Je suis pas dans la merde…

77%How Addicted to Blogging Are You?

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J’aime beaucoup la petite seringue… Vaut mieux ça que de vraies drogues, non? Je vais peut-être devoir me sevrer un peu, mais pas tout de suite. Là, au boulot, je suis reparti sur du phoning, vous savez comme j’aime ça.

Reprise: Bon, j’update cet article dix minutes après parution, parce qu’après tout les journalistes n’ont qu’à répondre au téléphone quand on les appelle, c’est quand même pas de ma faute s’ils glandent en reportage sur le front irakien, ces cons! En dix minutes, je n’en ai eu que deux au téléphone, et pas une seule réponse concrète dans le « lot ».
Je re-blogue donc pour aujourd’hui, parce que si le patron m’a redonné du boulot (en gros, refaire ce qu’il m’avait donné à faire il y a une semaine et qu’il n’a eu le temps de voir qu’à 14h), je ne suis toujours pas hyper débordé. Ce test Mingle2 révèle une chose: si j’aimais le mail collectif il y a quelques mois mais hésitais à en abuser car cela envahissait les boîtes mails de mes potes et les soûlait, le blog m’a complètement décomplexé! Bon, je ne suis pas le blogueur le plus lu du monde, je ne raconte pas toujours des trucs hyper intéressants et je me force même à écrire les jours de faible inspiration de peur de laisser tomber à la première baisse de régime (avouez que ce serait dommage), mais je suis un blogueur épanoui! Pourquoi donc cette pratique, très chronophage dans son genre, est-elle si addictive? Je ne saurais dire exactement. Elle l’est plus pour moi que pour Floran, Pirouette et Cacahuète, probablement parce que j’ai créé ce blog: comme j’en suis l’initiateur et le tyrannique petit chef, j’ai envie qu’il vive, qu’il marche, que les gens le lisent. Une âme d’entrepreneur s’est allumée en moi. Quant à savoir pourquoi on se met un beau jour à bloguer, je crois que les raisons sont multiples. Elles vont du narcissisme primaire (j’exprime mon avis, je raconte mon existence totalement fascinante de petit étudiant français « aisé », je déblatère…) à l’envie de laisser un témoignage. Témoignage de quoi? De moi, et si ça t’intéresse pas, va lire autre chose! Non mais… Et puis il y a un élément primordial, que vous avez peut-être décelé dans ma manie débile et scolaire de l’orthographe: le plaisir de la langue. Ecrire, c’est quelque chose que j’ai toujours aimé, et si j’avais suivi mes rêves de gamin je ne ferais que ça et vivrais comme un mendiant. Ecrire pour le simple plaisir de parler à des gens, que je connais ou pas, sans sentiment de faire partie d’une communauté pour autant, sans donner dans la morale ni dans les leçons d’écrivaillon (mon avis n’engage que moi, je l’exprime parce que j’en ai envie, pour le partager avec vous, que vous adhériez ou pas). Ecrire pour parler du quotidien. Le vide absolu, peut-être. Un loisir. Un égoïsme.

Oui, mon blog, c’est beaucoup d’égoïsme, d’ennui au boulot et de non-révisions. Je le fais pour moi. Et pour vous, un peu aussi. Surtout pour rien. Pour le plaisir d’écrire, ce qui m’intéresse, ce qui me révolte, ce qui me touche, ce qui m’amuse. La culture du petit rien sans Amélie Poulain. Je dis tout ça aujourd’hui parce que je peux donner l’impression d’en faire trop avec le blog. C’est tout simplement ma meilleure thérapie depuis des lustres, ma plus efficace façon d’avancer vers vous, de ne pas rompre le fil du « nous tous ensemble tous les jours », de ne pas vous perdre (oui, je vois loin dans le futur, déjà, pour ce blog, mais surtout pour moi et certains d’entre vous). Taper, toujours taper, pour écrire quelque chose et être plus brillant qu’en direct. Pitoyable, peut-être, mais salvateur à long terme. Être lu tout en restant à sa place; laisser un peu de soi sur un clavier, vraiment pas grand chose, juste pour le plaisir de le faire. Et de savoir que quelqu’un le lira et en sourira. Ou me découvrira. Ne pas garder que le souvenir d’un grand sourd qui ne savait pas parler à une assemblée d’amis.

Hmmm, j’ai beaucoup intellectualisé tout ça, moi! En résumé, je blogue parce que je m’emmerde parfois, parce que j’aime ça tout le temps, parce que j’aime écrire et que c’est pour vous. Dans le fond, la vraie drogue, elle est là, dans ce dernier mot: vous.

4 réflexions au sujet de « Je suis pas dans la merde… »

  1. Bon, je venais de poster le premier commentaire, qui était sincère, sombre d’ou anonyme. Un geste gratuit en somme !
    Mais étant donné la configuration de l’écrit-écran, (contrairement à toi, je préfére l’oral, malgré ma servanite aigue habituelle, le ton et les expressions de visages, y a que ça de vrai !) on aurait pu le prendre pour de l’ironie ! Et bien, non, que nenni !
    C’était un vrai remerciment ! Merci donc à toi, de penser à nous, de nous présenter ce défouloir pendant nos stages un peu trop longs, un peu trop chiants et puis, et ben, si ça te fait du bien à toi, moi je vois pas le mal ! Tant qu’y du plaisir, y’a pas de gêne !

  2. Merci Vinsh! Cette thérapie nous fait autant de bien qu’à toi! C’est avec plaisir tous les matins que j’approche ma souris de l’icone du blog dans ma barre des favoris et je fais la grimace s’il n’y a pas eu de nouveaux posts!
    C’est notre drogue, notre dose de bonne humeur et de sincérité et rien que ça, ça fait un bien fou!

  3. Bonjour, je suis journaliste pour France 5 pour l’émission « on n’est pas que des parents » je prépare un dossier sur la blog-thérapie… Accepterais tu de participer à l’émission ? Tu peux me joindre à l’adresse : felicied@hotmail.com
    Félicie

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