Clichés berlinois, épisode 4

Wow, déjà une semaine que j’ai terminé le stage et que j’ai, au petit matin du samedi 8 septembre, pris mon avion pour Berlin. Quelques kilomètres de marche et 700 photos plus tard, j’avoue passer de bonnes vacances ici. D’autant, m’annonce à l’instant le poussin, qu’il devrait faire 25°C à partir de lundi (ce qui va me permettre de remiser mon écharpe et ma veste au placard et d’exposer ma toux aux sens éveillés de nos amis berlinois). Wunderbar!

… (pause)

Euh, désolé, le poussin vient de réclamer un câlin (nan, pas du sexe, un câlin, bordel, vous connaissez pas, bande de pervers??), en plein pendant que j’écrivais comme il sait faire, donc j’ai perdu le fil. Ah oui, les vacances à Berlin: donc, c’est très sympa globalement. Le Méri s’est comporté comme un cochon hier soir (musées gratuits, pas cheeeer!!) avec les statues grecques représentant des hommes nus dans les musées de Museum Insel, ça me fait de très belles photos (non, nous n’avons pas la prétention d’être mâtures). Vanessa m’a montré Schloss Charlottenburg et nous a une nouvelle fois montré sa capacité à ignorer les distances: « Oui oui, on va au Café Machin, c’est juste à côté de la station Bidule ». Deux kilomètres de marche plus tard « Euh, t’avais pas dit juste à côté? ». « Oui, oui, c’est là, la quatrième rue à gauche quand on aura tourné là-bas »… On voit les gens qui ont l’habitude de marcher dans cette ville, moi j’ai plus de pieds. Le Méri souhaite me montrer le Berlin by night homo cette nuit, j’avoue que je me tâte, mon côté mémé casanière est devenu prédominant, et le samedi soir, c’est bien aussi, non?… Ah, faudra faire les deux?? Sympa, cette ville, vraiment, j’ai plus l’habitude.

Si, une petite chose à signaler, quand même, parce que ce serait trop bête (et pas assez français) de n’avoir aucune raison de se plaindre: les serveurs berlinois sont désagréables. Hier midi, déjà, avec Vanessa on s’arrête dans une pizzeria d’une petite chaîne qu’elle connaît. Le serveur nous la joue latin lover italien à deux balles. Bon, ça à la limite c’est normal. Seulement il l’appelle Seňorita et m’appelle Monsieur. Hmm, tu t’es gourré de pays, mec. Passons. Comme elle n’a ni faim ni le temps, Vanessa demande une demi-pizza, comme ils le font souvent apparemment. Mais là, notre latin lover l’envoie bouler. Bon, pas grave, je prends mon plat et je partagerai sa pizza (mais on l’a mauvaise, quand même). Le reste du repas, il nous a fait poireauter alors qu’on lui avait dit qu’on était pressés et que le resto était à moitié vide, et il s’est montré super arrogant. Résultat des courses: quand l’addition est arrivée à la fin et qu’on s’est aperçu qu’il ne nous avait compté par erreur qu’une demi-pizza et nos cocas (ouais, on a bu du coca à table, c’est contre mes principes, mais bon la bouteille d’eau plate de 75 cl était à 6,70 euros), que croyez-vous que nous avons fait? Bah ouais, on a joué nos gros cons de Français, on a payé ce qui était écrit et on s’est barrés vite fait avant qu’il ne se rende compte de sa bévue. L’avait qu’à être moins con.

Le soir, autre lieu, autre serveur. En partant, je paye ma conso, dont 30 centimes en petites pièces (ouais, celles qui sont chiantes à écouler, les 2 centimes). Je lui avais fait l’appoint bien proprement, avec des petits tas de 10 centimes et tout, même pas pour l’emmerder avec mes pièces mais parce que c’était la seule monnaie que j’avais sur moi (ou un billet de 50). Et bien ce charmant jeune homme me les a limite foutues à la gueule, mes pièces, me gratifiant d’un « we don’t like it in Germany » sur le ton condescendant qu’on adresse à une merde de touriste. Bon, ok, je suis une merde de touriste mais c’est pas une raison! Et moi, j’en fais quoi, de mes centimes? Je les garde toute l’année en attendant le train de Bernadette Chirac?? Bordel, c’est quand même de l’argent! Notre ami serveur ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a glissé à l’oreille du Méri qui venait lui aussi de régler sa conso un sympathique « Ah oui, et au fait, en Allemagne on laisse des pourboires! ». Il s’était adressé à lui en allemand, ayant repéré le moins quiche du lot peut-être, mais ignorant vraisemblablement que sa remarque venait justement de le lui coûter, son pourboire! Les enfoirés de Français sont dans la place berlinoise, mes amis! Allez, damoiselles et damoiseaux, portons haut la réputation de la France!

Ils vont en chier, les prochains serveurs désagréables. Et c’est pourtant pas mon genre, surtout avec les leçons de Mirabelle l’ex-serveuse sur le savoir-vivre.

PS: En photos, le Schloss Charlottenburg; une statue qui a suscité grande convoitise chez le Méri à la Alte Nationalgalerie (expo impressionniste très chiante, d’ailleurs); le bus du Destin de Lisa/Verliebt in Berlin (j’ai lu quelque part que David avait été enlevé juste avant un rencart avec Lisa, mais elle était pas avec Renaud cette catin??); et le plafond du Sony Center

PPS: Ce soir, reprise de l’émission Popstars sur M6, malgré les cartons énormissimes des L5, des Whatfor, des Link-Up et des Diadem’s (des quoi??), avec retour de la momifiée Ophélaïe et de la cultissime Mia Frye!! Et je loupe encore ça…

6 réflexions au sujet de « Clichés berlinois, épisode 4 »

  1. Oui, je suis un peu compulsif avec les photos. Ce qui ne veut pas dire, loin s’en faut, qu’elles sont toutes d’une qualité formidable. Vive le numérique, hein. A moins, au contraire, que ce soit juste une malédiction pour la mémoire dispo de mon ordi.

  2. Serveurs berlinois, serveurs québecois, même combat !!! Ils sont aussi cons, les uns que les autres ! Ici c’est tips obligatoires, 10 à 15% … Et les français, nombreux ici, ont plutôt la bonne réputation de radins !

    Mais quand on m’explique 4 fois, dans le même resto et par le même serveur combien je dois laisser de tips, pour des pâtes dégueux et ben, je vais ma Français et lui laisse moins de 10% en petites pièces … na !

  3. c’est vrai que les Français ont très mauvaise réputation à l’étranger en ce qui concerne les pourboires. Et impossible d’essayer de s’expliquer avec les serveurs. J’ai déjà tenté à de multiples reprises : « En France, on ne laisse du pourboire que dans les restos, pas dans les cafés. Et les serveurs sont déjà payés, donc on n’en laisse que si on est satisfait ». Mais rien à faire… Tant pis, on s’y fait !

    Sinon, pour les photos, je pense en être en partie responsable… Je ne sais pas combien j’en ai prise avec ton appareil ! Et en partant, j’ai dû te transmettre mon inspiration artistique du moment… Séance photo à la rentrée ?

    PS : la soirée catch s’est très bien passé hier soir mais j’ai pas vraiment le temps d’en faire un post… je vous raconterai plus tard

  4. De toute façon, quels que soient les efforts que nous fassions pour essayer d’améliorer notre triste image de franchouillards, il y aura toujours un Bidochon qui passera juste derrière nous pour la re-salir…alors autant se faire plaisir! Pas de pourboire, un bon gros doigt d’honneur et un dernier « coucou » de la main en partant histoire qu’il morde son plateau de rage….

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