One year old, blog! Daddy’s proud!

Aujourd’hui, le thème du post a été très facile à trouver. Rien d’exceptionnel, me direz-vous, vu que j’ai succombé au phénomène très tardivement et que, du coup, des centaines d’autres blogs ont connu ça avant celui-ci. Mais tout de même, signalons-le, car beaucoup d’autres blogs (dont certains lancés par moi-même) ont connu une durée de vie bien plus courte. Une telle longévité se salue: ce blog a aujourd’hui un an. Il y a un an, jour pour jour, je rédigeais, d’une main et d’un style hésitant que je trouve risible aujourd’hui, le tout premier post écrit ici. J’y disais, tel une Carla Sarkozy avant l’heure, que je ferais de mon mieux, et je crois ne pas avoir déçu les franç… euh, les lecteurs, à ce niveau-là. J’espère que vous m’avez trouvé suffisamment inspiré, réactif, régulier, agréable à lire, sympa. Ne rayez pas la mention inutile.

Alors, pour marquer le coup, je vais dévoiler un petit secret lié à la naissance de ce blog: il y a quelques blogs que je lisais bien avant de créer celui-ci, et qui, chacun à leur manière, m’ont donné l’envie de me lancer. Une envie qui m’a titillé au cours de l’été 2006 (été mythique pendant lequel je harcelais pas mal de personnes, dont les contributeurs de ce blog, d’une bonne dizaine de mails collectifs par jour pour leur raconter ma vie, au risque de me les mettre à dos). Et puis, le 5 mars 2007, je me suis enfin lancé, après m’être creusé la tête pour trouver un nom débile à ce blog, ainsi qu’un quelconque objectif. Finalement, la futilité, voire l’inutilité flagrante du phénomène m’explosant au visage, ce fut le terme « cercle futile » qui fut testé et approuvé par Blogger, pour un blog sans prétention aucune, adressé à tout le monde et à quelques personnes en même temps.

Et parmi ses « papas-blogs », qui l’ont inspiré ou pas, et qui restent de toute façon radicalement différents, on compte:

POC la téléphage: pour le ton et l’obsession maladive de la télévision, qui ne se reflète pas tellement sur ce blog au bout du compte, mais qui m’amuse énormément chez cette demoiselle au style irrévérencieux et aux analyses satiriques souvent très justes. En plus, j’étais en stage à Toulouse lorsque, m’embêtant royalement par une belle journée de juillet, j’ai découvert ce blog et cette toulousaine. Moi je dis, c’est le destin… ou pas.

Vingtenaires: parce que c’est un blog collectif, avec une administratrice, Nina, qui écrit plus souvent que les autres, et quelques potes à elle, rédacteurs occasionnellement motivés, ça rappelle un peu ce blog, non? Enfin, moi, quand je les lisais, c’était un peu le genre de format que je voulais pour ici. Au bout du compte, il n’y a plus guère que moi pour écrire ici, vu que tous mes co-rédacteurs sont débordés/ont laissé tomber. Mais bon, j’y crois encore!

Matoo: pour la richesse langagière et de contenu, qui va du cinéma aux bouquins en passant par le théâtre, les expositions et la vraie vie. J’aurais bien aimé, comme lui, parler un peu moins de ma gueule et un peu plus de culture, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Je continue de vous encourager à y aller.

Gauthier: découvert par hasard sur son ancien blog, j’ignorais qu’il était une star de la pédé-blogosphère, mais j’aimais bien le ton. Et c’est vrai qu’ici, c’est un peu un pédé-blog (avec des rédactrices FAP). Mais je dois admettre que, n’étant ni célibataire, ni une bombe sexuelle enchaînant les conquêtes, ni addict à toutes les substances dangereuses de la création, je livre des posts un peu moins sexys. Boh, c’est une autre ambiance!

Larouquine: si ce blog parlait de cul, j’aimerais le faire aussi bien que Larouquine, qui pour son jeune âge a un palmarès étonnant et garde vraiment la tête froide, à gérer un blog aussi chaud (et ses quelques lecteurs tordus)! En même temps, ce blog a le bon goût de ne jamais basculer dans la vulgarité gratuite, et de parler de plaisir féminin sans tabou. Voila qui expliquera à Cacahuète pourquoi ses histoires d’orgasmes me laissent de marbre!

– Room de luxe: blog aujourd’hui disparu, dont les brefs posts complètement désenchantés, suicidaires et poétiques n’étaient pas du tout du même ton ni de la même qualité littéraire que ce blog, mais je le lisais souvent.

– Pink Martini the first: blog disparu aujourd’hui également (quoique, il y a à présent à la même adresse un blog zarb en anglais auquel je ne pige rien). Le ton ressemblait un peu à ce qu’il y a ici, le jeune homme était gay, fleur bleue et pas prise de tête. Dommage que cela ait cessé. Je n’avais pas très bien suivi, mais apparemment, il avait eu un grave accident, des amis à lui donnaient des nouvelles de temps en temps en écrivant un post, et puis un jour, je suis revenu… et plus rien. C’est triste, parce que c’était un mec jeune, sympa, et que son blog était peut-être, de tous ceux que je viens de citer, celui qui ressemblait le plus à celui-ci…

Voila, c’est en lisant ces gens que j’ai réussi à me convaincre que non, le blog ce n’est pas un truc complètement nul. C’est vrai que ça ne sert pas à grand’chose, mais c’est agréable de lire les gens, ce qu’ils ont envie de partager, leurs coups de gueule, leurs histoires, leurs coups de coeur. C’est une vision bien niaise, mais après tout, lecteur, ne faut-il pas être un peu niais pour lire ces lignes?

6 réflexions au sujet de « One year old, blog! Daddy’s proud! »

  1. Je nous (mais surtout te ) souhaite un joyeux joyeux joyeux anniversaire ! Pourvu que cette aventure dure parce que c’est quand même l’un des meilleurs moyens pour me faire exploser de rire bêtement devant mon écran (même si, certes, je suis bon public…). Continue à écrire et continue à nous laisser la porte ouverte pour le faire !
    Je suis quand même déçue que tu restes de marbre devant mes histoires d’orgasmes…quel gâchis !

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