Mercredi, folle journée

Je ne sais pas si quelqu’un se rappellera que le titre de ce post est aussi celui d’un film avec Vincent Lindon, qui s’était, certes, légèrement planté au box-office… Mais peu importe, nous sommes vendredi, et il fallait bien que je tienne ma promesse de vous raconter mon mercredi d’enfer. Non, j’exagère, mais à peine.
Cours à 8h, donc. Il faut vraiment que le prof arrête de nous lire sa thèse mot à mot, parce que les phrases de 15 lignes quasiment sans virgule, à la fin je perds le fil, surtout à 8h. Peu à peu, je me décourage, mes notes sont de plus en plus maigrichonnes, je me demande pourquoi je me lève. Mais vu que je vais immanquablement tomber sur ce cours en oral de spécialité, il est judicieux de ne pas trop déserter…
Ensuite, en éco, ma revue de presse faite sur Internet la veille au soir a, à peu près, fait illusion. De toute façon, ce prof ne peut pas me blairer, je le sens. En même temps, depuis le temps que j’ai démissionné de l’économie, il est normal que ça commence à se voir! J’espère juste qu’il ne me descendra pas trop en fin d’année (je demande 9 de moyenne, allez, c’est pas trop demander! J’ai été présent tout le temps, quand même, et je ne me suis endormi qu’une fois… au premier rang, certes, mais une seule fois quand même!).
Je déjeune rapidement avec Audrey, et je commence un peu à me relire pour ma présentation de séminaire. A ce moment là, ça va: je sais que je manque d’éléments, mais que mes camarades seront gentils avec moi, vu que, sur ce coup, on est tous dans la même merde, à avoir dû se farcir un sujet pourri sur lequel aucun bouquin ne dit un mot. Par ailleurs, le boulet de responsable qui a perdu son téléphone portable sur une aire d’autoroute a bel et bien décidé de ne jamais me recontacter, ne serait-ce que par politesse, pour me dire qu’il ne pouvait rien pour moi. Tant pis, j’ai six pages de notes, je peux tenir vingt minutes sans grand souci. Et là… ATCHAAAA!!! Le gros éternuement qui résonne dans toute la bibliothèque, puis le nez qui commence à couler, les yeux à devenir rouges, un deuxième éternuement, un troisième, début de mal de crâne. Génial. Je passe dans une heure et demie, et vraisemblablement, je suis désormais enrhumé. Il pouvait pas attendre trois ou quatre heure de plus, ce p***** de microbe?? Je deviens une fontaine à morve, totally not sexy.
Devant le courage de mes camarades qui, au choix, séchaient ou ne voulaient pas passer les premières, je me suis lancé en premier dans mon exposé. De toute façon, j’en avais l’intention avant même d’arriver en séminaire, puisque 1) ça me débarrasse, et 2) ça empêche une comparaison trop frontale avec le travail des autres, qui était forcément plus approfondi. Je crois m’en être bien sorti, même si kiki33 s’est dite « outrée » que je fasse marrer les gens avec des histoires d’otages morts. Ben quoi? Si on peut même pas se détendre… Marie-Charlotte risque de s’en souvenir longtemps, elle en chialait. Je ne pensais pas faire cet effet-là avec un sujet sur un problème diplomatique somme toute très délicat, mais bon, au moins ils n’ont pas dormi. Là où j’ai halluciné, c’est quand kiki33 m’a dit: « Bon, c’est bien, vous creuserez encore dans ce sens pour la prochaine fois. ». Euh, là, je crois qu’elle se fourvoie profondément. D’abord, je croyais en avoir fait assez, là, j’ai tout donné!! Ensuite, il ne nous reste qu’un séminaire, avec six personnes à faire passer, quand on vient de se galérer à en faire passer péniblement quatre en presque 4 heures…
On a quasiment enchaîné cette rasade de présentations plus ou moins powerpointées avec le repas du parcours com’ qu’on s’était promis de faire depuis le début de l’année. Juste le temps pour moi de me couler un bain si brûlant que j’ai failli tomber dans les vappes en en sortant. Le dîner a été l’occasion d’échanger quelques mots avec ceux et celles que je n’ai jamais cotoyé depuis septembre. Ce groupe n’est pas si mal, et ce parcours de com’, ben… On aura été pris, au moins! Faudra juste savoir le vendre aux entreprises sans passer pour des aspirants chercheurs en sciences sociales.
Finalement, je ne suis pas seul à porter un regard critique sur tout ça. J’ai beaucoup d’espoir pour l’année prochaine, désormais. Si je redouble ma quatrième année, je me casse!!

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