Bye-bye birdie

Décidément, c’est une semaine exceptionnelle… Eh oui, voila, je le redoutais depuis des mois, je sais depuis longtemps que cela devait arriver, et ce n’est que le premier d’une longue série qui s’étendra jusqu’à… allez savoir! Aujourd’hui, de manière officielle mais je l’espère pas définitive, j’ai adressé mon adieu à Coco. Pas l’au revoir de vacances, pas non plus celui qui dit « on se revoit dans un an quand tu reviens d’Espagne ». Non, celui qui dit « bonne chance, belle vie, nous n’aurons plus jamais cours ensemble et ne vivrons même pas dans le même pays ». J’avais prévenu, ça m’a complètement flingué. Pleurer? Non, pas mon genre. Je n’aime pas les au revoir mais j’y suis habitué. J’ai tellement pris l’habitude que la vie continue, malgré tout. Et je sais que beaucoup de surprises m’attendent encore au détour de nos études, des premiers jobs, des nouveaux collègues. Ma mère dit que j’ai fait le même drame au lycée, après le bac. Ce n’était pas pareil. Pas tout à fait. Je savais que nous aurions toujours en commun une enfance, des parents vivant dans le même coin… Et je n’étais pas si triste de les quitter, en fait, car je savais le peu que nous avions en commun, les chemins éloignés qu’allaient prendre nos vies, la possibilité qui s’offrait alors à moi de démarrer quelque chose de nouveau, d’assumer une vie différente.
Aujourd’hui, Coco est partie et ce n’est plus pareil. Je reste, elle part. Nos vies vont prendre des chemins différents, mais ce n’est pas forcément triste car ce n’est pas un obstacle. Cela ne l’a jamais été. J’ai toujours été sidéré de voir à quel point nous pouvions avoir si peu en commun et autant d’atomes crochus. Coco, c’est la personne qui m’a le plus étonné sur moi-même, sur ma capacité à aimer quelqu’un qui ne me ressemble en rien. C’est aussi la seule personne avec qui je ne me suis jamais engueulé, peut-être parce que nous nous voyions suffisament peu pour ça, ou peut-être parce qu’il est impossible de s’engueuler avec cette fille. La première fois que je l’ai vue, je n’aurais jamais pensé qu’elle me deviendrait une personne si précieuse. Elle n’est pas celle avec qui j’ai passé le plus de temps, ni celle avec qui j’ai eu le plus de délires superficiels et débiles, mais elle a su être bien plus. On n’a pas le droit de dire des choses pareilles quand on a un certain nombre d’amis plus ou moins susceptibles – surtout s’ils lisent ces lignes 😉 -, mais Coco, c’est la personne que je préfère. Où qu’elle aille et quoi qu’elle fasse à l’avenir, je lui souhaite vraiment de s’épanouir, de réussir, et de rester cette personne exceptionnelle que j’adore depuis quatre ans et que je n’oublierai jamais. Ne soyons pas larmoyants, je compte bien organiser une expédition à Grenade d’ici la fin de la cinquième année, et je ne perdrai pas le contact comme ça!
Voila Coco, un petit post pour toi, que tu ne liras peut-être jamais, sans prétention et sans style, pour te dire que je t’aime, que je ne t’oublierai pas et que j’ai été fier et heureux de te rencontrer et de te côtoyer. A très bientôt, ne change pas, et je te souhaite plein de belles choses pour la suite.

PS: L’illustration est un hommage à ton surnom, que tu t’en sois déshabituée ou pas, pour moi il demeure un petit bout de toi ou de ton double diabolique et scandaleux, gâteau, schizo, alcoolo, mérino, nympho, décolleto-pigeonnanto, etc. Ma porte reste ouverte à toutes les Coco qui co-existent en toi, si un jour ton coeur te dit de revenir vers nos pluvieuses contrées.

5 réflexions au sujet de « Bye-bye birdie »

  1. touchant !

    Chacha, solo para decirte que creo en la vida ! Y a pesar de lo que piense Vincent, no es un « adios » sino un « hasta la proxima » !
    Me gustaria quedarme en contacto contigo. A lo menos para disfrutar de tu piso en Andalucia !
    Tengo confianza en la vida para ti, una chica como tu, solo puede tener el mejor !
    Cuidate mucho, un abrazo grande !
    Chacha Bis !

  2. Coco,
    je viens de rentrer de l’Espagne et j’espère que les Espagnols du Sud ne feront pas la gueule tout le temps comme le feraient les Basques … Mais je suis sûr que tu vas les faire rire. Même si l’on n’a pas passé beaucoup de soirées ensemble, je te trouvais sympa dès la première minute quand tu a été assise sur le canapé de mon copain.
    Je te souhaite tout le bonheur du monde pour ton avenir en espérant qu’on se reverra un jour!

  3. putain, je déteste le style larmoyant que vous prenez tous; vu comment est coco, elle sera à l’IEP avant qu’on ait pu oublier ses seins!
    floran

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