo? » qui était le résultat d’un calcul savant, une moyenne parfaite de mes « Allo » lambda, et ce léger instant de flottement qui laissait juste le temps à la personne de se faire avoir. Je ne crois pas que je réussirai à refaire le même en aussi bien, un jour. Mais pour le bien de l’humanité (et celui, plus hypothétique, de ma future carrière de stagiaire professionnel), je l’ai fait.
Enfin, la matûrité, c’est aussi accepter de passer en exposé dans quinze jours, sur un sujet non défini et non préparé, alors que j’aurais pu user de mon charme légendaire pour passer dans un mois… De toute façon, dans un mois ou dans quinze jours, c’est la même dèche et je ne le préparerai que deux jours avant, alors autant évacuer! Merci kiki33, de m’encourager et de croire, pour le même prix, que j’ai vraiment l’intention de faire mon métier de ces analyses de contenus et autres travaux de recherche. On sent que tu m’as bien cerné.
Sinon, la matûrité, dans une moindre mesure, c’est d’assumer son physique et ses défaillances. Rien de sexuel là dedans, rassurez-vous, mais… j’ai mal aux tétons. Les deux. Je ne comprends pas.

4 réflexions au sujet de « La saison de la matûrité »

  1. Das war ein schöner sechster Monatstag mit dir… sechs Monate schon dass wir uns auf Pierricks Bett kennen gelernt haben und uns gleich sympathisch fanden…
    Es ist schön, dass es dich gibt…

  2. Naaaaan, Floran il vient parler de DSK dans un article, ou dire des saloperies si il veut, mais moi je ne dirai rien tant qu’il ne me donnera pas d’anecdote croustillante à raconter! Et à part ça… Tu es trop mignon mon chéri! J’aimerais vraiment comprendre un peu mieux, mais c’est très mignon quand même! Vous avez vu, l’allemand c’est sexy!!

  3. Je rêve, ma célébrité est telle que je suis plagiée et que certains signent en mon nom. Floran, il ne suffit pas d’imiter, il faut être fantastique…

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