I’m bringing coffee back

Des possibilités multiples offertes par le retard. L’avantage avec les trains de 6h50, c’est qu’on peut mettre le réveil à 4h45, se paniquer à se lever tôt, boire un café qui n’arrangera pas notre cas, partir à la bourre, faire le plein en route, déclarer son amour aux p****** de dizaines de milliers d’automobilistes qui s’acheminent déjà vers Paris à 6h30… Et finalement avoir une bonne surprise. Miraculeusement, nous avons été à l’heure. Et le train, lui, a eu cinq minutes de retard. Le timing parfait pour se dire au revoir sans s’éterniser avec la voiture garée en quadruple file devant la Gare de l’Est (la classe, tu ressors, ta bagnole t’attend devant la porte, j’adore). Enfin, par quadruple file, je veux dire garée sur une place réservée aux voitures électriques qui veulent se recharger, avec prises intégrées. Oui, il y a ça, maintenant, c’est beau la modernité durable. Et qu’on ne vienne pas me dire que j’ai eu le temps de gêner un écolo à voiturette électrique entre 6h47 et 6h58!! De toute façon, il y en avait deux, des places pour chignoles électriques, alors pas la peine de me lapider.
Paris centre à 7h, c’est un vrai bonheur. Enfin, tout est relatif, mais comparé au vendredi à 18h… Ce fut un beau week-end, pas particulièrement chargé mais bien agréable. Le couple n’a pas forcément besoin de sensations fortes (à part au pieu) lors des retrouvailles. C’est déjà ça, sinon il aurait fallu devenir de plus en plus inventifs avec le temps, ce qui est une nécessité bien assez forte dans le quotidien. Je suis pas James Bond, moi (quoique, vous verriez ma chaise au boulot…). La rencontre avec le père s’est bien passée – pour que ça se passe mal, il faudrait qu’il en ait quelque chose à carrer, mais pour le même tarif j’aime autant que ça se passe bien -, avec le frère aussi lors des 5 pauvres minutes où il a émergé de son LAN. Il y a eu le guet-apens Sylvette, bien sûr (arrivés pour déjeûner à 13h30, café à 19h30, relâchés à 20h30 après un petit dernier apéro pour la route), avec la ménagerie chiens/chats/chatons/poules/cochon/toucan et les conversations difficiles à suivre, mais je pense que mon amoureux ne m’en a pas voulu longtemps. Non, je ne suis pas calme par conformisme mou, mais par contraste avec mon entourage.
Le plus dur a évidemment été la journée d’aujourd’hui, derrière tout ce cirque! A 9h30, ça donnait: « Pitiééééé, mon royaume pour un cafééééé! » Problème: tasse dégueu’. Il m’a fallu une heure et demie pour me décider à descendre faire une vaisselle. Je suis une grosse flemmasse. En plus, sans connexion Internet la majeure partie de la journée (l’ordi connecté est revenu à la nouvelle stagiaire – fort sympathique par ailleurs, mais si elle me prive du net demain vers 17h, elle ne risque pas de marquer de points), il s’en est fallu de peu pour que je pionce sur mon clavier. Heureusement, j’avais de la relance téléphonique à faire à nos amis journalistes. Mais bizarrement, quand il a fallu se montrer accrocheur avec un rédacteur du Journal du carrelage (exemple à peine fictif), je ne me suis pas senti très vendeur, j’ai manqué de punch et d’arguments. Allez comprendre. La fatigue fait des ravages… De manière générale, le phoning, comme aurait dit un certain prof, c’est très frustrant: on n’avance à rien, les gens sont pas motivés pour se déplacer si on ne leur promet ni Beyoncé ni Sarkozy parmi les invités, le tout même pas en passant des coups de fils marrants. Je ne peux malgré tout m’empêcher de me demander à quoi ressemble la vie de la standardiste du Journal du chauffage et des sanitaires (exemple non fictif).

15 réflexions au sujet de « I’m bringing coffee back »

  1. moi aussi, le café est mon meilleur ami! Malheureusement, l’agence s’étant humainement élargie (non, ils sont pas tous devenus obèses) plus vite que les locaux, notre cuisine devient souvent une salle de réunion bis…d’où, adieu le café!
    D’ailleurs, vu l’heure qu’il est en ce moment et le stress de demain, je vais faire grimper le cours du café demain!

  2. A court terme, le thé me fait plutôt pisser… Donc, c’est mort, vive le café!! Café qui, au passage, se prépare bruyamment dans la cafetière juste à côté de moi dans mon « bureau », qui est en fait la pièce dédiée aux réunions et autres pauses. Je suis un employé modèle…

  3. Alors, sans raconter ma vie, le café a chez moi un effet diurétique (héhéhé les mots savants lus sur les tisanes spéciaaaaaales de ma mère) plus important que le thé.

  4. Hmmmmm, on est toujours ravis d’en savoir plus sur le métabolisme du meilleur d’entre nous. En parlant de ça, des pistes pour le pilou qui remplacera Juppé?

  5. Bah va vraiment falloir qu’il soit le meilleur d’entre eux vu le mosntre que c’est ce mnistère. C’est Bercy aux grandes heures avec en plus des énarques, des X, etc à faire cohabiter.

  6. Jacques Chirac?… Ce serait drôle! Les guignols évoquaient cette possibilité hier soir. Un peu « quatrième dimension », mais au fond, pourquoi pas?

  7. Dommage… Mais je n’y crois pas non plus. Pas de vie après la Présidence. Du moins, pas en tant que ministre. Ce sera donc Borloo ou Barnier comme le prétendent les rumeurs. Même si dans un cas ça fera brouillon, et dans l’autre ça manquera de carrure…

  8. Pas de vie du tout. lol. Regarde VGE, attendant la mort tel un bateau lancé sur son erre (humm que ç’est beau).

  9. sur un bateau lancé vers l’UE, plutôt ! Ce qui s’est révélé assez titanesque, touché-coulé !

  10. Alors Jacquot, c’est vraiment fini… Décidément, je réalise pas. Surtout avec le locataire de l’Elysée qui lui succède, en fait.

    VGE n’est pas mort! Il n’est simplement plus très frais et un peu rassis. C’est différent!

  11. Bah si tu veux mon avis Sarko n’est pas locataire de l’Elysée mais du Pavillon de la Lanterne…

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