Fiesta Gourdassa

Two nights in Paris. Est-ce bien raisonnable, comme dirait un certain sosie de Nicolas Hulot ? Je plante tout de suite le décor. Lieu : Paris. Moment : vendredi et samedi soirs. Personnages : une POC déchaînée fraîchement débarquée de Toulouse, un Méri en pleine possession de ses moyens, et votre serviteur. Se retrouver tous les trois, et rien que tous les trois, jusqu’au bout de la nuit, ça ne nous était pas arrivé depuis des lustres ! Mais à Paris, en plus, avec toutes les perspectives que cela offre ! Ce fut donc un week-end absolument lamentable, comme je l’avais prédit.

Commençons par vendredi soir : POC la grognasse en chef débarque à l’aéroport, encore bronzée de son camping naturiste en Croatie avec le Baron. Première remarque, qui me suivra tout le week-end : j’ai mis une chemise rayée et un pantalon rayé, j’suis trop nul, c’est la honte. Après une heure de galère pour trouver une place de parking, on finit par aller squatter le garage de son cousin dans le Xème. Le programme devait se dérouler ainsi : nous devions dîner en tête-à-tête avec la POC, avant de retrouver le Méri plus tard dans la Marais, et enfin que je n’aille dormir chez ce dernier (le Méri, pas le Marais). Bon, déjà, on s’est incrustés chez le cousin qui recevait son amant et on a bouffé avec eux. J’ai constaté avec plaisir que je pouvais, sans desserrer les dents, passer pour le Baron. Ah, mais non, Monsieur, je ne suis pas le Baron, moi, je suis seulement l’escort boy de la POC, pas son amoureux ! J’aime même pas les filles, de toute façon !

Comment décrire le reste de la soirée, à partir du moment où nous avons laissé ces messieurs tranquilles ? Hmmm, disons que nous avons écumé les bars sans vergogne, sans puis avec le Méri (ah, son légendaire ¾ d’heure de retard !). La soirée de la POC fut gâchée dès le premier verre : whisky-coca light à 9 euros, aaaaaaargh !! Sensation légère de se faire entuber, ici. Et lorsqu’elle a demandé au serveur de lui remettre un peu de whisky parce qu’elle ne le sentait pas, noyé dans le coca, il l’a regardée comme si elle était une demeurée provinciale. D’ailleurs, elle a songé à prendre l’accent pour lui faire pitié : « Putaing, vous êtes pas sèmepa, heing ! ». Heureusement, nous avons ensuite enchaîné avec le Méri (qui a payé sa tournée, whouhou !), traité un barman de connard, discuté annulingus dans la rue, lancé de sensuels et rauques « Bonsoir les hommes » à des inconnus façon Mercedes et Janine, bu une bouteille de Malibu en cinq minutes à nous trois, peloté le décolleté de la POC, tenté de convaincre cette dernière des joies de la sodomie… Bon, à ce moment là, il n’était que deux heures. C’est alors que, sur le chemin du Raidd, après nous être faits insulter en arabe pour avoir refusé une clope à un mec, mes deux compagnons de débauche rencontrent un couple de vénézuéliens et commencent à taper la discute avec eux… en espagnol. Comme je suis d’une patience d’ange (je parle encore moins espagnol qu’allemand), je les plante là avec leurs vénézuéliens pour entrer au Raidd. Ils ont ensuite mis une heure à me trouver, ils s’étaient « paumés », ces nazes. Mouais. Pas grave, je continue de boire. POC finit par arriver avec les vénézuéliens (qui payent leur tournée !!), et m’annonce qu’elle a perdu le Méri : « Il roule des pelles à un basque dans la rue, il s’est barré ». Génial, et je dors où, moi, maintenant ? Passons sur la suite au Raidd, en signalant juste que j’y suis tombé nez à nez avec Magl*ire !! Oui, vous savez, le mec dont on dit que je devrais finir comme lui plus tard : follasse et branché people… Bon, déjà que ça ne m’inspire pas beaucoup quand je le vois à la télé, mais alors là, tout transpirant et entouré de six gardes du corps dans une salle de projection de films gay érotiques, je ne me reconnaissais pas du tout dans le personnage. Peut-être dans quelques années?

