Une pirouette et puis s’en va !

Les chouchous, pour passer un bon lundi, j’inaugure enfin le récit improbable de l’arrivée de Lilibuzz à Glagla City !

Après une courte nuit, avec un lever à 4h du mat mercredi 29 août, me voici qui m’engage sur la route de l’aéroport Roissy CDG avec mère et grand mère, bravant la N104 et les imprudents de banlieusards! (note pour plus tard: gagner plein de fric et ne JAMAIS habiter en banlieue ! 2ème note pour plus tard: ne plus JAMAIS être accompagnée à l’aéroport par quelqu’un d’autre qu’un ami ou un chéri!)
Arrivée pile à l’heure pour l’embarquement, je passe la douane sans trop de problème avec deux-trois sourires (non, non monsieur l’agent, je vous assure que mes valises ne sont pas en surpoids, c’est juste un dérèglement de votre machine…) et TOUS mes bagages fouillés (note à l’intention des dealers : des petites culottes à dentelles et un ou deux tampons peuvent causer un grand émoi chez certains douaniers qui en oublient de fouiller complètement la valise !).
Je ne réalise pas grand chose, et m’installe finalement sur le vol AC181 Air Canada en direction de Montréal, entourée de 3 beaux specimens de FIF, tout droit sortis du Têtu d’août-version accent québécois compris! Un vol plutôt agréable (normal, je suis dans mon environnement, vous me direz !) avec deux sièges pour moi, côté hublot.
Bon, alors évidemment, j’ai le droit à la nourriture (puante) habituelle des avions, à croire que les compagnies aériennes ont pour consigne de gaver et soûler leurs passagers avant l’arrivée !
J’ai profité du vin rouge de l’avion (plutôt pas mal !), sur les conseils avisés de mes voisins, et des anciens expatriés qui m’ont prévenu du prix exorbitant de l’alcool au pays des caribous !
Un peu pompette, j’arrive à Montréal vers midi, décalage horaire de 6 heures aidant, et arrive à choper non sans quelques difficultés le petit coucou à hélices qui me mènera à Québec city. (Oui, oui, Montréal est le seul aéroport au monde où même en correspondance il faut récupérer ses valises et les enregistrer de nouveau !)
Bon, là, on nous prévient gentiment que nos valises arriveront deux heures après nous, car la guerre en Afghanistan a eu la malheureuse idée de faire son premier mort québécois, un soldat de 23 ans qui fera la route jusqu’à Québec avec nous! Le cercueil ne pouvant être transporté en même temps que nos valises, il nous faudra patienter quelques heures, après une cérémonie plutôt lugubre d’hommage militaire à l’arrivée à l’aéroport! Plutôt glauque comme arrivée, mais le soleil et la chaleur nous font vite oublier les mauvaises pensées et je me retrouve à sociabiliser avec les français présents dans la même galère, instinct grégaire, quand tu nous tiens!
(oui, vous avez bien lu, Glagla city ne porte pas encore très bien son nom, le temps étant plutôt estival en journée !)
Bon, je récupère (enfin) mes valises et je partage un taxi jusqu’à la vieille ville et ma magnifique auberge de jeunesse avec mes compagnons d’infortune. Rencontre très sympathique avec un chauffeur de taxi croate qui me drague gentiment en m’offrant clope, ristournes et carte de visite, sous les yeux de la photo de son fils de trois ans …
Et là, c’est le bordel depuis mon arrivée à Québec !
Il s’avère que trouver une coloc à Glagla city s’avère plus difficile qu’à Madrid, que la topologie de la ville nous fait faire des kilomètres et que l’auberge de jeunesse que nous avions réservée pour 3 jours, nous a mis dehors, faute de place la 4ème nuit après une journée encore infructueuse dans nos recherches d’appart !
Je me suis donc retrouvée la nuit dernière, avec Laure et Diane (toutes deux dans la même galère que moi), à rappeler mon chauffeur de taxi croate pour lui demander de nous amener à 5kms de Québec dans un motel digne des films américains, en bordure d’autoroute avec toutes nos valises !
Je n’ai jamais autant ri que depuis ces 5 jours, car face au décalage horaire et à la malchance, je ne pleure pas, je me marre! Et la ville et les gens nous font oublier les galères! Une ville et un chateau de Québec digne de Walt Disney, avec de coquettes maison victoriennes et des boutiques à touristes à chaque coin de rue … it’s so cute !
Depuis hier, j’ai même trouvé officiellement un appart en coloc, avec une fille sympa au doux accent de Québec, dans un quartier résidentiel à la Desperate Housewives entre la fac et la vieille ville !
J’emménage lundi ! L’occasion de vous en conter un peu plus !
Au prochain numéro, petite liste de vocabulaire québécois ! ça vaut le détour, tabernacle !

10 réflexions au sujet de « Une pirouette et puis s’en va ! »

  1. C’est sûr que Quebec, c’est lègerement bienvenue à Cineccita, avec le château Frontenac comme Château de la belle au bois dormant (oui, oui, celle à qui la vilaine sorcière a jeté un sort. tu perçois les similitudes là ?)

  2. @ lilibuzz: Méfie-toi du croate, quand même, si tu veux pas te retrouver à faire du baby-sitting en entamant une grossesse non désirée!

    @ le meilleur: ??? belle au bois dormant?

  3. @Vinsh: Héhé. Comme je racontais l’autre jour, je suis fermement persuadé que Lilibuzz a fait l’objet d’un sort dans son berceau, sa couveuse ou tout autre objet utilisé pour le couchage de bébé. La vilaine sorcière lui a dit : « toi tu vas en chier ! Tu seras FAP »

  4. édit: devinez où j’étais hier soir ????
    A la gay pride de Québec !!! Oui, je le cherche, mais sans mentir, je ne savais meme pas que c’était le premier weekend de mon arrivée !
    Rien de comparable à celle de Montréal, Paris ou même Bordeaux, je vous rassure !

    @le meilleur : tu crois vraiment que j’ai été ensorcelée ???
    C’est pas si terrible quand même … je peux demander un stage dans un lobby gay, ils sont puissants ici !

    @vinsh : pas de crainte, entre me « faire prendre en taxi » et me « faire prendre tout court », je fais encore la différence !

    @melle, mirabelle : merci les filles !

  5. moi mon taxi à san francisco, il me massait les pieds après des heures à danser en talons aiguilles sur les dancefloors et il voulait être mon coach gym…bizarrement on s’est arrêté là!

  6. Ma pauvre amie se retrouver à la rue avec L***** F***** ! Hard life!
    Je suis d’accord avec Vinsh, les croates c’est pas de la valeur sure… à part dans Urgences… quelle référence putain je commence à me faire du soucis…

  7. @macha : je veux un Kovatch … ahhhh ! Mais un Doug ou un Carter peut faire l’affaire aussi !
    Pourquoi dans la vraie vie, aux Urgences ils ne sont pas si canons ???
    Oui avec L**** fµµµ… ce fut dur, mais tu connais notre sens de l’adaptation ! Mais je sens que dans pas longtemps, plus grand monde ne pourra la supporter ! 😉

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