Fuir, faire face ou empirer son cas

Champ libre et problèmes en vue. Mon amoureux est parti. Pas définitivement, pas encore. On s’entraîne seulement pour le très prochain « au revoir » qui va nous recoller le nez dans la puante réalité. Il est parti en Espagne, avec d’autres allemands, et un sac à dos qui contient Têtu et des carottes crues. Gesund. Il m’a appelé, il est arrivé, il fait un temps pourri. Pas étonnant, il va bien falloir que ça finisse par péter, on sue dans les bibliothèques. A force de me concentrer sur des cours que j’aurai oubliés dans une semaine, en me mordillant les lèvres à les faire exploser, la température monte, le sang bouillonne. Mes trois neurones aussi. S’il pouvait pleuvoir, on regretterait moins d’être là, à soupirer des « j’en ai trop marre » tous les quarts d’heure. J’ai déjà une trace de tee-shirt en bronzage imprimé, chopée en une demi-heure de pause déjeûner + glace, c’est beau. Nous sommes des feignasses à longueur d’année, mais on ne m’ôtera pas l’idée que tout cela n’est pas humain… Ils auraient pu prévenir. Mieux. En insistant, en menaçant. Non, ça n’aurait pas marché non plus, c’est ça?
Petit rappel des faits, quand même: kiki33 en janvier, pose une question sur un chapitre précédent et un texte qu’on était supposés lire. Personne ne répond. Bien sûr. Qu’est-ce qu’elle croyait? « Commencez à réviser en avance, parce que si vous faites tout les quinze derniers jours, ça risque d’être difficile ». Rhoooooo, elle exagère, que j’me disais!
24 mai 2007: rectification. En fait, ce n’est pas difficile. C’est horrible, et surtout humainement impossible. Alors marchons vers l’échafaud, mais en souriant. On pourrait être cliniquement bêtes, pour le même prix, et n’avoir vraiment aucun atout dans l’existence, en dehors de valorisantes capacités de recrachage pour ces p***** d’oraux. Demain, les premiers passent au casse-pipe. Nos courageux amis journalistes évidemment, toujours au front. Et il faut bien. Courage Méri, courage Audrey, courage Camille…
Demain soir, LA grognasse en chef fait un retour fulgurant, donc bref et lumineux, dans notre belle ville. Le champ libre laissé par mon amoureux devrait me permettre de lui consacrer un peu de temps. Un peu. J’ai comme l’impression que, vu l’ambiance pré-oraux, l’accueil général sera miteux. De toute façon, nous ne sommes pas de bons samaritains, les toulousaines miséreuses ne nous émeuvent pas. Seul le très sexy duo SM commandement/obéissance suscite un vague début de réaction chez nous. Et encore.

2 réflexions au sujet de « Fuir, faire face ou empirer son cas »

  1. en direct de la bibliothèque où nous suons tous en coeur et nous soupirons (seulement vinh et moi…à croire que les autres ne sont pas humains!). L’oral ressemble en effet de plus en plus à un casse-pipe. Pourtant, avec les sujets de Renard, les menaces de Kiki33 et les pulls rouges de Darbon, ça aurait pu être mieux préparé! Mais non! Fumistes, jusqu’au bout des ongles!
    Et si on arrivait à faire changer de sujet nos oraux? Je sais pas moi, la star ac’ comme expérience de communication, les desperates housewives en tant qu’incarnant la relation commandement/obéissance, ou Pierre Nora comme figure de la com politique?? Non?
    Ok, ça va, j’y retourne!

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