Ma prof d’anglais, cette perverse

J’espère par ce titre me faire googler par un tas de petits cochons qui remarqueront ainsi l’existence de mon blog. A moi la célébrité, vive les pervers (quoique, non, parce que le jour où je répondrai à des requêtes de vrais obsédés, ça me fera moins rire)! Bref. Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques jours je suis d’humeur légèrement maussade. La couleur du blog est toute tristounette (apaisante, avant tout), et il y a la crève, les petits problèmes personnels, la fatigue… Mais c’est vrai que je devrais être capable de surmonter un peu tout ça. A mon âge, ça doit être le stress des exams (mouhahahaha!). En fait, oui. Avril, depuis quatre ans, est un mois au cours duquel je développe le syndrôme du « culpabilis flemmicus », autrement dit le syndrome de culpabilité du glandu qui s’est laissé aller toute l’année et commence à entrevoir la masse de lectures chatoyantes et révisions alléchantes qui gerbe de ses classeurs. Alors, pour focaliser sur un aspect plus léger des choses, je vais dresser un bilan de mon année d’anglais.
Je ne suis pas parti à l’étranger l’année dernière, donc je craignais de ne pas pouvoir suivre, avec toutes les bêtes qui revenaient évidemment des universités anglophones. Evidemment, dites-vous? Pas tant que ça. D’abord, entre flemme et malédiction j’comprends rieng, tous n’ont pas assuré de brillants dialogues de sourds sur les questions de la presse, des relations internationales ou des massacres en Tchétchénie. Ensuite, la classe était quand même pas mal composée de petits malins qui avaient des envies d’exposés décalés, genre Playboy, les motards moches du far west ou les chants britanniques a cappella. Forcément, le silence devient alors une stratégie intelligente et réfléchie de recul pensif, plutôt qu’une marque de fainéantise.
Mais surtout, surtout, il y a J., notre magnifique prof. Magnifique parce qu’elle est jolie, bien sûr, mais aussi parce qu’elle est marrante. Limite grivoise, même. Je crois qu’elle excitait secrètement les hétéros de la classe. Je parle au passé (et avec une larme à l’oeil, bien sûr), car nous lui avons dit au revoir ce midi. C’est pour ainsi dire une des dernières profs d’anglais de mon cursus universitaire, vu qu’on ne sait pas trop à quelle sauce on sera mangés l’an prochain. Quoi qu’il en soit, J. a le chic pour voir du cul partout. Que ce soit dans les films où elle voit les cours d’eau comme des symboles vaginaux ou utérins, les textes où des putes crades font des massages qui tuent, ou encore ses évocations historiques des sugar daddies et autres toy boys, elle a passé l’année à nous parler de sexe. Il y a eu le cultissime épisode des expressions avec dog, où personne n’osait lui sortir le doggy style (ou doggy fashion, à savoir la levrette… Non, pas la femelle du lévrier, béotiens!). Bon, je sais bien, quand on a des enfants en bas âge, on doit s’embêter un peu, avoir des difficultés à mener des conversations civilisées ou poilantes (hmm) sur ces sujets, mais là… On est juste de jeunes étudiants innocents aux oreilles chastes! Non?… Du même coup, l’année s’est super bien passée (tu penses).
Je tiens tout de même à saluer son entrain, tout au long de l’année (« Bon, je ne vous rendrai pas vos exams avant le mois de mars, j’ai mon agreg’, j’ai pas que ça à foutre » « Euh, ok! »), et son petit speech d’adieux, très émouvant. Promis, J., quand tu erreras comme une âme en peine parmi des lycéens auxquels tu seras obligés de rendre leurs copies, je penserai à toi!

3 réflexions au sujet de « Ma prof d’anglais, cette perverse »

  1. Ah, je suis toute émue que tu ais fait un post pour notre petite J.! Qu’est ce que je l’ai aimé celle là! Non, sans dèc, je ne fais pas du lèche-bottisme, mais il faut bien le dire, elle était marrante. C’est d’ailleurs la seule prof à qui on a pu faire comprendre que ses idées étaient chiantes parfois, et qu’on préférait par conséquent s’empiffrer de Quality Streets et de scones grillés plutot que de débattre sur l’écologie (encore une idée de pauvres mal nourris…pire que les Chinois!).
    Nan franchement, Floran peut dire et boycotter ce qu’il veut, mais J., elle, mérite son post! Na!

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