En sortant de là, avec POC, on songe à rentrer, mais on se dit que ça ne peut pas faire de mal d’appeler le Méri, s’il s’inquiète encore de nous. On ne sait jamais, il pourrait répondre. Eh bien vous savez quoi ? Il a répondu, et nous a retrouvé avec son plan cul basque en moins de trois minutes ! Le temps de retourner dans une ruelle sombre où il a sucé le basque pour y récupérer sa bouteille quasi-vide (entre un rat et une tâche de sperme, il l’avait oubliée là une heure avant) et la picoler (beurk), on se retrouve dans un dernier bar. Problème (pour moi, pas pour eux) : il est cinq heures du matin. Et je sais pas vous, mais moi c’est un peu ma limite lorsque je me suis levé à sept heures la veille et que j’ai enchaîné vodkas, Malibu, gins et whisky… Je me suis donc endormi comme une grosse crotte au milieu du bar, pendant que POC discutait karaté et ski avec un mec et que le Méri continuait de rouler des pelles à son basque sur le bar, chacun ayant les deux mains dans le froc de l’autre. Claaaaasse !

J’ai décidé de dormir avec POC chez son cousin, finalement, parce que le plan cul du Méri semblait devoir se poursuivre. Et vues les avances éhontées qu’il avait fait à la POC depuis une heure (très suivi dans ce désir par le Méri, qui devient très bi avec l’alcool et se montre toujours volontaire pour tripoter une poitrine sympathique), j’ai préféré ne pas finir la soirée avec eux. Le taxi nous a roulés : 400 mètres à 7 euros (« c’est le tarif minimum ») !! Enfoiré ! Puis, une fois (péniblement) rentrés, la POC s’est agrippée à moi en se couchant, en me disant « Vinsh, j’ai envie d’un kebab, là ! « . « Meuh non, c’est une idée que tu as, là comme ça, demain matin au petit déj’, plutôt, là je suis trop crevzzzzzzzzzz… ».

La journée de samedi a été difficile : allez-retour Yvelines-Seine-et-Marne pour amener le chien de mon parrain (en vacances) chez mes parents, mal de crâne et nouvelle soirée…


Samedi soir : soirée chez le cousin de POC. Je ne connais personne, à part la « vedette » de la soirée, à savoir le Méri (encore). POC n’a plus de voix, enfin si, elle a celle d’un travelo qui aurait abusé de la Gitane sans filtre et aurait foiré son opération des cordes vocales. Le Méri se donne en spectacle et fait étalage de ses performances. Il est bourré. Trop, déjà. Je suis fermé, comme toujours lorsque je ne connais pas bien les gens. Méri m’apprend qu’il s’est envoyé en l’air avec son basque dans la cuisine de son père, et que le « lendemain », une fois le basque barré en catimini (et sans laisser son numéro, salaud !), il a fait croire à son père qui revenait avec des croissants que c’était moi qui avait dormi sur place et que j’avais dû partir pour une urgence ! J’espère sincèrement que le papa n’a rien grillé à 7 heures du matin quand son fils baisait dans la cuisine, sinon merci pour la cote que je vais avoir auprès de la famille, moi ! A la fin de la soirée chez le cousin de POC, le Méri s’était donné en spectacle, s’était torché la gueule, avait traité un pote du cousin de POC de « vieille fiotte » avant de lui rouler des pelles sur le canapé, vomissait partout en dormant par intermittence sur le sol, et avait essayé de se taper le mec du cousin. Autant dire que ce dernier n’était pas d’humeur très rigolarde à ce moment-là. POC n’était pas très à l’aise non plus. On m’a demandé de ramener le Méri chez lui (ce qui a été impossible vu qu’il a quasiment sauté de ma bagnole en marche), en me faisant gentiment comprendre que s’il pouvait ne plus jamais remettre les pieds ici, ce serait aussi bien. Bien mais injustement puni, le Méri a perdu son appareil photo numérique dernier cri dans cette soirée. Cependant il a quand même encore fini dans le Marais, à se taper un faux finlandais, pendant que je manquais m’endormir au volant en rentrant chez mes parents (la fatigue au volant, c’est aussi mal que l’alcool, mes enfants). Aujourd’hui, je pense au Méri qui se farcit un oral décisif, et à la POC qui fait passer depuis ce matin des entretiens de RH avec sa voix caverneuse. Et ça me fait beaucoup sourire. Ce week-end est probablement à mettre dans notre top 3 des « déchets de fin de soirée »…

