Clichés berlinois, épisode 5

Aujourd’hui, mes enfants: la bouffe à Berlin. Ou comment je vais me retrouver obèse et cholestérolé en moins de deux semaines malgré mon squelette de grand maigre, transmis de père en fils depuis des siècles… Bon, je commence par ma dramatique concession au Dieu de l’argent, qui m’a fait craqué (via Mirabelle) pour le concept « Billig will ich » (moins cher je veux) de Plus. Prononcez Plouss. C’est un discounter très implanté à Berlin, où je fais mes courses façon CSP- depuis une semaine. De toute façon, pas moyen de trouver une enseigne qui serait l’équivalent d’un Carrouf, d’un Aupré ou d’un Gigantesque (toi aussi, amuse-toi à traduire mes noms de supermarchés!). Donc, quand il n’y a plus de lait, je passe chez Plouss. Et comme c’est moins cher, je bouffe plus. J’avais bien besoin de ça…

Le reste ne m’aide guère plus à conserver ma ligne svelte et athlétique que tout le monde m’envie en secret. Déjà, il y a eu mon premier Kinder Überraschung (soupir d’émotion mal contenue). Bon, ok, des Kinder Surprise, j’en ai eu plein autrefois, mais j’avais oublié que c’était de la bombe! Du coup, j’ai fait un sort à une boîte de 500g de chocolat Kinder en moins d’une demi-heure sous l’oeil médusé de Mirabelle, et j’en ai laissé 4 carrés au Méri. Bonjour la solidarité! Ensuite, manger à table n’étant pas spécialement ma tasse de thé, je profite de mes errances berlinoises pour bouffer n’importe quoi sur le pouce: sandwiches variés (que je n’ose commander que lorsque je comprends leur composition sur les menus… autant dire que je ne bouffe que des sandwiches au fromage), hot-dogs, donuts de chez Dunkin Donuts (ma grande découverte du séjour, et c’est même pas allemand) et bien sûr la Curry Wurst (saucisse de Francfort arrosée de ketchup et de curry, avec des frites)… Hier, pour me donner bonne conscience, j’ai mangé une soupe chez Suppenbörse, à Dorotheenstrasse, mais qu’est-ce que j’ai eu la dalle après! Ce soir, pour tout arranger, on va se tenter la petite (fausse) Oktober Fest bavaroise improvisée à côté de Alexander Platz. Bière, choucroute et saucisses, nous voici!

Hmmm, diététique! Je vais attaquer la rentrée en grande forme dans mon bikini (faute d’avoir eu droit à cinq minutes correctes de plage depuis le mois de mai, le bikini pour la rentrée me semble une bonne idée, non?). Plus j’y pense, plus je me dis que ce n’est pas vraiment pour être beaux sur les plages que les magazines féminins et les masculins genre Men’s Health (avec ses hétéros trop beaux en couverture qu’existent même pas dans la vraie vie) nous disent dès le mois d’avril de faire régime: c’est surtout parce qu’on bouffe comme des cochons dès qu’on a un peu de temps libre en journée, et donc qu’on reprend en juillet-août les 400 grammes durement perdus en mai-juin…

9 réflexions au sujet de « Clichés berlinois, épisode 5 »

  1. ALors mon bichon, comme ça on se loukhoumise à Berlin?
    Pour le bikini, je pense que le tenter le jour de la rentrée (toujours inconnu d’ailleurs) n’est pas une tré bonne idée…mais je t’accorde que ça relèverai le kitch du décor autour de la machine a café!
    Au fait, tu savais que la chieuse de CPP qui n’a pas eu son année arrêterai notre belle école??

  2. Aaaaah??? Alors là, ça m’étonne vachement, avec Aurélie on avait plutôt tablé sur un maintien de la demoiselle pour les cours du diplôme, tandis qu’elle n’aurait pas assisté aux cours du master (autant dire qu’elle gagnait au change puisque sur le CV, le master on s’en tape un peu)… T’es sûre??

    Je loukoumise, oui, mais pas autant que le Méri qui court des marathons de trente kilomètres et qui boit des bières avec des bouts de verre au fond! Et toi, toujours pays basque?

  3. p***n !!! c’est vrai ce scoop ??? Parce que si c’est le cas, c’est un potin d’or !!!
    Arrrggh ! Même à des centaines de kilomètres, ça me remonte le moral, rien que d’y penser !
    Oui, je suis odieuse, oui, je suis langue de pu*e, oui, j’assume !

    Mais au final, c’est toujours les gentils qui survivent, non ?!

  4. Vous êtes odieuses, effectivement… Pour ma part, incapable de détester qui que ce soit(hem hem), votre acharnement envers certaines grognasses m’étonnera toujours. Que voulez-vous, le psychisme féminin et ses poussées de wéberite ou de nomgrecimprononçablite aigües ne sont pas de mon ressort!

  5. Pour ce qui est de mes cours de culture G : ça serait plus intéressant si les 2/3 du cours n’étaient pas consacrés à une chronologie de Rome jusqu’à aujourd’hui sur les courant philo , artistiques et bla bla ..

  6. @ mlle e: hum, c’est encourageant! Je n’ai pas mis les pieds sur un pèse-personne depuis 5 ans, et je le vis très bien, mais je serai peut-être curieux en rentrant…

    @ lilibuzz: Oui oui, je suis un saint, chacun le sait!! 😉

    @ marine: ouais, l’antiquité c’est un peu loin, ça parle pas trop, la philo c’est un peu abstrait… Mais bon, c’est parce que des gens ont pensé hier qu’on a aujourd’hui fait tant de progrès! C’est vachement important, je trouve, de savoir par quels cheminement de pensées et de savoirs l’être humain est passé avant nous, parce qu’on construira peut-être la suite… C’est beau ce lyrisme, j’en ai une petite larme…

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