L’ultime souper

Je n’aurai malheureusement pas l’occasion de bloguer ce soir sur la Nouvelle Star. Je vais dîner avec mes petits camarades de promo, pour clore cette magnifique année qui s’est vachement bien passée (hem hem -toux embarrassée-). Il faut fêter ça dignement, hein! Vous me direz, peu importe mon absence devant ma boîte à troubadours, puisque c’est Amandine qui va gagner. Bah oui, mais quand même je m’inquiète: c’est bien connu depuis Marianne James, les téléspectateurs de la six ont « de la merde dans les oreilles ». Et c’est vrai que parfois, c’est contrariant, genre on va se retrouver avec Jules en finale. La dèche, quoi. Alors du fond de mon resto diplomatique avec mes petits camarades de promo, ce soir, je vais prier intérieurement pour qu’Amandine soit toujours là quand je rentrerai. Idéalement, ce soir, c’est un quota « insignifiant » qui dégage, genre Julien (mais plus le temps passe, plus je sens qu’il risque d’aller loin, puisque pour la petite histoire c’est un pote de Quentin, la fille qui a gagné la Star Ac’ 7). Pourraient-ils virer Amandine??… Non, quand même, il y a plus mauvais. Lucile pourrait virer, mais comme Sian dégage la semaine prochaine il n’y aurait plus qu’une seule fille dans une semaine, c’est bof quand même. Il y a Thomas, qui ne me transcende pas et dont le public pourrait se lasser. Ou peut-être Sian, qui démentirait alors le théorème du candidat sauvé par le jury au premier praïme puis viré au troisième? Le suspense est insoutenable, non?

Bon, pour ma petite histoire à moi, aujourd’hui, c’était la dernière fois que je voyais Mister Blaireau, notre directeur de Master. Ouais, on a eu du bol, cette année, entre Mister Poulpe, Mister Slip et Mister Post-Moderne, on a été gâtés en icônes, au niveau du corps professoral. Et Mister Blaireau, dont j’ai rarement parlé (c’est maintenant ou jamais!), c’est un peu le charismatique de la bande, celui qui a la tchatche (que presque pendant une demi-seconde tu crois que lui, le maître de conf’ de la fac, il va te changer ta vie, surpasser tous les profs de ta grande école toute merdique et faire de toi un pro en moins de trois mois), et il va nous laisser un souvenir impérissable, tellement il a été rapide à nous vider de toute illusion à son sujet… Donc, aujourd’hui, Mister Blaireau a fait le bilan de l’année, et c’était un peu ce à quoi on s’attendait: on a été tellement blasés par les contenus des cours et par l’arrogance des profs que ça a fini par se voir. Donc, on est une promo molle, « sans esprit », qui ne rit pas aux blagues de Mister Blaireau (pas parce que ses blagues sont nulles, hein, parce qu’on est pas des gens très spirituels, ni éveillés), mal sélectionnée, on a volé la place des gens motivés par la perspective de faire une première année de BTS à Bac+5… J’en passe et des meilleures. On n’a pas d’unité de groupe, selon lui. Soit. C’est probable, globalement, on ne s’aime pas beaucoup entre nous. Mais tout de même, ce qu’il ignore, c’est que ce soir, on se fait une petite bouffe entre survivants de la promo, et que ses oreilles vont siffler. Quand il s’agit de se la jouer « Radio LDP », le groupe peut devenir super soudé. C’est dingue, non? Heureusement pour lui, Mister Blaireau a su être clairvoyant sur certains points, genre sur les grognasses arrivistes qui ne sont pas venues ici pour les débouchés mais pour la mention de l’école sur leur CV. Et aussi sur le fait qu’on a unanimement détesté certains enseignements. Bref, il a écouté, un peu, le grognement diffus qui émanait de notre petit groupe depuis trois mois. S’il en tiendra compte pour la promo suivante en proposant une maquette d’enseignements moins bêtifiants? Il le dit. Moi, je le connais, le bougre, j’ai eu affaire à lui pendant six mois pour le projet d’événement. C’est donc très probablement rentré dans une oreille pour ressortir par l’autre. Cet homme devrait, de temps en temps et à tout hasard, utiliser un agenda ou un calepin. Il est tellement convaincu que sa tête suffit à se souvenir de tout que les résultats (brillants) ne se font guère attendre. Dommage, humainement, j’ai de la sympathie pour le bougre. Mais vraiment, sa tchatche qui ne trompe personne et sa tendance à se coller l’étiquette de NOTRE école sur le front, ça me gonfle, mais ça me gonfle!!…

Le plus drôle, dans tout ça? C’est qu’à avoir bossé avec lui pendant six mois, j’ai la cote. A ses yeux, je fais partie des quelques étudiants qui ont fait preuve de motivation cette année. Alors que s’il y en a bien un qui s’est laissé porter par tous les autres et qui n’a absolument rien apprécié dans ce que cette année scolaire était supposée nous apporter, c’est définitivement moi.

7 réflexions au sujet de « L’ultime souper »

  1. alors en direct du praïme, parce que moi on s’entend tellement bien dans ma promo que niveau ambiance on a pas réhaussé la température depuis Glaglacity, Lucille a tout déchiré avec une réprise de « dis moi que tu m’aimes de Lio » … La petite fait de la léche en reprenant la chanson en mode « rock force polk indie je sais pas quoi » …

  2. Je m’insurge, moi Jules je l’aime ce ptit gars. J’avoue, personne ne comprend, encore moins l’homme de la maison, mais ce ptit jeune me rend toute chose. J’ai honte, je vais me cacher 🙂

  3. Jules est détestable, et en plus son implantation de cheveux est à la moitié du crâne. Il se prend pour une star et modifie tellement les chansons qu’on ne les reconnaît même plus T_T

  4. ouais mais non… Je suis anti-Jules « à donf », parce que c’est vraiment pas possible, qu’il est même pas beau et qu’il se la pète beaucoup mais alors beaucoup trop. Non mais qu’est-ce qui croit, lui? qu’il a le monde à ses pieds? Non mais!

    PS : mais il est vrai qu’il a un certain succès envers les p’tites jeunes qui envoient des sms surtaxés (ex : ma soeur de 15 le trouve trop BG (comprendre beau gosse) et est hyper fan ; par contre, elle n’envoie pas de sms surtaxé : attends, elle a un forfait à respecter!)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*