31 réflexions au sujet de « Fiesta Gourdassa »

  1. OMG !!!
    Vous êtes encore plus fous que prévu ! Connaissant l’appart du père du Méri, c’est sur qu’il a du entendre ce qui se passait dans sa (petite) cuisine … s’il avait encore des doutes sur la sexualité de son fils, c’est fini !!!
    Je vais finir par donner raison à mon cher géniteur, pourtant on peut dire que nos relations actuelles sont des plus houleuses et que les sujets d’accord sont rares : Est ce bien raisonnable ???

  2. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment des doutes, dans cette histoire. Juste des non-dits. Mais quand même, dans la cuisine…

    Apparemment, je ne verrai plus le papa Méri avant au moins un an, le temps que ce souvenir devienne bien flou dans sa mémoire et que je sois devenu un « alibi » solide…

  3. Enfin, c’est surtout le Méri, le vrai dingue!! Moi je suis hyper sage, je bois et je mate les serveurs torses nus du Raidd en essayant de convaincre POC de choper un des homos vénézuéliens, c’est tout.

    La prochaine débauche se fera avec toi, cacahuète, promis! A Tours, peut-être??

  4. Et dans l’absolu, Vinsh, je te vénérerais toujours pour cette absolue patience dont tu fait preuve. C’est beau.

  5. S’il n’y a pas d’équivalent du Raidd à Tours, on transformera n’importe quel établissement de nuit en équivalent! Même pas peur! Une bouteille de Malibu, quelques grognasses, de la motivation, et on laisse notre empreinte (de honte) sur la ville sans aucun problème!

    Quant à la patience, je n’en ai pas eu beaucoup besoin ce week-end, sauf quand il a fallu rentrer en Seine-et-Marne en bagnole après nous être faits dégager avec le Méri, et qu’il a semblé évident que je ne pourrais pas dormir à Paris: « patience, vinsh, tu dormiras bientôt, bientôt, bientzzzzzzzzz… MERDE, UN LAPIN!! »

  6. je suis morte de rire à la lecture de ce blog ! C’est grâve Guil*** ! Au moins, maintenant, on a un mot pour le décrire !
    Elle a du le rencontrer lors d’une aprem shopping chez Hermès, pas possible autrement !

    Sinon, j’arrive à la capitale les loulous vendredi soir ! Récupérée par le meilleur … enfin, s’il m’oublie pas !

  7. Rhooooooo, mais vous voulez tous faire des trucs sur Paris ce week-end, c’est pas possible!! Pile au moment où je pars en Allemagne voir mon poussin!!

    Bon, on essaye d’être synchros d’ici le mois d’août!

  8. WEEKEND du 21 juillet à Tours. Peanut et MC sont déjà de la partie. Flo et Audrey ont décliné l’invitation.
    Voilà, pour le prochain rdv prévu … ensuite, on voit et on s’arrange pour aout !

  9. Bon, pour Tours le 21, je pense que je viendrai, je dois juste voir quand même si je peux aller à Toulouse parce que c’est l’anniv’ de la POC (le 17), mais je crois que ça va me faire un peu chéros la gentillesse, pour le coup, si je veux pas prendre le train pendant 7h aller/7h retour…

    Et puis, chacun son tour de profiter de la délicieuse compagnie du vinsh!

  10. Je veux du Vinsh moi aussi !!! Anniv ou pas anniv !!!
    Et puis après le weekend de folie, c’est comme ci ça comptait triple pour elle !
    Nan mais euh, hein dis, bon !

