Nouvelle expérience musicale à mon palmarès

Sinon, et rapidement, je ne m’attarde évidemment pas sur la Gay Pride (ou Marche des Fiertés) de samedi à Paris, parce que bon, j’suis pas débile, hein, vous allez vouloir des photos… et j’en ai pas. D’ailleurs, si j’en avais, je vous les montrerais pas parce que bon, on est pas chez Mémé, ici, non plus!

C’était rigolo et festif, juste pas tout à fait aussi « boom boom » que ce que j’avais imaginé. Si au moins une fois dans ma vie je pouvais faire une Gay Pride en couple, cela revêtirait peut-être un sens plus fort dans la perception personnelle que j’en ai. Mais je reste très satisfait de l’avoir fait, avec des grognasses qui, certes, se sont un peu crues au carnaval (mais après tout la Gay Pride, c’est un peu ça aussi, même si ces déguisements ne sont pas des costumes de guignols mais bien aussi, pour certains, le reflet d’une identité avec laquelle ils vivent tous les jours), mais qui ont bien joué ce jeu de la fête combinée au message, hautement politique s’il en est, d’union « fraternelle » de tous, homos, bi, hétéros, trans, autour de valeurs de tolérance et d’amour. C’est niais mais c’est une vérité qu’on ne devrait pas se cacher sous couvert de cynisme (et vous savez comme je suis pourri): face à l’extrême-droite qui désigne cette manifestation comme du prosélytisme, il n’y a rien de mieux à dire que cela. Notre sexualité n’est pas un choix qui serait « orientable » grâce aux discours prosélytes d’une bande de drag-queens s’amusant sur un char. C’est juste une préférence qui s’est imposée à nous, seule et sans injonction extérieure, sans que nous le souhaitions non plus, mais que nous vivons bien (merci beaucoup de vous en inquiéter, hein) parce que nous avons choisi de nous accepter tels que nous sommes. Cela ne fait pas de nous des sous-hommes ou des sous-femmes. Juste des gens en paix avec leur identité, comme tous les hétérosexuels ont la chance de l’être dès leur adolescence. Après tout, quel mal fait-on en cela, à vous ou à d’autres? Aucun: c’est une manière d’aimer, et elle vaut les autres. Tant qu’il sera possible de mal le vivre ou d’en souffrir uniquement parce que c’est un comportement minoritaire, tant qu’il se trouvera des gens pour nous haïr, ou même nous « tolérer » au lieu d’accepter cette différence sans arrière-pensée, il restera des raisons de défiler.

Mais le vrai événement de mon week-end, ça restera quand même… Cindy Sander en live à la nuit des Crazyvores. Elle était à fond. Mais sapée comme une pouffe, et elle se la jouait grave. Je n’ai toujours pas saisi si elle prenait ce qui lui arrive au premier ou au trente-sixième degré, mais elle aura au moins suscité l’hystérie au Bataclan, le temps d’une chanson, hélas appelée à devenir un tube maudit… Allez, tous ensemble sur la choré! « Pa-pi-llon de lu-mière/ Sous les pro-jecteurs… » *

A mon avis, il ne me reste plus qu’à voir Madonna en live, et je pourrai déclarer: « C’est officiel, musicalement parlant, j’ai trop la classe ».

* Je sens que vous allez avoir cette chanson dans la tête pendant quelques heures après lecture de ce post… De rien.

3 réflexions au sujet de « Nouvelle expérience musicale à mon palmarès »

  1. putain et dire qua pendant ce temps j’étais en train de regarder l’ASM se faire latter la gueule… le monde hétéro viril c’est quand même vachement moins drole!!

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