Harder, better, faster, stronger…

La rentrée est un concept totalement has-been depuis le 4 septembre, à part pour quelques poussiéreux amateurs de littérature, pour qui la rentrée et son flot de nouveaux livres continuent de se déverser, contre Ségolène Royal ou pas. Mais chez les étudiants (ces feignasses), le plaisir se prolonge. C’est ainsi que nous avons enfin eu droit ce matin à notre rentrée, tandis que nos pauvres collégiens et lycéens triment depuis trois semaines déjà. Que voulez-vous, nous avons besoin de beaucoup de vacances pour nous faire exploiter gratis en stage… Bon, ok, pour partir glander en Allemagne, aussi. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile tous les jours, hein: il faut aussi quitter l’Allemagne, laisser quelqu’un de cher derrière soi, rentrer chez ses parents, comater dramatiquement devant New York Unité Spéciale (la série pas du tout caricaturale ni pro-peine de mort sur les violeurs et les pédophiles que TF1 diffuse le samedi soir), reprendre la route le lendemain et enchaîner direct avec les cours… C’est pas facile d’être étudiant en vacances!
Là où cette rentrée diffère des précédentes, c’est sur quelques points cruciaux que je m’en vais joyeusement souligner:
1) l’absence de nombreux piliers de mon petit cercle: Lilibuzz qui a fui notre noble établissement pour des contrées plus… exotiques (on se demande bien pourquoi, mais bon, ce n’est pas une première!), Méri qui stagise toujours à Berlin, Petite Marie qui niaise à Paris… Bravo les jeunes, hein! Sans vouloir vous faire paniquer, la dernière année de notre cursus ne commence pas par une semaine avec seulement des amphis qu’on peut louper sans que ça se voie: on rencontre aussi la quasi-intégralité de nos profs de spécialités d’ici jeudi. Mais bon, avec les quatre années que nous avons eu avant, le réflexe est compréhensible, et ils doivent avoir l’habitude des grognassions de 5ème année qui désertent.
2) c’est notre dernière année, donc notre dernière rentrée tous ensemble, et forcément elle prend une saveur particulière. Espérons qu’on rigolera un peu, parce que mon troisième point est fort compromettant (mais pas si contrariant que cela)…
3) la filière de com’ était en 4ème année, même si nous l’ignorions en y postulant, la meilleure planque à fainéants imaginable: programme light de cours de spécialité, amphis communs et rien de plus, TD pas trop encombrants, mémoires fantômes préparés en deux jours en fin d’année… Bref, c’était assez reposant. Au point qu’on s’en plaignait, d’ailleurs, avides de jargon et de concret comme nous l’étions. Alors voilà, c’est fait, cette année, c’est notre tour de bosser: voilà qui devrait réjouir les ressortissants de la prépa journaleux! Nous n’avons rencontré qu’une prof aujourd’hui (ouais, c’est pas beaucoup pour des gens qui bossent, mais bon, ça reste la rentrée), et il s’avère que nous aurons bientôt un événement grandeur nature à préparer et à lancer, avec suivi, cahier des charges, budget et tout et tout (kézako?? J’ai jamais fait ça en stage, moi!!… J’aurais pas dû glander sur Internet au boulot!!). La prof a l’air sympa mais stricte. Bon, c’est pas énorme, mais si les cinq autres qu’on doit rencontrer demain dans notre super journée du mardi 8h-18h30 sont pareils, on va se marrer entre leurs simulations en réel, nos habituels TD de langue, culture générale, etc. et les galops d’essai du samedi matin. Hmmm, j’aime ma vie!

Alors, voila mes enfants, l’année scolaire débute. Comme chaque année. Mais pour la dernière fois. Sans Coco, sans Anne-Laure la salope, mais avec le jean slim et avec Marianne à nouveau. Les rentrées se suivent et se ressemblent à un rythme qui m’échappe, quatre ans déjà, quatre ans avec eux, par intermittence. Et cette échéance qui approche. Non, Le Meilleur d’entre nous: je ne vous fais pas de spleen, j’ai juste la petite peur de celui qui va commencer, enfin, à bosser dans ce noble institut (et ça va lui faire drôle), mais surtout qui, quand on lui demande ce qu’il veut faire quand il sera grand, réalise que ça fait 20 ans qu’on le lui demande…

Dans un an, je suis grand.

9 réflexions au sujet de « Harder, better, faster, stronger… »

  1. Mes loulous, je suis heureuse de ne pas avoir à subir une nouvelle rentrée là-bas, mais qu’est ce que vous me manquez quand même !
    Pas de larmes pour moi cette année, c’est déjà ça, mais mon petit coeur se serre quand je réalise à quel point j’ai besoin de fuir pour mieux revenir !
    Je suis junkie de vous, voilà c’est dit … une drogue que Sarkosy ne pourra m’enlever ! (Quoi qu’avec ses théories sur le travail, je sens qu’on va devoir taffer plus ce qui fait moins de temps pour vous voir …)

    Comment qu’on fait pour arrêter d’être des adultes ! « Responsability is suck ! »

  2. Ahhh Lilibuzz, quand puis-je te téléphoner dans ta contrée? Tiens je vais essayer ce soir pour voir!
    Bon, ben cette rentrée est quand même bien différente…Pas de Lilibuzz, pas de cours à gratter (Rappelez vous Kiki33 l’an dernier) et pas de RU (ouf, mais c’est pour demain!).
    Allez, je vous quitte, je vais préparer un vrai cartable pour demain!

  3. @ poussin: merci, courage pour le stage (parce qu’il y en a qui continuent jusqu’en octobre, c’est beau)

    @ lilibuzz: on voit H&M mercredi… suspense, je ne sais même pas son vrai nom!

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