In your little eyes

Vous le savez, ou pas, il y a quelque temps, j’avais un chien. Il est resté chez mes parents quand je suis venu à Bordeaux, normal. Ce n’était pas vraiment mon chien, c’était celui de la famille. Et puis, qu’est-ce que j’aurais fait d’un clébard dans mon premier studio de 20 mètres carré, je vous le demande?

C’était une petite femelle, la copie conforme de celui de la photo (mais blanche à tâches noires), et on l’a eue quand j’étais en CM1. On l’a appelée Loche. Ouais, bon, ça va, je vois vos sourires narquois, et je m’insurge: le mot loche ne fait pas partie de mon argot, ni de celui de mes parents, on est des bouseux! Donc NON, nous n’avions pas conscience d’appeler notre chien Nichon… En fait, on l’a eue au début de l’année où, dans l’ordre alphabétique, il fallait donner aux chiens des noms commençant par M. Et puis on s’est rendus compte qu’en fait elle était née l’année du L… Ok, j’exagère, mais à peine, c’est quasiment la vraie origine du nom de mon chien! Et c’est toujours moins cruel que Merdette, à mes yeux (sans vouloir viser personne, hein!).

Bref, Loche était une chienne crade, elle bavait, elle pétait, elle mangeait en en foutant partout, elle montait sur la table pour voler le poulet ou le rosbeef (oui, oui, je vous laisse imaginer le volume sonore atteint par ma mère dans ces moments-là), elle léchait les visages avec sa langue qui puait la mort, elle a mis un temps fou à comprendre qu’il ne fallait pas pisser sur les tapis… Mais nous l’aimions beaucoup, et même si les hurlements de ma mère ont dû la rendre sourde (ce qui est la seule explication que j’ai trouvée à son absence de réaction quand on l’appelait), nous avons veillé à ce qu’elle soit heureuse. Elle est décédée l’année dernière, à la suite d’une longue maladie pulmonaire. Quand il a été évident, à nos yeux et à ceux du vétérinaire, qu’elle souffrait, mes parents l’ont faite piquer. (Ambiance Tchik-tchiki-boum, bonsoir!)

Si je raconte ça, c’est parce que tout à l’heure, à la Fnoc, j’ai croisé le regard de Loche… Enfin, pas son regard, mais des yeux globuleux trop mignons quasiment identiques sur un autre bouledogue français. Il faut savoir que TOUS les bouledogues français sont moches à côté de Loche, qui était en fin de compte un specimen à pédigrée quasi-parfait. Mais celui-ci était vraiment bien (bon, pas aussi bien, mais bien), et son regard a capté le mien pendant quelques secondes. J’ai vraiment cru voir mon chien…

C’est con, hein? Bah oui, mais du coup, j’y repense: je fourguerais bien un nouveau bouledogue français à mes parents pour Noël (ou pour un prochain anniversaire, ne soyons pas sectaire/pressé)…

Et vous, une bestiole aussi mignonne a-t-elle marqué votre jeunesse?

7 réflexions au sujet de « In your little eyes »

  1. Il s’appelait Diogène, c’était un basset hound abricot et blanc; de grandes oreilles, un petit corps, 35 kg, flémard comme pas deux sauf quand il fallait aller courir dans les bois; tant et si bien que des chasseurs lui ont détruit le museau à coups de crosses de fusils et que nous avons dû le faire piquer;
    il était adorable quand il dormait sur le dos en ronflant, avec ses 20 cm d’oreilles qui pendaient de chaque côté, portant encore les traces de ce qu’il avait mangé et bu (puisqu’elles traînaient partout)
    Enfin, maintenant, j’ai mon Guysmo chéri.

    modestime

  2. moi aussi j’ai eu un lapin qui s’appelait (attention à l’originalité) : jeannot !!
    on l’avait gagné à la fête du village et on était allé le choisir à la ferme… ah que de souvenirs…

  3. Ben nous on avait une chatte qui s’appelait Minette (Julie en fait mais son surnom l’a emporté!).
    Elle me détestait, même si à l’époque j’étais pas encore allergique aux chats, et me mordait les chevilles. Depuis, je hais ces boules de poils!

  4. je suis une fille absolument sans coeur, surtout en ce qui concerne les animaux… J’ai eu des poissons à foison (oui, ben, c bon, j’étais p’tite, ils avaient un petit bocal & ils avaient le don pour mourir hyper rapidement), des perruches, des hamsters, un lapin (aussi! mais lui, il s’appelait Caramel): c’est finalement lui qui est resté le plus lgtps, même s’il est mort… de froid!
    (Admirez tout de même notre découverte accrue des animaux pendant toute notre enfance!)

    J’ai malgré tout été très attachée au chien de mes grand-parents, appelé Dic, alors que c’était un vrai Lassie (un colley, quoi!); il me donnait les 2 pattes et se tenait debout, puis il ne me donnait plus qu’une patte car il en avait perdu une (accident de voiture)… quelle histoire, me direz-vous! & pourtant, c’est sans doute le seul animal que j’ai vraiment aimé… (une p’tite larme, m’sieurs-dames?)

  5. @ alphonsine: Aaaaaaaaaah, j’avais oublié que vous aviez laissé le lapin mourir de froid dehors!! C’est l’histoire de bestiole domestique la plus terrible que j’aie jamais entendue, pourtant!

  6. moi et ma chatte c’est une longue histoire d’amour depuis plus de 10 ans … et elle s’appelle Isis.
    voilà, maintenant, ne t’étonne pas si on a des lecteurs pervers …

    Pas d’animaux sur ce blog, please !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*