Du combat contre ma pilosité

Hiver de retour ou pas, je suis une fille! Et, outre mes achats compulsifs de crèmes, anticernes, chaussures… je fais aussi attention à bien rester identifiable comme une fille, comprendre: je m’épile.

Enfin, je m’épile mais on m’épile aussi. Oui, que voulez-vous je n’ai pas la patience et l’abnégation nécessaire à une séance de contorsionnisme dans ma salle de bain. Du coup je vais avec un soupçon de peur, une pincée de terreur et un poil d’appréhension (ahahah) chez la « dépileuse »!

Aller chez l’esthéticienne, c’est toujours un grand moment dans la vie d’une femme…ok, ok, j’en fais trop! Bon c’est quand même étrange parce qu’on y va alors qu’on sait pertinemment que cette c**** va nous faire super mal, tout en nous disant de respirer. Ca doit être ça le masochisme féminin…

La négation de l’intimité se fait dès l’entrée dans le salon. Les greluches poilues vous regardent de haut en bas et attendent que sortent de votre bouche le constat des dégats: jambes, demi-jambes, cuisses, maillots (normal, brésilien ou américain), aisselles, moustache, sourcils, bras, bas du dos… bref, j’en oublie! Oui, la femme est une traqueuse de poils mais la localisation la place dans une certaine catégorie… variable: bas du dos = poilue, maillot américain = chaudasse, sourcils = sophistiquée… enfin, ça ce sont les catégories que l’on lit dans les regards des juges en talons, pas la vraie vie, je vous rassure!

Revenons-en à nos moutons, enfin nos poils. Donc là, je me pose sur ma petite chaise design en feuilletant des magazines people comme « Plus près » ou « pas privé ». C’est fou ce que les stars changent entre chacune de mes épilations! Ces dernières sont rythmées par la repousse des cheveux de Britney ou le nombre de dents de la petite Suri.

Alors là, c’est en général le moment où je m’aperçois que le temps ne passe pas pareil chez l’esthéticienne! Alors qu’elle m’avait dit « 10 minutes d’attente », j’ai déjà lu 3 magazines… et une fois dans la cabine, je vais avoir l’impression d’avoir passé 3 h à me faire arracher la peau!

Bref, le moment tant redouté arrive: En position de grenouille sur le dos, je me fais déplumée par ma gentille esthéticienne qui ne parle pas! C’est suffisamment rare pour être noté! D’habitude quand elles me parlent, je m’amuse à m’inventer des vies: « Oui je suis chef de projet en agence et je pars en vacances avec mon fiancé dans 1 semaine », « Je prévois des enfants pour l’an prochain », « Je suis toujours en déplacement, c’est épuisant », « Mon homme aussi me saoûle avec son foot »… et je n’ai même pas honte!

Les quelques mots qu’elle articule enfin me font bondir intérieurement: « Vos poils cassent, la repousse sera rapide »! Allez, rebelotte dans très bientot! Et ta cire, elle a pas de pb, c****! Mais je la regarde avec un grand sourire: « Ah, d’accord, si vous le dites ». Ma diplomatie m’impressionne! Et je repars avec un grand sourire de femme libre chez moi, en me disant que si les pompiers doivent intervenir, je serai nickel (oui, chacun ses fantasmes!).

Juste une chose, vous saviez que les maillots ont plein de noms? Un maillot échancré s’appelle un brésilien en France et un Américain aux USA. Un maillot « déplumage total » (donc plus de maillot en fait!), c’est un Brésilien aux USA et un Américain en France… Si ça c’est pas une perception des cultures selon nos clichés! Quelqu’un pour en faire une sociologie?
Et mieux encore: en Hongrie, pour demander le type d’échancrure du maillot, on demande: Conservative or Liberal?
Et vous avec vos poils, vous êtes conservateur ou libéral?

4 réflexions au sujet de « Du combat contre ma pilosité »

  1. @Peanut : Tu imagines la cata quand tu n’es pas là ??! Et ben c’est pire !
    Vivement le 25 décembre, moi je te le dis ! Et je compte passer du temps chez la manicure aussi, je te préviens ! Femme jusqu’au bout des ongles … et des poils !

  2. @ lilibuzz: je ne comprends rien à vos échanges!

    @ cacahuète: je me tâte pour venir me faire faire les aisselles à la cire, une prochaine fois. Le masochisme a des vertus, mais il faut quand même pousser la douleur dans des extrémités et des durées qui échappent aux capacités de ton esthéticienne…

  3. @vinsh : te souviens tu de la douleur de ta jambe à Bayonne ? Oui ! et bien multiplie par 10 et tu auras une idée … après l’avantage c’est qu’on oublie vite ces choses là … un peu comme l’accouchement parait-il ! M’ai d’avis que c’est un homme qui avait du dire ça ….

    Et sinon, tant que cacahuète comprend qu’est ce que je dis, c’est déjà ça !

  4. Ah, les bandes de cire sur mon peit mollet… D’ailleurs, ça m’avait révélé la blancheur de ma peau (moi qui suis déjà bien pâle). Comme quoi, les poils, en fait, ça donne bonne mine! Vous devriez essayer!

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