Love can damage your health

Je ne suis pas un original: je ne suis pas fan de la saint Valentin. Je trouve que c’est une fête commerciale, aux origines douteuses, et qui n’a pas grand intérêt à part faire dépenser du fric à ceux qui sont en couple/faire déprimer ceux qui sont célibataires. En plus, ça met la pression, je trouve: on se sent obligé de faire un effort supplémentaire ce jour là, alors que, merde, ce n’est pas un anniversaire! Comme je suis un garçon docile et bien intentionné, je m’exécute pourtant, chaque année, en ayant une tendre et niaise attention pour l’objet de mon affection. Ce qui peut me valoir tour à tour reconnaissance (« Rhooo, c’est trop mignon, t’aurais pas dû! ») ou reproches (« Puta*n, tu fais chier, j’ai rien fait, moi! »). L’année dernière, par exemple, Poussin n’avait rien prévu. Bon, je le lui reproche pas hein, mais c’est vrai qu’en couple, il faut avoir de l’instinct par rapport à ces choses là: sur le coup, je m’étais senti con, à me voir reprocher un cadeau. Et du coup, pour moi c’était « Alors moi ni Eiffel Tower, ni fly boat, ni même les fleurs ». La loose, quoi. Mais maintenant que je sais que ce n’est pas son truc, je zappe le 14 février, et tout le monde est content. Notez que pour que cette méthode marche, il faut, comme moi, ne pas être trop susceptible si on se retrouve comme un orphelin au pied du sapin de Noël municipal en ce beau jour des amoureux consuméristes, et ne pas accorder trop d’importance à cette « fête »… Ce n’est pas donné à tout le monde, d’après mes observations.

Mais cette année, Poussin étant en Allemagne, et moi ici seul avec ma crève, ce sera soirée avec les grognasses célibataires. Une bien romantique façon de conchier les couples qui se baladent main dans la main dans la rue, sous nos regards méprisants et dégoûtés.

Joyeuse Saint Valentin quand même!

4 réflexions au sujet de « Love can damage your health »

  1. perso, ça me fait ni chaud ni froid, cette date du 14 février. C’est la force de l’habitude, me direz-vous… Soit!
    Mais il se trouve que je ne suis pas déprimée, et que je l’oublie tout le temps.
    Le seul truc un peu pas marrant, c’est qu’il faut faire attention à qui on donne des nouvelles ce jour-là (histoire qu’ils ne s’en fassent pas, des histoires, justement). Pffff… c’est pas facile tous les jours, j’vous jure!
    surtout quand on doit réviser de l’économie internationale… Aaaargh! Help me!

  2. Moi j’embête les rabat-joie du 14 février, parce que bon, ça coûte rien de faire un dîner pour son amoureux, on n’est pas non plus obligés de se ruiner 🙂

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