De: Vinsh; A: Lectorat; Objet: Retard sur votre prestation bloguesque

Décidément, à force de m’absenter, je vais devenir mégalo. Car oui, dénoncer à longueur de posts votre fictive impatience face à mes absences bloguesque, c’est un peu ma seule pirouette stylistique devant la déroute de ces pages. Je continue donc. Mes enfants, je sens bien la vague populaire de détresse qui secoue le lectorat de ce blog. Les aléas de la vie sont parfois cruels et nous poussent à la négligence. Je me navre donc de ne pas être en mesure de faire vivre ce blog ces temps-ci. Ainsi que je vous en ai prévenu il y a quelque temps, j’ai bien des contraintes, actuellement, qui me poussent à ne pas bloguer. Je pourrais bien vous parler de l’installation dans le nouvel appartement avec ma co-loque, de mes collègues, de mon nouveau quartier, du mec du gaz qui ne daignera pas se pointer chez nous avant vendredi (donc, de la stimulante sensation de la douche à l’eau froide)… Mais j’attends de pouvoir faire ça dans de bonnes conditions, pas en catimini juste en face de mon co-stagiaire qui, lui, travaille…

Donc, ce n’est pas une période bloguesque faste, en attendant, d’ici une semaine, des jours meilleurs. Navré de vous décevoir une fois de plus (du moins, vous, là, au fond, ceux qui ne viennent pas ici pendant une durée s’étalant de 0 à 10 secondes pour voir les seins de Valérie Damidot). Bah oui, le blog, c’est supposé être un peu Durty, le contrat de confiance : tes lecteurs t’attendent quotidiennement, pour un post calibré et bien écrit, analytique, drôle, plein d’esprit ; ils comptent sur toi. C’est beau. Oui mais. Car il y a un oui mais, comme dans tout bon plan argumentatif en deux parties : la régularité, ce n’est pas toujours possible, mes cocos. C’est moche. Et dans le fond cela me navre. Déjà, il faut avoir quelque chose à dire. Or, ce n’est pas forcément mon cas en ce moment, je suis tout simplement vidé par tous les non-événements qui se succèdent, et je ne peux pas/veux pas tout raconter. Dès que je saurai comment jongler avec les nouveaux éléments personnels, culturels et métaphysiques de cette existence parisienne, cela devrait aller mieux.

Par ailleurs, et c’est un élément important, contrairement à l’année dernière, mon stage ne me permet pas le luxe du blog au boulot. Enfin, pas encore… Bah oui, vu la rapidité avec laquelle j’ai craqué (deuxième jour) pour publier ce post, je risque quand même de faire des sauts ici de temps en temps. Mais je n’ai pas vraiment le temps de glander pendant six heures sur les sept que je passe sur ce bureau chaque jour. Pas de bol pour m… euh, pour vous, j’ai envie de dire.

Enfin, et c’est le plus important (de même que le plus invivable) : sans Internet à la maison, pour l’instant, bah je ne vois pas comment vous satisfaire… Je ne vais quand même pas aller lâcher deux euros de l’heure dans un cyber-café juste pour bloguer ??! Donc, oui, lecteurs en transe, je vous abandonne brièvement, mais je ne vous oublie pas, comme l’entonne si harmonieusement la ménopausée Céline Dion. Je reste à votre disposition pour tout commentaire ou mail d’insultes que vous souhaiteriez m’envoyer (mon moi masochiste s’en frotte les mains d’avance), et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Faut que je retourne bosser.

PS : au fait, j’y pense, question passionnante qui me turlupine : Durty, ils casent toujours leurs pubs avant la météo de France 2 (ou plutôt France Neige, vu les conditions dans lesquelles on la regarde actuellement à l’appart’) ?

3 réflexions au sujet de « De: Vinsh; A: Lectorat; Objet: Retard sur votre prestation bloguesque »

  1. hihi!
    Ben, pour « Durty », j’peux pas te dire, je campe dans mon appart, au sens littéral du terme, puisque je n’ai plus de télé (ni radio), plus de lit, plus de frigo……………….
    Mais une sorte de mini-matelas pneumatique, des bouquins pour mon mémoire et, OUF!!!!, internet!

    On m’a dit l’autre jour que je commençais une retraite spi et que la prochaine étape était le monastère… Je sais pas si c’est une bonne chose….

  2. PS : bon courage pour ton stage où tu peux même pas aller sur internet où tu veux quand tu veux…!
    & surtout bon courage pour les douches froides! vous êtes des warriors!

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