Dis-moi ce que tu lis…

Je ne suis hélas pas un lecteur régulier de bouquins (comment ça, ça se voit ?). J’aime ça mais je n’en prends pas le temps. Bon, je suis sage et obéissant, donc je réponds quand même au tag de Marine, même si pour être honnête j’aurais été plus inspiré avec ma bibliothèque sous les yeux (ben oui, je suis toujours pas chez moi !). Mais ça permet à ce blog de devenir encore plus brillantissime, avec des références littéraires absolument merveilleuses et pas du tout nulles. Où l’on voit qu’en fait, ce n’est pas si étonnant que j’aie l’air bête à côté de Floran ou du Meilleur d’entre nous. Cela donne donc:

#Quatre livres de ma jeunesse:

Matilda, de Roald Dahl. Comme Marine, j’ai bien apprécié ce roman de Roald Dahl, bien plus que Charlie et la chocolaterie ou James et la Grosse Pêche. La gamine martyrisée par des parents beaufs et analphabètes qui la traitent comme une crotte et qui va se révéler dotée d’une intelligence… particulière, ça m’avait bien plu. Et certains passages étaient vraiment marrants.
Les disparus de Saint-Agil, de Pierre Véry. Trois gamins de douze ans environ forment, dans l’internat de leur collège grisâtre des années 20, une sorte de confrérie, les Chiche-Capons, qui a pour objectif de se barrer de ce trou pour partir en Amérique. Mais deux d’entre eux vont soudain disparaître de la circulation. Enlevés? Tués? Le troisième enquête. C’était glauque et ça faisait peur. Et en plus ça se passait en Seine-et-Marne. Cela m’a passionné de bout en bout.
Le Jardin secret, de Frances Hodgson Burnett. Un petit laideron bourgeois élevé en Inde et dont les parents sont morts du choléra revient en Angleterre et va se reconstruire et apprendre à devenir sympa (et c’est pas du luxe) autour d’un jardin secret, fermé à clé et oublié de tous, où plein de petits riens vont se produire et créer une jolie histoire. J’avais trouvé ça doux et poétique, presque aussi bien que les Quatre filles du Docteur March.
Les Malheurs de Sophie et Les Petite Filles Modèles, de la Comtesse de Ségur. Sophie fait plein de conneries, Sophie entraîne son cousin Paul dans ses conneries, Sophie désobéit tout le temps à des consignes pourtant simples, et Sophie se fait tout le temps griller (et donc punir). Un peu conne, cette Sophie. Bien fait pour sa gueule. Mon premier manuel de savoir-vivre bourgeois, en somme. Les Petites Filles Modèles (Camille et Madeleine) sont devenues mes idoles par la suite, parce qu’elles étaient des fayottes absolues et faisaient pratiquement passer Sophie pour une traînée tellement elles étaient niaises gentilles et obéissantes.

#Quatre écrivains que je lirai encore et encore:

Agatha Christie. ABC contre Poirot, Mort sur le Nil, Le crime de l’Orient-Express, Le meurtre de Roger Acroyd… Je suis totalement accro depuis des années, j’ai bien dû lire les deux tiers de son œuvre, essentiellement en vacances. L’ambiance anglaise des années 50 n’est pas la tasse de thé (mouhahaha) de tout le monde, mais moi j’adore essayer de trouver l’assassin avant tout le monde.
Amélie Nothomb. Cosmétique de l’Ennemi est bon, mais mon préféré est sans conteste Hygiène de l’assassin, avec ses réparties cinglantes et sa fin si particulière. Je n’achète pas son best seller de rentrée chaque année, mais je ne crache pas sur la belge frappadingue.
Michael Cunningham. Pour La Maison du bout du Monde et pour Les Heures. Je viens de commencer De chair et de sang. Grand talent pour dépeindre un quotidien américain réaliste sans être chiant. Thématiques homos, assez souvent, mais ce n’est qu’un détail…
J.K. Rowling. En bon ringard, je viens seulement de me mettre à Harry Potter, poussé par Cacahuète, avec huit ans de retard sur tout le monde! Je lirai donc encore et encore du J.K. Rowling pendant un moment.

