Rétro-agenda: and the winner is…

J’aime beaucoup les semaines d’exams, enfin surtout quand elles s’arrêtent. Celle-ci n’a pas échappé à cette règle immuable, à ceci près que j’y suis allé un tout petit peu moins stressé que d’habitude. Attention, je dis un tout petit peu moins stressé, pas détendu, faut pas déconner non plus! Il faut dire qu’après les partiels de janvier ce n’était d’ores et déjà plus la peine de faire des projets pour la fin du mois de juin: à moins d’un sérieux coup de pouce aux notes par les commissions d’harmonisation, je m’étais qualifié pour les repêches. Chouette alors. L’idée était donc, cette semaine, de sauver ce qui pouvait l’être, de n’avoir que janvier à rattraper et de ne pas être directement appelé à retaper. Un peu moins de pression, en somme. Non? Bon, ok, c’était l’horreur. Mais le fait de savoir qu’on est dans la dèche de toute façon, ça calme. Je dresse donc calmement (car sous Lexomil) un petit bilan, qui ne manquera pas de déprimer ceux qui ont connu les mêmes catastrophes et de montrer aux autres par quelles prises de têtes ils ne sont pas passés.
Lundi:
Politique étrangère: Où je m’aperçois qu’en fait, réviser comme un âne, ça ne sert à rien. Questionnaire à choix multiples presque aussi vicieux que ceux de janvier, où on se demande à certaines questions l’intérêt même d’avoir lu et relu le cours, puisqu’en fait il faudrait l’avoir sur ses genoux avec un ordinateur connecté à Internet sur la tablette pour répondre à tout. Merci pour la question sur les sous-marins nucléaires d’attaque, j’ai pu faire ma Ségolène en répondant faux…
Culture générale: Citation grotesque de Tocqueville « la France, la plus brillante et la plus dangereuse des nations de l’Europe ». Ah bon? Je suis tout de même très fier d’avoir réussi à caser Alizée comme exemple de rayonnement culturel de la France dans le monde. Ok, je sors.
Mardi:
Anglais: Le premier sujet intéressant de l’année est donc tombé à l’examen final. J’ai beaucoup aimé la volonté subversive de nos profs de nous proposer un sujet d’essai politiquement incorrect. « Expliquez-nous votre ethique de vie »: Euh, ben j’aime bien manipuler les gens et écraser des clopes allumées sur les insectes. Non, c’est pas ça? J’ai quand même préféré écrire sur l’espoir qu’il y a à trouver dans la connaissance de nos démons. C’était plus scolaire mais tellement plus défendable. Ils croyaient quoi, qu’on allait justifier pourquoi on a des valeurs de gauche ou cathos?
Histoire économique: Ce prof est formidable, ça fait des années qu’il se refuse à mettre des sujets pièges et qu’il nous case des intitulés suffisamment transversaux pour qu’on ne soit pas obligés de connaître son cours par coeur pour s’en tirer avec un 11. Merci, donc.
Mercredi:
Spécialité: Mal au crâne, beaucoup. Cinq heures de vide dans ma mémoire, à lire 35 pages de documents sur le vote électronique qui disaient tous la même chose et à essayer d’en faire un plan avec des bouts de ficelles rhétoriques que je ne m’explique toujours pas. Au bout du compte, je ne sais même pas si j’ai démontré quelque chose. Ai réussi à proposer la Star Academy comme quintessence de la désacralisation du geste électoral, pour expliquer pourquoi un avenir fait de scrutins par SMS ne m’excitait guère. Et merde, j’ai encore été normatif.
Allemand: Sortir avec un allemand ne sert à rien pour cartonner à un partiel d’allemand, il faut l’envoyer à l’examen à sa place! Ce que je n’ai pas fait et qui m’a donc condamné à régler son compte en deux heures à un thème… resté assez obscur, en fait, sur l’Europe. Déjà que je n’ai rien à dire sur l’Europe en français, alors là! Ce sera une taule, même si je crois avoir miraculeusement répondu correctement au vrai/faux de compréhension, ce qui me fera au moins 6. Trop bien.
Jeudi: « Repos ». Espoir de lire mes cours d’économie pour la dernière fois de ma vie… qui se révèlera illusoire le lendemain. Il faudrait quand même que je fasse soigner ma téléphagie.
Vendredi:
Economie: Re-mal au crâne, au bord de l’explosion. Le sujet était suffisamment large pour que je puisse y noyer le poisson de mon incompétence crasse. C’est déjà ça. Il était également suffisamment large pour que j’oublie d’en couvrir plein d’aspects. Et suffisamment chiant pour que je puisse taper dans le hors-sujet. Bilan: bon débarras, je suis nul en éco, il y a longtemps que ce n’est plus un secret. Coopération, Europe, Etats-Unis, Asie, stabilité monétaire et financière… J’ai bien dû me paumer là-dedans, à un moment ou un autre.
S’il me fallait décerner une palme du pire là-dedans: pour l’avant, l’économie, pour le pendant, la spé… et pour le pire du pire, avec les oraux, c’est probablement encore à venir. J’suis encourageant, comme mec, en fait. Non, non, ne me remerciez pas.

8 réflexions au sujet de « Rétro-agenda: and the winner is… »

  1. Dein Deutsch hat sich bestimmt verbessert in den letzten 8 Monaten … das ist sicher! Leider weiß ich nicht wie man zum Thema Europa das Wort Küken benutzen kann, mais ca va aller! Bisous

  2. C’est vraiment gentil et mignon de ta part, mon poussin, mais je sais ce que je valais sur ces exams, et ce sont incontestablement mes pires depuis longtemps. Comme je l’ai écrit, l’allemand n’a pas été si horrible que ça, j’ai une petite motivation quand même!

  3. bon, si vous voulez utiliser le blog pour vous faire des petites déclarations, on peut vous laisser… lol
    mais non, en vrai, ce message est juste un soutien pour vinsh (et les autres d’ailleurs) puisque l’allemand, lui, a déjà fini ses exams !

  4. Allons, mes enfants! Ce grand oral n’a pas été si horrible que ça: ils auraient pu nous insulter et veiller à nouys faire sortir de la salle en larmes… Sérieusement, je ne sais pas si ce sera positif ou non, ils n’ont eu aucune réaction. Nous verrons bien. Maintenant, cap sur la spé!

  5. and the winer is : PIERRE NORA parti sur l’île de Goré au nord de la Côte d’Ivoire, pour un coeff de 6 aromatisé au burrito et à la banane !
    oui je craque et alors !

  6. après quelques jours d’absence, je suis de retour pour le plus grand plaisir de tous; me revoilou!
    désolé les filles, je n’ai pas pu venir à votre soirée, j’étais à celle de Péla, prévue depuis plus d’un mois!
    biiiiiiiiiiiiiiiiises

    floran

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