Fin de vie… d’étudiant

Face à l’inertie chronique qui s’empare de ce blog, j’ai décidé de prendre la plume.
Les derniers messages postés ont parfaitement annoncé le grand bouleversement qui touche la majeure partie de la petite communauté qui gravite autour de ce blog : les habits d’étudiants tombent au profit ce ceux de stagiaires, pigistes, employés et autres futurs actifs bobo.
Ce tournant, capital dans une vie, s’accompagne d’euphorie mêlée d’angoisse et de nostalgie; mélange de sentiments compréhensible.
Toutefois, la vie est plus dure pour ceux qui ont fait le choix, comme moi, de poursuivre leurs études en cycle doctoral. La transition est rude pour ceux-là car le départ des amis, la mutation par eux effectuée, souligne plus encore la permanence de notre situation, l’étrange continuité qui conduit les doctorants à n’être plus de vrais étudiants mais des étudiants tout de même.
En dépit de cette transition psychologique difficile, je veux faire part, à l’ensemble de mes proches, de toute mon amitié et de mon soutien. Je n’ai pas été souvent présent parmi vous, je me suis parfois fait attendre, ai déçu certains d’entre vous; toutefois, je veux vous assurer de la joie qui fut mienne de vous accompagner pendant un temps. Vous m’avez aidé à passer un cap dans ma vie, à mûrir, à fréquenter l’autre et à me confronter à l’autre. Vous avez sans doute évolué avec plus d’aisance que moi dans la jeunesse mais je crois que nous avons beaucoup partagé.
J’espère que nous continuerons à partager encore.
Je vous envoie toutes mes pensées d’une amitié sincère

Modestime

PS : j’aurais sans doute posté un commentaire assassin pour dire que ce message dégouline de bons sentiments. Enfin! J’ai l’indulgence des auteurs envers eux-mêmes.

4 réflexions au sujet de « Fin de vie… d’étudiant »

  1. Ce message dégouline de bons sentiments!! C’est intolérable! Bon, mais moi, j’aime bien les bons sentiments, donc je pardonne ce faux pas.

    Merci de ces lignes, elles ont leur importance, pour ce blog et pour moi. Et ne parle pas comme si nous nous disions adieu: on part tous vers des horizons différents, mais dans le fond, il y a toujours moyen de ne pas se perdre de vue (ne serait-ce que grâce à un mail, un coup de fil, une grognasse plus motivée que les autres pour garder le contact, un grognassion qui sort de sa réserve… ou même un blog!). J’espère bien que nous nous verrons encore grandir!

    Bises dégoulinantes

  2. Stop les bons sentiments, session rattrapage pendant tes exams : je quitte Bordeaux jeudi.
    A toi, de voir si on peut se voir, si tu souhaites passer à l’appart.
    Je sais que tu as un emploi du temps rempli, et bcp d’obligations, mais qui sait … et ça me ferait plaisir !

    Ravie de te compter parmis mes amis ! M***e pour tes exams et mémoires !

  3. Je ne sais trop quoi dire face à ces bien jolis mots…
    un « merci » suffira alors…
    & si ça peut (un peu) te mettre du baume au coeur, je t’accompagne pour l’instant dans ton quotidien d’étudiant! 😉

  4. Dit donc, ce serait pas un brin sirupeux toussa. Nous mais on se croirait dans un tableau de Greuze depuis quelques temps sur ce blog ! Il est temps qu’un peu de cynisme revienne, que diable! 🙂

    Allez, bises au chercheur qui cherche.

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