Il y a des colères qui sont parfaitement saines

C’est une dame très bien qui a dit ça un jour (je vais me faire des ennemis, là). Allez, ça faisait longtemps, vous me la passerez bien. Mais là, un bon cri bestial pour m’extraire de mon snobisme strict, ça me ferait du bien. Et donc, tel une Brigitte Bardot bloguesque, en plus classe et en moins raciste, je pousse un cri face à l’injustice subie par un garçon bien, je pousse un « cri dans le silence » (magnifique ouvrage vomitif que je vous recommande pour mesurer ce qu’est la déchéance d’une icône). C’est quand même dingue: tous les ans, c’est la même chose, depuis que je ne prends plus de vacances l’été au profit de nos amis les patrons! Je leur propose pourtant mon corps, mon âme, mon intellect un peu aussi, juste pour la beauté du geste, sans paie ou presque. Mais non. Pas moyen que ça se passe comme je le veux, c’est une galère de chaque instant, et on dirait que rien ni personne n’est là pour m’aider. A ce jour, toujours pas de stage officiellement établi, toujours pas d’appart’, toujours pas de motivation à finir cette année scolaire qui, décidément, n’en finit plus.
Alors voila où j’en suis aujourd’hui: stage potentiel n°1 serait ok, mais je préférerais stage potentiel n°2. L’option « idéale » (signifiant aussi un an de stage sous-rémunéré en vivant à Paris, vous voyez le genre), serait de cumuler les deux stages, bien sûr. Sauf que… je suis obligé de faire le stage potentiel n°1 avant le stage potentiel n°2, pour avoir mon Master validé par le stage n°1 en septembre. Mais voila, le stage n°2 exige d’être le stage qui validera le Master, ce qui est strictement impossible en termes de temps, puisque je le commencerais trop tard (septembre) pour me valider le Master à temps… Alors je vais peut-être devoir laisser tomber le n°1 pour débuter le n°2 plus tôt, mais je ne sais pas si c’est bien ça qui m’arrange le plus.

Beuaaaaargh, je rame trop, là. Bon, je sais, vous allez vous dire: le mec il est chiant, il a deux stages et il est pas content. Bah ouais, mais je sais même pas si c’est le boulot que je veux faire plus tard, et puis d’abord je vous merde. La charmante et avenante demoiselle du service de stage se démène donc à négocier avec mes futurs ex-employeurs, et moi je n’ai toujours pas de convention signée, à maintenant moins d’un mois de la fin des cours.

La fin de ma scolarité, et peut-être pour toujours. « C’t’abus! », dirait mon frangin.

Et l’appart’? Bah, pas grand chose à en dire: mes parents devaient le voir pour déterminer le montant des travaux à réaliser pour qu’il soit vivable et rendable en état nickel au propriétaire (c’est une des conditions de notre potentiel bail). Ils avaient rendez-vous avec l’agent immobilier à 17h30, sont partis du fin fond de la Seine-et-Marne à 16h, et se sont bouffé les embouteillages du soir. Donc ils étaient en retard, l’agent immobilier les a plantés, ils sont furax et ils m’ont laissé, entre autres cris, une consigne claire: « tu te démerdes!! ». Mais, je n’attendais que ça!

… Euh, comment on fait, au fait, pour se démerder?

C’est vraiment trop de boulot de changer de ville.

5 réflexions au sujet de « Il y a des colères qui sont parfaitement saines »

  1. Quand je pense que c’est ce qui m’attend! Pas encore dix-huit ans et déjà dans les embrouilles. J’ai choisi plusieurs options pour être sûre d’en avoir au moins une : soit je réussis le concours ortho, soit celui d’éducateur spécialisé (celui de demain matin), soit je suis acceptée dans un BTS, soit je me retrouve à commencer une licence. Tout ça sur deux villes différentes, et sans savoir non plus ce que fera mon chéri en septembre. C’est à se tirer une balle.

  2. @ marine: et encore, le tien habite dans le même pays que toi! Mais c’est vrai, le mien, je sais où il sera dans les deux années à venir!

    @ alphonsine: le courage paye, apparemment… des news très vite!

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