Post-damned

Amis bloggeurs (et de la vraie vie, parce que c’est compatible…si, si!), bonjour!

Je fais mon apparition dans votre cercle d’élus pour participer, de ma modeste personne, à la narration joussive de notre trépidante vie berlinoise (comment ça, ça n’en a pas l’air? Bon c’est vrai, on est à Berlin et on est même pas capables de s’envoyer en l’air chaque soirée… et alors, on vous emmerde! Na!)…

Aujourd’hui: Potsdam, capitale du Brandebourg et surtout équivalent prussien de notre Versailles national (qui a dit « fais chier, il nous ressort sa panoplie de prof d’histoire-géographie… »? Au coin, et pas de série télé pendant deux jours! Non mais…). Donc, des châteaux ici, des châteaux là, des châteaux partout… ambiance Walt Disney assurée. Point d’orgue de ce pays de conte de fées: le parc de Babelsberg, magnifiquement installé au bord d’un lac, où nous nous fûmes gaiement, le vinshou et moi, nous promener…

Sauf que, dans cette cointrée lointaine où nous sommes allés fourrer notre nez juste à la fin de l’été, il fait nuit à 20h!! Ah bah merde, on a parcouru toute la rive du lac, il faut qu’on refasse tout en sens inverse dans le noir le plus complet…perspective excitante au plus haut point, il ne manquerait plus que Maléfice ou le chasseur de Blanche-Neige nous tombe sur le coin de la gueule…En plus, par dessus-cela, il commence à se faire faim! Allons-nous devoir nous entredévorer pour survivre à cette expédition touristique (c’est sympa, un fait divers glauque dans un parc classé au patrimoine mondial de l’UNESCO… Ah oui, je voulais terminer ma cession de guide touristique par ce détail : y’a tellement de petites bicoques féériques que c’est classé UNESCO! Pas d’la merde, hein?) ?

Heureusement, sur l’autre berge, passé le pont, notre sauveur: un restaurant! Nous allons pouvoir nous rassasier, nous renseigner, bref, aperçevoir le bout du tunnel….
Tu penses: on arrive, ils sont en train de ranger les parasols et de finir le service. Forcément, à partir de 20h, plus personne ne vient dans cet endroit sombre, plein de moustiques (demandez au cou du Vinshou, il s’en rappelera) et profondément romantique (on est en Allemagne, ne l’oubliez pas, Dieu a oublié de mettre cette fonction dans leur patrimoine génétique…). Sauf nous, bien sûr!

Bref, on demande à la charmante serveuse toute gentille ce qu’on pourrait encore becqueter, et elle nous fait comprendre que c’est peine perdue, ou presque…ah non, il reste encore les sandwiches, les gâteaux et les glaces. Va pour un sandwich, je traduits la carte au Vinshou, notamment du Leberkäse, une spécialité bavaroise. Bon, Leber, j’en ai aucune idée, mais Käse, même les germanistes les plus nullissimes le savent, ça veut dire « fromage »… donc, un sandwich au fromage, pas de problème, c’est parti (moi je prends une glace et je peste parce qu’il n’y a même plus de chantilly, alors la pauvre demoiselle se sent obligée de me refilier un maultaschen – ravioli de Stuttgart dont je me régale dès que je peux – pour ma consolation)

Et là, quelle ne fut pas notre surprise de voir arriver, à la place du sandwich au fromage, un… sympathique sandwich au cervelas! Ah ah, hmmmmm…. désolé Vinshou, bon appétit quand même! Qu’est-ce que ça a l’air bon, cette tranche de viande d’origine non identifiée entre deux ridicules morceaux de pain…

Bref, pour vous rassurer sur notre retour, après s’être fait suçés (je vois des regards qui s’illuminent, bande de lecteurs lubriques…) par une dizaine de moustiques chacun (déçeption dans vos chaumières, j’en suis navré… Ce sera pour le prochain post, si notre cher administrateur me permet d’aborder le sujet 😉 ), nous avons finalement réussi à traverser la forêt dans un passage éclairé (luxe suprême) et à choper le dernier des derniers bus pour revenir à la civilisation…. On a eu chaud!!!

Demain: les putes à Berlin (Je sais pas pourquoi, je sens que ça va plus vous passionner! Il faut bien faire grimper le lectorat… je parlais du nombre de lecteurs, bien sûr…)!

7 réflexions au sujet de « Post-damned »

  1. Hmmm. Tu oublies de préciser qu’on est allés en zone C des métros berlinois en fraudant! L’émotion la plus palpitante de ma journée: vivre dangereusement à la Méri… (quoi, moi, petit bourgeois??)

  2. Certes, j’ai oublié de mentionner que c’était votre résidence universitaire à la base…y’a pas à dire, y’en a qui ont de la chance!
    PS: je n’affirme aucunement que le lieu ne se prête pas au romantisme, je suis juste frustré du peu d’intérêt qu’ont les Berlinois pour un romantique dans mon genre (qui a rigolé? qu’il se dénonce…je ne lui ferai aucun mal!) depuis mon arrivée!!!

  3. lombrick : Ah te voilà enfin, c’est pas trop tôt !
    alors d’abord je te ferais dire que pour les chateaux kitsch, et ben le Québec c’est encore plus fort que l’Allemagne !
    Mais on se rejoint sur deux point : à 8h00 il fait nuit noire, ici aussi et pour le romantisme, et ben comment dire … on repassera !

    Je veux des détails sex***ls aussi, parce que je me dénonce j’ai rigolé à l’évocation de ton romantisme !
    Et puis, surtout si c’est toi qui les racontes, allez, père lubrick, raconte nous une histoire !

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