Le ver est dans la pomme…

Hier soir, j’infligeai à Cacahuète un traumatisme important. D’abord en lui brûlant son Tupperware sur ma plaque électrique (Rhoooo, si on peut même pas étaler du bazar sur un plan de travail de kitchenette!!). Ensuite en lui infligeant le visionnage de Total Recall, un film Scharzeneggerien réalisé par le très controversé Paul Verhoeven (réalisateur de Basic Instinct, La chair et le sang, Showgirls et Starship Troopers). Le pitch : une sorte de thriller futuriste avec des effets spéciaux très « début 90’s », où Schwarzie est poursuivi par des méchants qui lui ont volé sa mémoire et veulent détruire une guérilla gauchiste sur Mars… Bon, le scénario est un peu compliqué, puisqu’adapté de Philip K. Dick, mais ce qui a surtout choqué la sage Cacahuète (qui n’a pas vu ce film à l’âge de 9 ans, pourtant), c’est la facilité avec laquelle les acteurs tirent dans le tas, butant au passage un tas de figurants. Le must absolu de la cruauté gratuite envers les innocents qui ont le malheur de se retrouver au beau milieu de la course-poursuite dans les lieux publics, c’est la scène où, dans un centre commercial, Arnold Schwarzenegger monte dans un escalator et se sert du corps puis du cadavre d’un malheureux jeune homme comme bouclier. Le corps criblé de balles est ensuite balancé sur ses poursuivants. Sympa, non ? Le médecin qui se fait empaler le cerveau avec une barre de fer dans le nez aurait pu également connaître mort plus douce, de même que le gros méchant qui perd ses avant-bras. Le cinéma d’action est devenu moins gore, depuis, ou c’est juste Paul Verhoeven qui a un esprit un peu zarb ?…

Exactement au même moment, dans mon bureau (oui, j’ai un bureau, j’ai la classe), le Méri/ Lombrick Lubrick, s’installait. Car oui, ça y est, le lombrick est dans la pomme, il me l’avait annoncé cet été et j’étais au comble de la joie et de l’impatience : le Méri est mon coloc’ provisoire. Explication : après son succès au concours de journalisme, le Méri fait partie des quelques privilégiés futurs pigistes qui quitteront notre noble établissement en décembre, pour faire leur deuxième semestre en école de journalisme, donc. Or, si vous comptez bien, nous sommes en octobre, et il reste à peine deux mois à Bordeaux pour nos amis journaleux… La vache, ça fait bizarre à écrire! Bien évidemment, le Méri étant très radin consciencieux quant à son budget et entouré d’un tas d’amis dévoués, il a trouvé un super plan. Vous l’aurez peut-être deviné : notre contribution immobilière à tous a été sollicitée! Le Méri passera donc une à deux semaines chez chacun de ses amis privilégiés! Quelle chance! Et ça commence par moi. Bon, je ne suis pas vraiment fait pour la coloc’ dans un espace comme mon appartement, à part si j’ai de l’intimité avec la personne. Ouais, on appelle ça le concubinage je crois. Ma chère mère dit toujours qu’il vaut mieux un petit chez-soi qu’un grand chez-les-autres. Mais le Méri est un être tout en rondeur et en délicatesse, prêt à faire la vaisselle se dévouer à mon bien-être pendant une semaine. Aujourd’hui donc, première étape d’une bonne vie à deux pendant une semaine : les courses! Oui, le Méri a beaucoup d’appétit à force de courir le marathon, et pour ma part je grignote en permanence. Nous voici donc partis pour une séance épique à Aupré. Particularité : c’est le Méri qui régale (c’est un peu son loyer de la semaine)! Je pensais, comme le Méri est aussi radin consciencieux pour les courses que pour l’immobilier, que ça allait se transformer en lutte pour le choix des produits (je prends les marques, il prend le logo « moins cher »), mais il a été compréhensif et soumis. Brave petit. A peine a-t-il reniflé avec mépris une pizza à 5,90€, que j’ai fini par payer moi-même pour ne pas le traumatiser.

Je dois être malsain, je traumatise tout le monde, avec mes films de Schwarzie, mes Tupperware brûlés et mes pizzas chères. Cacahuète et Macha sont-elles vraiment prêtes à vivre avec un monstre comme moi, lorsque nous serons tous chômeurs à Paris?

5 réflexions au sujet de « Le ver est dans la pomme… »

  1. @ lilibuzz: m’enfin, tu nous connais: on préférera se reporter sur un T3 au fin fond de la Seine-et-Marne plutôt que de dormir les uns sur les autres… Non, Macha, pas taper!!

    @ mlle e: La suite au prochain épisode… S’aimeront-ils toujours?! Meeeeeeeeuh oui!

  2. Moi, je me sens prête à vivre avec toi…tu achèteras juste de nouveaux Tupperwares! Et non, je préfère pioncer dans le salon plutot que vivre en Seine et Marne, bien que je n’ais rien contre Orgasme-au-Chateau (admirez le masquage du nom de cette charmante bourgade!)
    Viens Vinsh, on est pas méchante, juste des grognasses!
    Pour le Lombric, c’est « cuando » chez Maman Bénichou??
    ET pour Lilibuzz: si t’es mauvaise langue je ne t’appelles plus, na!

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