La Pop-Pouffe de juillet

 

C’est décidé, j’assume ma passion pour les chanteuses pop-pouffes, il y aura donc ici une rubrique mensuelle (aux alentours du quand je veux de chaque mois) consacrée à ces déesses plus ou moins éphémères de la pop-culture actuelle.

Probablement condamnée à rester, chez nous, une obscure chanteuse de variétoche acidulée inconnue du grand public (ou, à la limite, à ne faire qu’un seul tube en Europe, ce qui sera déjà pas mal) comme autant de ses consœurs adulées aux Etats-Unis, Katy Perry a pourtant un petit truc pour faire parler d’elle. D’abord, elle a atteint la première place des charts US avec ce nouveau titre, qui succède à un Ur so gay qui m’avait inspiré un post il y a quelques semaines… Certes, atteindre la première place des charts, c’est pas forcément un gage de qualité ; ce serait même plutôt le contraire, vu qu’en ce moment chez nous c’est quand même William « ma main sur ton p’tit cul » Baldé qui occupe cette place. Bah ouais, en France, on achète en masse des chansons à texte : la preuve, les tubes les plus vendus de ces dernières années sont les douces mélodies pas du tout irritantes de Ilona Mitrecey, DJ Bobo, Koxie, Kamini… Bref, que du néo-Léo Ferré.

Mais nos cousins amerloques, ils ont vachement meilleur goût. D’abord, ils ont 50 Cent, Genuine, LL Cool J et toute une clique de mecs classes qui aiment les femmes libérées et la vie simple. Et ça c’est cool. Ensuite, ils ont plein de chanteuses méconnues en Europe comme Katy Perry, qu’on a vaguement entendues un jour en France et qui ont disparu de la circulation par la suite pour devenir actrices de séries Z ou animatrices de real TV shows sur MTV. Si vous vous souvenez de Mandy Moore, de Kelly Clarkson, de Jessica Simpson ou de Hilary Duff, vous me comprenez.

Et c’est là qu’intervient le deuxième trait distinctif de Katy Perry : quand ses copines chantent de la soupe sur leurs émois amoureux pour le beau gosse du lycée, elle a l’air de s’être fait une spécialité de parler d’ambivalence sexuelle. Et ça, c’est un bon plan quand le public est essentiellement composé d’ados boutonneux aux hormones déchaînées (comment ça, je ne devrais pas me sentir concerné??). Z’avez qu’à demander aux deux connasses de T.A.T.U!

Alors bon, c’est pas la chanson de l’année, non plus, mais c’est un bon « earworm »! Et si ça pouvait dégommer William Baldé de nos ondes FM pourries, ça ne me déplairait pas…

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