Finalement, je préfère l’amour à la plage

Hier soir dans Misère sexuelle paysanne sur la six, quatre nouveaux prétendants au bonheur conjugal fermier se prêtaient, à leur tour, au jeu du Bachelor pour citadines désespérées. Je commence sérieusement à me demander si je vais continuer à bloguer sur cette émission, parce que franchement, et même si j’en ai (un peu) honte, je ne vois pas comment en parler sans glisser des languedeputeries sur à peu près tout le monde.

Commençons par Patrick, le vieux macho qui s’est sélectionné son cheptel de femmes candidates au speed dating en fonction de leur jeune âge (bah ouais, c’est solide plus longtemps, comme ça) et de leurs photos aguicheuses. Vous me direz, ils le font tous un peu, mais Patrick est le seul à avoir le culot (l’honnêteté?) de dire que c’est un critère décisif. Mais bizarrement, après des entretiens pas très glamour avec des ménopausées désespérées qui le flattent sur son regard bovin bleu azur et sa région tellement géniaaaaaale, il rejette les beautés sexuées. A la place, il choisit un sosie frisé sous Lexomil de Christine Deviers-Joncour, et une mère de famille apparemment sympa et équilibrée. Cependant, le monsieur reste un peu goujat inconscient des susceptibilités féminines. Ainsi, lorsqu’elles arrivent chez lui, nos deux bachelorettes ont-elles le plaisir de voir trôner dans le salon deux boîtes customisées avec cœurs, peluches et macramé, destinées au courrier du cœur de monsieur. Et qui lui a offert ces jolies boîtes, me demanderez-vous ma bonne dame ? Bah tout simplement une des ménopausées désespérées qu’il a recalées aux entretiens mais reçue chez lui par la suite. Patrick est un petit malin, mais exposer les preuves du délit devant ses deux prétendantes ET devant les caméras de la prod’ est à mon avis une belle connerie. Je ne serais que peu étonné qu’il se fasse rembarrer par les deux candidates suite à cette muflerie.

Le deuxième candidat (enfin, pas forcément deuxième en fait, je les cite dans un ordre aléatoire) est viticulteur dans le Var, il n’a pas de tare apparente, il parle normalement, il n’est pas moche, pas vieux, vit dans une charmante maisonnette et ressemble un peu à Olivier Besancenot. Bref, il pourrait probablement trouver chaussure à son pied sans en venir à une solution aussi extrême que celle qui consiste à partager le sort télévisuel de ses camarades agriculteurs. En fait, la vraie question qu’on se pose en visionnant son cas est donc: qu’est-ce que Eric fout là?? Apparemment, le secteur de la rencontre est un peu bouché dans son coin (il s’est peut-être tapé toutes les célibataires varoises??), et il se retrouve ainsi bientôt affublé pour une semaine de deux jeunes femmes pas trop laides ni trop canon, désireuses probablement de se rapprocher de la Côte d’Azur en étant à peu près sûres de ne pas se maquer avec le sosie de Robert Hue. Je ne m’inquiète pas trop pour lui, il devrait se découvrir des affinités avec une de ces deux « filles douces » (oh j’suis douce, oh mon Dieu!). Dans un an, pour le reportage spécial Que sont-ils devenus?, on apprendra probablement qu’il a largué sa dulcinée télévisuelle par sms pour guincher avec une sympathique nénette de son patelin. Ainsi vont les choses dans L’amour est dans le pré. Rien de bien intéressant à voir de ce côté-ci, donc.

Troisième cas, euh candidat : Jean, éleveur bovin en Moselle, la région qu’elle est bien. Jean n’a pas de bol, puisqu’après avoir retenu une brunette qui lui plaisait au speed dating, il a vu cette dernière lui filer entre les doigts, « déclinant son invitation ». Peut-être la sage jeune femme a-t-elle appris entretemps que Jean vivait toujours avec sa mère, une espèce de dragon qui a probablement découragé la plupart des relations sociales entreprises par son fils depuis la petite enfance. Ne reste donc, pour le réjouissant séjour à la ferme avec Jean et belle-môman, que la blondinette esthéticienne choisie avec la déserteuse brunette. Cette femme pourrait être jolie, mais son absence de sourcils et son nez environ quatre fois plus petit que celui de Jean me fait douter de ses choix en matière esthétique (justement). Elle est accueillie dans une ambiance glaciale à la table de la cuisine de belle-môman. Ambiance qui ne se réchauffe guère quand le dragon apprend que la jeune pute qui veut lui piquer son fils femme est, accessoirement, mère de cinq enfants. Ahem… Il faut dire que le malheureux Jean, qui était parti pour rejeter d’office toute candidate ayant des enfants (comme je le comprends), a failli sur ce coup là! Esthéticienne vs. Mémé : qui va l’emporter? Mémé part favorite…

Enfin, le meilleur du pire pour la fin. Oui, je sais, c’est facile, donc moche, mais voila : sur ces derniers candidats au bonheur, difficile de passer à côté des basses considérations physiques. Julien, donc, est le malheureux candidat qui a reçu le moins de lettres de la part des citadines solitaires. Disons que ce n’est pas exactement George Clooney. En plus, il a eu le malheur de rencontrer seulement trois prétendantes au speed dating. Bonjour l’humiliation pour le laideron jugé inférieur aux deux autres… Bizarrement, il a retenu à mon sens les deux moins féminines, un quasi-travelo jurant comme un charretier, et une sorte de hamster obèse sapé comme un mec. La troisième, celle qui avait un visage humain, lui paraissait trop en attente, trop désespérée. Alors que ses deux favorites, c’est tout le contraire, hein. Entre les deux, mon cœur balance. Mais pas vraiment celui de Julien, qui les abandonne le premier soir dans sa cuisine, les laissant dîner seules car « le devoir l’appelle ». A sa place, j’aurais trouvé une excuse pour me barrer, moi aussi. Les deux candidates, surtout la charretière, le vivent très mal.

Suspense, donc : Julien s’est-il exilé en Amérique du Sud pour échapper à cette galère ? Reviendra-t-il la semaine prochaine ? Ses deux bachelorettes vont-elles claquer la porte ? La prod’ va-t-elle au moins réussir à former un couple cette année ??


C’est insoutenable, dans la catégorie tension épique, non ? Je ne sais pas si j’aurai le courage d’en regarder davantage…

2 réflexions au sujet de « Finalement, je préfère l’amour à la plage »

  1. Moi je serai la gourdasse qui se tape le candidat une fois l’émission terminée ! Mais pas n’importe lequel, hein, Eric bien sûr. Non pas qu’il soit particulièrement beau mais il habite dans le Var (la moins pire de tous), il fait du vin (ahah) et il fait des phrases avec des verbes conjugués…non, sincèrement, What a catch !

  2. Le pire c’est le mec qui a laissé les deux filles seules le premier soir (celle avec un gros accent et l’autre qui ressemble à une lesbienne) et qui les envoie faire les courses. Il se cherche une femme de ménage?

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