Sciences poputes, sciences poconnards, chers amis visiteurs, bonjour!
Aujourd’hui, dans notre blog adoré et dans la rubrique « alerte: les PD sont à Berlin » (comment ça, « je parle de qui? » ???), l’actu politique-people de la semaine!

Et l’actu politique de la semaine porte un nom: Klaus Wowereit, le maire de Berlin, « wowi » pour ces abrutis de Berlinois qui se peuvent s’empêcher de donner un surnom à tout ce qui bouge, et à tout ce qui ne bouge pas d’ailleurs aussi (exemple: l’église du souvenir appelée le rouge à lèvres… bref).

Et ce Klaus Wowereit est précisément la copie conforme de notre Bertrand Delanoë: maire de la capitale, de gauche, homo, populaire, branché, culture à fond… En trois mots: un type bien!!!!
Il se trouve que cette semaine, le gentil monsieur sort son propre bouquin intitulé: « und das ist auch gut so » (« et c’est aussi bien ainsi »). Allusion à une certaine sexualité déviante? Pas du touuuuuuuuut….et c’est en cela que le maire de Berlin se distingue de son homologue parisien: il n’a pas honte de mettre sa vie privée en première page du Bild Zeitung (un million de lecteurs quotidiens, on vous le rappelle), mieux: il s’en sert!
Alors qu’on aura bien du mal à mettre un nom sur les plans cul de Bertrand, Klaus, lui, vous dira tout, tout, tout…sur les zizis et les chattes (pardonnez-moi cet élan de vulgarité qui n’est en fait, si vous avez un minimum de culture musicale française, qu’un clin d’oeil à un certain Pierre P.)! Eh oui, le Monsieur a bien sûr eu des copines avant de choisir le chemin de la liberté (comment ça, on dirait un discours militantiste???? Point du tout!)…

Bref, ce n’était pas originellement le sujet que je voulais aborder. Non, simple hasard du calendrier ou stratégie marketing bien huilée (je ne sais pas pourquoi, j’aurais tendance à pencher pour la deuxième solution…), cette sortie littéraire très attendue coïncide avec la célébration des 20 ans de partenariat entre Berlin et Paris… et donc à la rencontre médiatique entre nos deux amis Klaus et Bertrand!

La première de ces rencontres avaient lieu aux Galeries Lafay*tte de Berlin, pour le finissage d’une expo de photos pourrie sur les deux villes…pour faire court, la déception fut grande. Moi qui m’attendais à rencontrer deux hommes charismatiques et drôles, plein d’humour et de fantaisie, j’ai été comblé! Première question à Klaus: « Quel est votre premier et votre dernier souvenir de Paris? » Pas vraiment de réponse… « Un quartier qui vous plaît? » « Le quartier Latin, ou… Montmartre » (super original, t’as pas encore plus touristique et surfait, coco?)
Alors moi, au bord du déséspoir et tout désillusionné: « Si vous aviez une photo de Paris à accrocher au dessus de votre lit, qu’est ce qu’on y verrait? » (attention, préparez-vous…c’est le bouquet final!) Réponse du maire-gouverneur de Berlin: « Oh, certainement le Louvre ou la tour Eiffel… comme tout le monde! »

Oui, moi aussi j’ai fait comme vous à l’instant: bouche bée! Ces réponses navrantes seraient-elles une nouvelle démonstration de la soi-disant supériorité culturelle des Français sur les Allemands? Tu parles, Charles! Mêmes questions au maire de Paris (en français bien sûr, il pige pas un mot d’allemand… au moins, Klaus, il sait bredouiller quelques trucs!), et tentatives d’échapper au massacre un peu plus discrètes de sa part: « Oh je n’ai pas de souvenir particulièrement marquant de Berlin, j’aime simplement l’ambiance de cette ville, ces grands espaces verts…(je vous épargne la suite du blabla, je n’ai même pas pris la peine de m’en souvenir)«  Le quartier qui l’a marqué? « Oh, on s’est pas mal baladés avec Klaus, il m’a enmené au restaurant et m’a montré beaucoup de choses… mais de là à me rappeler des noms… »

Super, le partenariat!

J’ai quand même réussi à faire quelque chose sur cette rencontre qui, soit dit en passant, était d’un conformisme et d’un ennui sans fond… Toujours est-il que le lendemain, lorsque je rentre de chez ma boss à qui je venais de rapporter son appareil photo avec les fameux clichés de la fameuse rencontre, coup de fil!

C’était ma boss: « Devine quoi? La secrétaire de rédaction (SR pour les intimes, spéciale dédicace aux JO! 😉 ) t’a censuré pour…homophobie! »

Moi: « C’est une blague? »

Elle: « Non, non. Tu as utilisé des termes (entre autres, « ils sont branchés et cool, ils sont homos et de gauche » ou bien « zigottos » et « loustics »… Bon d’accord, c’est pas très professionnel, mais je suis dans une petite structure, c’est le moment d’écarter des carcans journalistiques, non?) qu’elle trouve déplacés… » Elle m’a dit: « C’est pas parce qu’ils sont homos qu’on doit les traiter avec cette ironie malsaine! »

Au final, la SR a changé quelques tournures et autres noms d’oiseaux déplacés, ce qui a édulcoré l’article sans le vider de sa substance… du travail de pro, en somme!

Quand je vous disais que ça ne pouvait arriver qu’à moi…

5 réflexions au sujet de «  »

  1. Humm, autant tes propos sont drôles et teintés de pertinence ici, autant dans un journal, même petit, je pense effectivement que le ton est un peu léger. Cependant, d’homophobie je n’ai point vu!

    Moi, j’aurais répondu des trucs plus trash à tes questions sur les deux villes, mais que veux-tu, les hautes responsabilités rendent un peu terne…

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