Je m’embête, je t’embête, tu t’embêtes, on s’embête…

Je préviens d’office, ce post aura 1) un air de déjà lu, et 2) des qualités proches de zéro. C’est le post le plus chiant jamais écrit sur un blog. Ce blog est déserté comme jamais. Je radote, mais c’est vrai. Et je dois vous avouer que cela me préoccupe. Depuis maintenant plus d’un an, je fais de mon mieux pour être assidu, pour écrire aussi bien que me le permet mon cerveau de mouche… et rien. J’ai l’impression d’écrire dans le vide. Alors, j’hésite sur la conduite à tenir : dois-je mettre le blog en stand-by en attendant que mes trois vrais lecteurs et que mes cent lecteurs pervers n’aient à nouveau le temps de venir ici ? Ou bien dois-je continuer, comme si de rien n’était, à enchaîner des articles commentés par trois personnes (dont moi), jusqu’à ce que le succès revienne ? Ne nous leurrons pas, ce qui a permis à ce blog d’avoir quelques lecteurs, l’été dernier, c’était avant tout le fait que mon stage était chiant à mourir. Raconter la vie palpitante d’un stagiaire qui dépérit sur sa chaise, ça rameute presque autant de monte que de titrer « Carla Bruni est enceinte »…

Alors en attendant de décider ce que je vais faire de cet espace d’expression, je vais revenir à mes fondamentaux. Le stage, donc. Et bien contrairement à mes expériences précédentes, globalement, j’ai des choses à faire. Le fait que je blogue au boulot ne doit pas vous induire en erreur, je vous jure : je bosse. Je suis juste vachement souple quand il s’agit de jongler avec les tâches !

Je ne vais pas décrire mon boulot, qui risquerait fort de me démasquer (déjà que, bon, niveau discrétion sur mon identité, c’est moyen, ici, je vais pas en rajouter). Je peux, au minimum, vous dire que je suis amené àlire de la statistique de blog influent régulièrement, et que du coup je me sens une petite crotte. Mais c’est déjà trop en dire…

En revanche, je peux toujours expliquer pourquoi je ne passe pas ma vie ici (sur le blog, j’entends, suivez aussi, bande de mous du bulbe!!) depuis quelque temps : je suis un homme occupé. Le matin, au début, j’essayais de me montrer motivé et ponctuel, je débarquais à 9h15 alors que ma convention de stage stipule bien 9h30, j’étais au garde à vous… Par la suite, constatant que mon étage reste vide jusqu’à (minimum) 9h45, j’ai peu à peu pris le pli. Enfin, peu à peu… J’ai pris le pli en trois jours, quoi. D’ailleurs, en débarquant à 9h50 et en me prenant un petit café au rez-de-chaussée avant de choper l’ascenseur, je trouve encore le moyen d’être dans les premiers arrivés. Ma vie est tellement dure.

Par la suite, j’ai généralement plein de petites choses à faire, qui m’occupent jusqu’à la pause déjeuner.

L’après-midi, c’est plus compliqué : il faut négocier discrètement la sieste digestive en vérifiant une demi-tonne de mails (dont la plupart sont des envois collectifs qui ne me sont même pas destinés). Deux ou trois pauses café pour ne pas se trouver mal (ce serait dommage de perdre en productivité), un ou deux mails persos, une relecture vaguement blasée du boulot du matin (envoyé avant la pause déjeuner et auquel personne ne réagit), une ou deux gaffes pour se faire bien voir, et le tour est joué. A ce rythme là, je passe cadre sup’ dans moins d’un an!

Ce qui explique aussi pourquoi je suis absent. Et lorsqu’un blogueur déserte son blog, le lectorat fait de même. Un constat d’autant plus vrai sur un petit blog non influent comme celui-ci. Oui mais. Mais je n’ai pas vraiment envie de ça. Au tout début, ce blog, je l’avais créé pour en être le seul rédacteur. Puis sont venus mes petits camarades de jeux, rendant le titre de ce blog cohérent, et procurant un peu de vie dans ces lignes. Parce que, c’est pas pour dire, mais quand il n’ya que moi pour écrire, on s’ennuie un peu ici.
Je ne fais de reproche à personne, mais du coup, l’esprit « collectif » a complètement disparu ici, à de rares exceptions contributives près, et je songe sincèrement, par conséquent, à créer un autre blog. Je commence à avoir le tournis, à rester seul dans ce « cercle ». En créant un autre blog, je pourrais peut-être retrouver un chouïa de motivation, de plaisir et de créativité dans tout ça. Proposer un autre ton. Peut-être une thématique qui me serais propre, une passion (la pêche à la carpe? les jeans slim? les pèlerinages bouddhistes? les volets électriques?)… Ou bien juste un nouvel endroit où je trouverais normal d’être tout seul. Parce que là, vraiment, comme dirait l’amie Mikeline… je n’en puis plus. Alors envoyez moi un homme, une femme, un chien, une poupée qui parle ou même une plante verte, mais balancez moi des commentaires, bordel!!!
Bon, je vais réfléchir, mais dans le fond, quelque chose a-t-il encore de l’importance en ces lieux? Suffisamment pour rester?

Edit 16h34: Aaaaaaaah, malheur, y’a plus de café…

Re-Edit 16h38: De toute façon, je dois vous laisser, je me prends des balles en caoutchouc dans la tronche. J’vous jure, on peut plus bosser…

11 réflexions au sujet de « Je m’embête, je t’embête, tu t’embêtes, on s’embête… »

  1. Moi c’est décidé, je m’y remets! Nan, je te jure, je vais y être plus assidue qu’à mon régime!
    Je veux pas que ça se ferme, je veux pas ne plus rien avoir à lire, naaaaan, je veux pas!

  2. Mais change si tu le souhaites, tu es chez toi !
    Et le plus drôle serait que tu deviennes influent et que tu t’auto-consultes dans tes stages ! 😉

  3. non mais attends, j’ai posté un texte qui n’a pas été commenté et que tu as remplacé le jour même; alors question motivation oublie le métier de coach!

    modestime

    PS : merci à lilibuzz pour cette citation en commentaire; en voilà une qui reconnaît le talent!

  4. Ah ben, bienvenue au club des blogs désertés! Je n’ai plus Internet aussi souvent, et j’hésite à me mettre en stand-by, même si pour moi cela signifie presque « mort définitive »… Trop dure la vie 😉

  5. Non mais il arrive à écrire des posts aussi longs au boulot! Sniiiiiiiif. Pourquoi pas moi ? 🙂

  6. @Modestime: moi aussi je sais reconnaître le talent.

    Aujourd’hui, 6 mai, ce siècle a deux ans, un quinquennat de trop, et un an d’on-ne-sait-quoi mais qui est en trop aussi.

    Tu sens comme une filiation là?

  7. J’avoue être un peu dégouté aussi.

    Moi mon stage, c’est arrivé à 9h30 pause déjeuner à 13h, retour à 14h et end of ze day à 19h.
    Et pire encore, ils trouvent des trucs à me faire faire, du coup, pas le temps de consulter mon reader, pas le temps de rédiger des billets.

    La vie active, chroniques de la mort annoncé d’un blog non-influent ?

    En tout cas, nouveau blog ou pas, continue d’écrire, c’est toujours sympa 🙂
    Mais si tu en refais un nouveau, améliore encore ton design.
    C’est un peu comme l’amour, pour être fidèle, faut que ca ressemble à quelque chose. (C’était la citation fatiguée du samedi soir…)

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