  11. vite un ring, de la boue, un costume à paillette et je me bats pour le Vinsh! je suis prête à tout pour te voir à Tours le 21! Nous on arrive le 20 au soir…viens!!!!
    Sinon…

  12. c fou, c’est clair qu’elle connaît G****! C’est lui tout craché!
    Au fait Pirouette, Mathieu est aux repêches! Bon de pas de beaucoup même s’il tire une gueule de catégorie internationale! Alors comme ça, NYC, ben c’est pas plus mal pour lui que ça tombe à l’eau puisquue la première épreuve est le 31 aout!
    Voilà!

  13. Eh jme disais, je file l’adresse du blog à Marie-Charlotte? Ou j’évite de peur que ça s’ébruite à Sc*** P*?? J’attends les avis du comité de direction!

  14. Bon, pour l’ébruitage à Sc***ces Pal, restons prudents, mais c’est avec plaisir que Marie-Charlotte est déclarée la bienvenue ici!

    Au passage, je signale à ceux qui en ont envie et qui ne le sont pas encore (Marianne, le meilleur, etc.) que s’ils en ont l’envie et le temps ils peuvent être rédacteurs de ce blog, au rythme qu’ils veulent d’un article de temps en temps (sans obligation de régularité, donc), ça m’aide par moments lorsque mon inspiration est fluctuante… Et puis, ça contribue à accumuler l’empreinte de chacun ici!

    Et sinon, en parlant d’un qui est déjà rédacteur: FLORAN, REVIENS!!!

  15. merci marilou de ce renseignement sur le Mathieu … C’est pas que ça me fasse particulièrement plaisir, mais on moins ça lui fera les pieds pour NYK ! Non mais !
    Et pas de pb, pour Marie Charlotte sur ce blog ! Du sang neuf, ça peut pas faire de mal … encore plus de potins, j’adore, j’adhère !
    Sinon, je tenais à préciser pour Tours, que c’est le royaume du kitch chez mes grands parents. Des photos de nous, des vieux tableaux et des bibelots en veux tu en voilà … et j’oubliais les rideaux et les géranimums …. Mais ils sont gentils, alors pas de moquerie, la vieillesse c’est pas toujours joli !

  16. oh moi aussi, un argument de plus pour venir à Tours!! Quia dit qu’il n’y aurait rien à faire?? Après-midi pluvieux: vodka + photos de servane à la maternelle! J’adoooore, vivement dans 10 jours!

  17. oui joufflue, est un bel euphémisme pour traduire mon obéssité naissante du haut de mes 8 ans !!!
    La métamorphose du papillon peut prendre un certain temps parait il … au gros, avant de devenir la bombasse modeste et super intelligente que je suis aujourd’hui, j’étais le vilain petit canard, allez j’avoue !

  18. Boarf. Moi j’avais des reserves quand j’étais petit, ce qui m’a permis de devenir ce gran… heu non beau jeune homme svelte et bien sous tout rapports.

  19. Je ne ferai aucun commentaire sur ma vie sexuelle étalée au grand jour, cher Vinshou….tu aurais pu éviter de glisser quelques détails scandaleux dont je n’étais même pas au courant! Enfin, je n’arrive même pas à t’en vouloir, et pis de toute manière, ce n’est guère le moment de s’émouvoir de ces détails très intimes…bon we outre-rhin….

  20. Rhooooo, Méri, ne te vexe pas, rien de si intime que ça n’est étalé! Et ton anonymat est préservé par ce doux pseudo angora!

    Mes excuses, quand même, si tu me trouves indélicat sur ce coup, c’est juste que j’ai trouvé ce week-end tellement drôle à raconter…

    Le week-end outre-rhin s’annonce… allemand! Que ne ferait-on pas quand on aime.

  21. @ mlle e: Aaaaah, je retombe là-dessus seulement maintenant! Désolé de te causer une gueule de bois alors que tu n’as même pas eu le plaisir de l’ivresse et de la débauche! C’est quand même trop injuste!

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