Apprivoiser les petits nouveaux

Deux jours de cours, avant la passionnante réunion d’information de demain matin, et déjà un constat. A l’évidence, notre réflexe premier ne consiste pas à nous mélanger avec les petits nouveaux. Enfin, petits… Il y en a des plus vieux que nous, quand même. Des plus vieilles, pour être plus juste, car nos nouveaux compagnons de Master issus de l’école de com’ ne comptent qu’un seul garçon. Voila qui ne va pas aider nos grognasses à apprécier leur filière! Une horde de nanas débarque dans nos cours, elles sont plus nombreuses que nous (et pour tout arranger on a des absents) et elles n’ont pas l’air de prendre peur devant le boulot qui s’annonce cette année. Elles en ont vu d’autres. Nous aussi, mais là, cette invasion… Si encore on avait la perspective de passer deux ou trois ans avec elles et de les connaître, de devenir copains, mais même pas (ou à peine): dans six mois on se sépare tous pour devenir stagiaires à vie.

Je restitue quand même pour les quelques personnes qui lisent ce blog sans partager notre sort scolaire: nous sommes dix à effectuer un Master spécialisé en communication, et pour lui donner un peu de crédibilité nous sommes associés à une école de com’, qui sélectionne de son côté douze de ses bons éléments qui nous rejoignent en deuxième année de Master pour nous apporter leurs compétences. Nous avons donc un double diplôme. En échange de quoi, eux aussi doublent leur diplôme de com’ de celui de notre prestigieux établissement (les chevilles? oui, ça va). Un échange de bons procédés, ou gagnant-gagnant comme aurait dit Ségolène (je sais pas pourquoi je pense à elle en ce moment).

Donc, nous avons des nouveaux, et plus précisément des nouvelles, à la pelle. Globalement, elles ont l’air sympathiques et pas idiotes. Mon mépris naturel pour la fac en prend un coup (je rigooooleuh!). Malgré tout, il faut bien l’admettre, jusqu’à présent, le mélange ne se fait pas facilement pendant les cours. En gros, on se retrouve dans un coin de la salle à former une brochette de « gens de la maison » pendant que les demoiselles et le monsieur occupent le reste de la salle. Evidemment, il y en a parfois un ou deux qui se retrouvent paumés au milieu de nos « schmilblicks », mais sans se mélanger ni entamer la discussion. On se jauge, on se sourit poliment, mais on a un peu peur les uns des autres. Nous, on les trouve compétents et trop forts, et on se demande pourquoi ils ont « la fonction publique chevillée au corps ». Eux, ils sont éblouis par la réputation de l’endroit (ils vont vite déchanter). Hé, les gars, on est des gens normaux!!

Aussi fut-il bienvenu, ce soir après une longue journée, de boire un verre avec les quelques filles schmilblicks qui en avaient envie. Bon, je ne sais pas encore si on va devenir potes, mais elles ont l’air de savoir tenir une conversation et de ne pas avoir usurpé leur place. Par contre, je ne suis pas sûr qu’elles soient aussi langues de p*** que nous autres…

Un avantage, toutefois, à briser la glace si tôt: on peut partager nos premières impressions sur les profs, que nous découvrons tous en même temps. C’est comme en première année, quoi: c’est si facile de commencer par le point commun le plus évident entre nous!
Pour ma part, je retiendrai jusqu’à présent de profs les éléments suivants:
– prof n°1: a humilié Cacahuète devant toute la classe en hurlant parce qu’elle chuchotait. Quelle grossière, cette Cacahuète. Pourtant, je lui ai donné des coups de coude de malade pour qu’elle se taise… Ce monsieur est démago et poujadiste pour les uns, marrant et théâtral pour les autres, mais au moins il nous tiendra éveillés à 8h du matin!
– prof n°2: hyper pas motivé, donc peu motivant pour le moment; nous a demandé de nous présenter et de dire ce qu’on avait fait jusqu’à présent (comme tous les profs, en fait, ce qui devient lassant), mais n’écoutait pas; a apparemment eu un problème de crottes de nez mais je n’ai rien vu.
– prof n°3: très sympathique: 1 point; enseigne l’économie: -1 point; m’avait posé la question foireuse sur Pierre Nora à mon oral de culture gé: -1 point; accent légèrement chantant: 1 point… Bilan neutre.
– prof n°4: une vieille connaissance, que les filles ont cessé de détester en moins d’une heure tant il avait l’air avenant aujourd’hui; hélas, me suis tapé la honte à la pause en disant une connerie sur le cours alors qu’il arrivait juste derrière mon épaule (je songe encore à m’enterrer la tête dans le sol comme une autruche rien que d’y penser).
– prof n°5: avait oublié du lait sur le feu, on ne l’a pas vu.

