Néant

Rien à raconter depuis quelques jours. Aucun post depuis jeudi, désolé. Enfin si, celui de Lilibuzz auquel je n’ai pas compris grand chose. Mais rien de moi. J’aurais pu vous faire une liste bien haineuse sur la Coupe du monde de rugby, pourquoi je m’en tape et pourquoi j’en ai marre que ça s’impose en permanence dans mon quotidien. J’aurais pu vous raconter ma réunion avec le jean slim qui a duré quatre heures vendredi soir. J’aurais pu vous parler de ma première soirée « j’ai été invité sur Facebook, je suis trop hype ». J’aurais pu vous parler de mes émouvantes retrouvailles avec la coiffeuse disparue que j’aurais pu ne jamais revoir. J’aurais pu évoquer le départ des journaleux (et donc du Méri, qui déserte ainsi mon appart’ à mon grand dam) pour Lille…

Oui, j’aurais pu. Mais je n’ai pas envie. Je suis déprimé depuis que je suis revenu à Bordeaux. C’est la première fois que je ne suis pas enthousiaste, ni surexcité par la rentrée, les premiers cours ne me laissent rien envisager qui me transcende, retrouver mes potes et mes grognasses n’a pas suffi…

Je ne vais pas très bien. Le Poussin me manque, et je suis troublé par ma capacité trop grande à vivre seul en même temps. J’ai peur de la masse de boulot qui commence à s’amonceler (foutue habitude de tout faire la veille au soir). J’ai peur de retourner en région parisienne un jour, et il le faudra probablement bien. J’ai peur de ne pas trouver le stage puis le boulot qui me corresponde. Je ne sais toujours pas ce que je veux faire de ma vie, d’ailleurs. Bac +5 en cursus généraliste, à Bac 0, je me disais que ça reportait de cinq ans l’heure des choix d’orientation. La vache, ça passe vite, quatre ans… Et puis je viens de parler avec Marianne pendant presque trois heures pour lui dire que je ne trouve pas ma place parmi les gens. Beuargh. Je me prends la tête, et comme je ne pense à rien d’autre ce soir, j’en fais un post.

Voyez. Même quand j’ai rien à dire, je parle. Pour être déprimant, certes, mais je parle. C’est-y pas beau?

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10 réflexions au sujet de « Néant »

  1. Mon vinshou adoré,
    J’avais prévenu, mon post n’en était pas un, c’était juste des sentiments, des hésitations, des angoises et des espoirs !
    Un peu ce que tu décris dans le tien au final.
    Alors juste un conseil, qui ne ce veut pas méchant : Arrête de te prendre la tête !
    Arrête de penser à demain alors qu’il y a aujourd’hui à vivre !
    Regarde autour de toi au lieu de te concentrer sur toi. Bouge, fais des plans,(même des plans de soirées, de weekends, de cinoche, même si ce n’est que toi, sans personne d’autre !) et profite des gens qui t’aiment même s’ils sont loin !
    Courage et pleins de bisous !

  2. Bichon, je rejoins Lilibuzz! On est là nous! Bien sur que tu as trouvé ta place parmi les gens, bien sur que tu es apprécié, bien sur que tu es compétent et qu’un employeur voudra bien de toi!
    Mais profites! On est tous encore là pour le moment. Les journaleux ne sont absents que pour une semaine et après c’est notre petite vie bordelaise qui repart! Ne te poses pas autant de questions!
    Alors souris, écoute un truc débile sur MTV, fais des blagues et viens nous voir dès que tu te sens comme ça!
    MAIS ON EST LÀ !!!

  3. Je confirme, on est là même si j avoue que ma capacité à remonter le moral des gens est un peu au trentième dessous en ce moment! Allez viens, on se retrouve sur le parking pr regarder le ciel bleu! j ai quand même du mal à comprendre pourquoi tout le monde en ce moment est pas au top! peut être un nouveau virus??? demain je te promets un petage de cable qui pourrait se finir avec un combat de catch avec « cheville au corps »… ça te va?

  4. @ lilibuzz: du courage, il en faut toujours, hein? ça ne s’arrête jamais?

    @ mlle e: j’y songe!

    @ cacahuète; tu es là, toi? Alors qu’est-ce que tu attends pour débarquer pour le dîner, grognasse??

    @ marine: comme toujours, les goûts et les couleurs (et mon snobisme, aussi)…

    @ macha: Ouaaaaaaais!! Chope-lui sa crinière terne!!

  5. mon pauvre chou…
    C’est pas facile les débuts d’année où le soleil n’est même pas là pour compenser nos retrouvailles avec le boulot quotidien, nos p’tites vies tram-boulot-dodo,… Mais n’oublie surtout pas qu’on est là (& que tu peux même m’appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit!!!!) et qu’on t’aime-euh!
    ça m’a vraiment fait à la fois plaisir et du bien de discuter avec toi: on se refait ça bientôt! Mais à une condition: que je te laisse pas aussi déprimé à la fin de la soirée! 😉
    Bisous bisous!!

  6. @vinsh : mon chéri, il parait que c’est ça la vie d’adulte ! Plein de reponsabilités pour lesquel il faut du courage !
    Et en plus, on te prévient pas, ça te tombe sur le coin de la gueule un beau matin et tu peux pas faire marche arrière !

    Et comme dirait Mérédit, « responsability is suck ! »

  7. Lilibuzz, ça fait plusieurs fois que je la laisse passer mais là ma fibre anglo-saxonne ne tient plus: suck est un verbe donc « responsability sucks! (oui, il se conjugue aussi!)
    Mais je suis sure que cet anglais sera totalement compréhensible dans la Grosse Pomme!

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