#Quatre écrivains que je ne lirai plus:

Victor Hugo. Rien que pour avoir écrit Quatre-Vingt Treize, que j’ai dû me farcir en seconde, il ne mérite plus le suprême privilège d’être lu par mes doux yeux marron caca. En plus, c’est un peu à cause de Notre-Dame de Paris que Patrick Fiori et Hélène Ségara sont devenus célèbres. Je suggère donc qu’on fasse une pétition pour le virer du Panthéon.
Céline. Voyage au bout de la Nuit… Ouais, je vois bien ce qui a plu à tout le monde dans ce bouquin sombre et désenchanté ; il faut absolument adorer Céline en dépit de ses sympathies politiques, c’est du « littérairement correct ». Le style n’est pas mauvais même si depuis on en a vu d’autres. Mais moi, ça m’a emmerdé. Désolé, hein!
Racine. Je n’aime pas spécialement lire du théâtre, je considère que c’est plutôt fait pour être regardé, mais alors lui… Certes, c’est pompeux du beau français, mais quand même, c’est un peu chiant, non ?
Stephen King. J’en ai lu deux, je ne me souviens même plus lesquels, j’étais traumatisé par les couvertures de tous ses livres. Climat lourd et malsain sur 400 pages, ça va bien deux minutes.

#Quatre livres que j’adore:

Le Diable s’habille en Prada, de Lauren Weisberger. Clairement, rire à gorge déployée devant un bouquin, ça ne m’arrive jamais, mais là… Des situations cocasses toutes les pages, des répliques terribles, des cruautés bien senties, la copine alcoolique, les mondanités… J’adore ! Dommage que le film ait été édulcoré.
Dix petits nègres, d’Agatha Christie. Ma première incursion dans l’univers de Dame Agatha… Une merveille, qui m’a encouragé à me lancer dans les autres romans, qui n’ont pourtant pas grand’chose à voir. Mécanique du suspense bien huilée, personnages ambigus, ambiance glauque et étau de plus en plus resserré. Je l’ai lu d’une traite. Et plusieurs fois !
La part de l’Autre, de Eric-Emmanuel Schmidt. Un cadeau de Coco. J’ai eu un peu de mal à me lancer dans les trente premières pages, et puis je n’ai plus décollé ensuite. Scotché par les questions que ce livre soulève en nous. Ou comment Hitler aurait pu nous être sympathique avec juste un petit changement. Fictif et probablement exagéré, mais vraiment bien. Ai presque pleuré à la fin.
– La série des Chroniques de San Francisco, de Armistead Maupin. Pour Michael, Anna, Mary Ann, Mona, DeDe, et aussi pour la crise d’apoplexie en découvrant qu’un personnage s’appelle Connie Bradshaw (une cousine de Carrie dans les années 70, c’est sûr, les auteurs de Sex and the City y ont forcément pensé, ce n’est pas possible autrement). J’ai adoré l’ambiance entre comédie, drame et suspense. Dommage que Michael ait une moustache, ça plombe un peu mon imaginaire…

#Quatre livres sur ma pile :

– Quelqu’un d’autre, de Tonino Benacquista. Il paraît que Benacquista, c’est génial. Il a scénarisé Sur mes lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté, de Jacques Audiard, mais je n’arrive pas à m’y mettre…
– Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. J’ai envie de découvrir le personnage d’Elisabeth Bennett dans le texte, et de fantasmer sur Colin Firth en Mr (Mark) Darcy!
– Une pièce montée, de Blandine Le Callet. Cela peut paraître niais, mais c’est souvent comme ça que je fais des découvertes : je l’ai entendue parler de son roman dans une émission de radio, et ça m’a donné envie de l’acheter. Le pitch : chaque chapitre suit un personnage différent, au cours d’un mariage où secrets familiaux et vieilles rancœurs vont ressurgir. J’ai un faible pour le thème de la famille dans les romans.
– Petites infamies, de Carmen Posadas. J’en ai lu les trente premières pages il y a longtemps, et j’ai toujours eu envie de le reprendre depuis qu’il est trop tard pour recommencer au même point… L’histoire d’un cuisinier/traiteur tué par enfermement dans une chambre froide. Mais par qui, et pour quoi? Peu à peu, on découvre le gratin qu’il fréquentait, et les petites choses qu’il savait…


#Quatre personnes à qui refiler le questionnaire:

Mlle E, rien que pour voir si Alice au pays des Merveilles figure en bonne place.
Violette, pour (peut-être) savoir d’où lui viennent son style et son irrévérence.
Matoo, parce que lorsqu’il parle des livres, il le fait si bien qu’il donne envie de lire.
Cacahuète, parce qu’elle lit beaucoup, qu’elle s’emmerde au boulot et que ça va l’obliger à faire un post!

