Avoir du bol en immobilier, ou pas

Je suis le jouet d’éléments que je ne maîtrise pas. Et lorsqu’il s’agit d’une mère qui, quinze jours avant le début de mon stage et au moment même où je lui annonce que ça y est, on a notre appart’, elle n’a plus du tout, mais alors plus du tout envie que je me mette en colocation et qu’elle ne se portera garante pour rien… eh bien, ça me laisse un peu perplexe. Six mois que je lui ai annoncé ce projet. Trois mois que je cherche activement un appartement pour trois, puis pour deux. Deux semaines qu’on se prend la tête avec Cacahuète en attendant d’avoir une réponse claire pour signer un bail.

Et aujourd’hui, 3 avril 2008, à moins de deux semaines de l’arrivée prévue à Paris, elle me dit que c’est non. Nous avons cessé d’être SDF pendant trois minutes, entre l’instant où l’agent immobilier nous a dit oui, et celui où ma mère m’a dit non. Et de nouveau, nous allons devoir chercher, chacun de notre côté, uniquement parce que je n’ai pas su, en 23 ans, donner à ma mère un minimum de confiance en moi. Du moins, pas suffisamment pour pouvoir chercher un logement sans qu’elle ne s’en mêle, ni pour décider si je suis capable ou non de vivre avec quelqu’un. Evidemment, je n’ai pas été épargné par les remarques agréables sur mes choix de vie (orientation, sexualité, le fait de quitter Bordeaux alors qu’elle voulait que j’y reste, le fait de ne pas avoir tenté l’ENM, etc.), qui l’emmerdent depuis des années, « mais rassure-toi, je ne t’en veux pas, hein! ». Elle a bien essayé de me faire croire que Père était derrière elle sur ce coup là. Elle me l’a passé au téléphone, il ne savait même pas de quoi je parlais. Très impliqué, le Père. Bah oui, mais c’est quand même Mère qui décide. Pas de bol. Je vais donc probablement me plier à sa volonté absolue, une nouvelle fois… Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas demandé pourquoi j’aime tant ma vie (et pourquoi me retrouver dans une ville si proche de chez mes parents me botte si peu).

7 réflexions au sujet de « Avoir du bol en immobilier, ou pas »

  1. Ah ben… j’en reste sans voix… Tu n’as vraiment pas de chance, mon pauvre chou!

    Je t’apporte toute ma compassion… C’est pas grand chose, mais c’est déjà ça, non?
    Des bisous

  2. les mères sont toutes des chieuses. La mienne m’appelle trois fois par jour et quand j’ai le malheur de ne pas décrocher (c’est-à-dire quand je suis en cours) j’ai le droit à des insultes du genre tu ne m’écoutes jamais; si j’avais su je ne t’aurais pas fait…
    mais si je t’écoute, c’est pour ça que je déprime.
    Quand je serai dictateur, j’interdirai l’existence des mères.

    modestime

  3. Ta sexualité? T’es homosexuel??!! 😉
    On lance un concours de mère chiante? Moi la mienne, elle s’en fout complètement de ce que je fais. D’ailleurs, je suis un accident, et ça à force de l’entendre, je finis par le savoir. Allez, un jour, tu riras de cette mésaventure. Si si, je t’assure!
    En attendant, merde pour ta recherche. Que la force soit avec toi.
    PS: pas moyen de négocier en douce avec ton père?

  4. @ pequena mierda: aaaah, ce serait si facile d’avoir un parent laxiste pour compenser un parent castrateur! Mais non, je crois que la solution est ailleurs!

  5. @vinsh : t’es homosexuel ???
    Finalement, ce n’est pas si évident … Si même Pénélope et PM s’y questionne ! 😉

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