Je sens qu’on débute bien! Eux aussi, il va falloir les apprivoiser. On va vite solidariser avec les petits nouveaux, ne serait-ce que pour faire front uni face à nos fantastiques profs. De toute façon, dans deux jours je me retrouverai peut-être à organiser un événement culturel slave avec eux, ça devrait nous rapprocher…

7 réflexions au sujet de « Apprivoiser les petits nouveaux »

  1. vous avez encore Mister Ruse ? Le mister des journalistes ??? Et qui c’est qui remplace kiki33 ???
    Un mail pour tout me raconter en préservant les anonymats please !

    Et oh, vous êtes gentils mais vous vous mélangez pas trop non plus avec les nouvelles … je ne veux pas perdre ma place de grognasse ( même si je déteste tjs le nom dutitre ;))

    @peanut : c’est qui ce con qui te casse en cours ??

  2. @ pirouette: Mister Ruse, ou Mister Poulpe. Il est toujours là, et perso moi il ne m’a jamais descendu ni en oral ni rien, donc ça va…

    Rhooo, mais aucune grognasse ne peut te remplacer, enfin!!

  3. Bon alors, je tiens déjà à dire que ce billet a provoqué un énorme fou rire sur ma personne et celle de Mirabelle! Ca va pas!!! On pourrait avoir une crise cardiaque!
    Alors pour Mister Ruse, je le déteste moins mais bon, je n le déifie pas non plus, faut pas pousser!
    Non Lilibuzz (quel pseudo quand meme!), tu seras toujours une grognasse en chef!
    Moi je m’inquiète pour la Lilipute qui pleure à chaque cours, elle va nous faire un stock de Kleenex…qu’elle pourra partager avec le prof numéro 2…berk!
    Et oui, je me suis fait humiliée en cours mais je pense revenir la prochaine fois avec mes frisouilles, histoire de tromper l’ennemi!

  4. oh! comme c’est gentil de t inquieter pr mes larmes!!! j avoue que la journée a été rude! debut à huit heures… et puis les evenements se sont enchainés! j aime bcp prof 1 pr le moment même si au prochain cours je serai obsédée par ses goûts sexuels (je t enverrai une vidéo lili pr que ton flair me dise..)! mais je tiens quand même à dire que c est pas totalement de ma faute si à chaque cours une petite crise de rire apparaissait (et on oublie aussi à la pause clope et dans la bibliothèque! « Annonce: un petite tampon est attendu à l acceuil de la bibliothèque. Merci ») Enfin bon la journée a été difficile, revoir ce lieu, ces gens inconnus, croiser 100 fois le normand et pschiiiiiit pour ma part et Titi pr Peanut… que d émotions! et puis c est aussi que vous me faites bien rire les gens! A quand un papier sur Ingrid! sa fille a rencontré Sarko aux States!

  5. Précision.

    Le rire de Macha, c’est aussi pour quand j’ai fait ma boulette avec Mister Poulpe, merci du soutien, hein… J’étais rouge de honte et elle, juste en face de lui et de moi, elle ricanait bêtement (il avait pas l’air de comprendre, apparemment, donc il m’a peut-être pas grillé)…

  6. oui mais comme tu as dit il est vrai que tout le monde va me trouver fort souriante alors que la majeure partie du temps c est parce que je me fous de leur gueule! mais bon ça il faut pas le dire!

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