Rajout pour moi, qui n’était pas dans le questionnaire envoyé par Marine…
# Je me suis promis de les lire un jour : Virginia Woolf, Albert Camus, Paul Auster, George Orwell, Daniel Pennac, Romain Gary, Isaac Asimov, Sébastien Japrisot, Pierre Boulle, Vladimir Nabokov… J’ai du boulot!

10 réflexions au sujet de « Dis-moi ce que tu lis… »

  1. J’aime ta dernière catégorie !!! Avec une préférence pour Pennac (de la fée carabine à Mr Malausène ! Je trouve l’idée du bouc émissaire géniale !) et pour Camus (moins lèger mais gde écriture dans la Peste ou l’Autre).

    Rajout de catégorie : J’ai lu, j’ai aimé mais j’ai honte :
    Pour pouvoir caser le « Lévy » ou le Gavalda (que j’adore malgré tout) honteux à Sciences Pal !

  2. Bouhoooooou! Gavalda? Lévy? Et pourquoi pas Beigbeder ou Dan Brown?? Eh oh, on est des intellos, ici, on crache sur la littérature populaire et on pisse à la raie du peuple!!

    Hihi! Moi, Gavalda, j’ai surtout aimé « Je l’aimais »…

  3. J’assume, je suis pas blonde mais c’est tout comme, j’aime les bouquins de hall de gare avec des histoires de princes charmants pour filles indépendantes, aigries qui pouf ! tombent amoureuses … et puis faut dire qu’avec les nombreux trajets en train, j’ai du temps … ah quand le remboursement de mes poches par la SNCF???

    Mais j’ai préféré de Galvalda les nouvelles avec « Je voudrais que qqlun m’attende quelque part » … et « Ensemble c’est tout » qui ressemble par certains aspects au clan de paumés de Pennac !

  4. Merci d’avoir répondu 🙂
    J’avais oublié les malheurs de Sophie , pourtant culte .. Elle m’énervait un peu quand même , à jamais rien écouter ! Le collier en morceaux de bourdon m’a choquée xD

  5. Z’avez vu, les filles? J’ai trop la classe, j’ai un comm’ de Matoo!!

    Pour votre information, ce jeune homme est une vraie star de la blogosphère, son blog est en lien sur la colonne de gauche du mien, et… comment dire? J’adore! C’est un blog marrant et pas bête, qui parle de culture, de rigolade, de sexe ou de sorties… Je vous le recommande vivement!

    @ marine: de rien, mais je me demande si j’ai mis le vrai best of… Disons que c’est mon best of spontané sans trop réfléchir et sans tomber avec émotion sur un vieux livre oublié au fond de mes étagères!

  6. moi, j’aime Gavalda & j’en suis très fière!
    Mais pour l’instant, c’est HARRYYYYY!!!!!!!!!! qui occupe mon esprit???
    Sinon, la littérature de jeunesse qui m’a formée est bien sûr toute la collection des Alice Roy, de caroline Quine: belle, intelligente, détective à River City, libre au volant de son cabriolet (bleu ou vert, selon les périodes) et qui a un soupirant sportif et intelligent qui répond au doux nom de Ned Nickerson (son cavalier attitré, mais attention! en tout bien, tout honneur: on s’embrasse sur la joue, s’il vous plaît!)… Ah, que de rêves d’identification!! (Bon, d’accord, elle est blonde, mais personne n’est parfait! ;-))

  7. @ mlle e: j’attends ça avec impatience!

    @ marianne: tu vas te faire des copines blondes… Et sinon, un soupirant sportif ET intelligent…?? Arrêtez de rêver, les filles, ou vous finirez FAP!

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