God shave the Queen

Alors là, je vois mal comment je pouvais ne pas en parler, hein. Tout le monde sait que j’aime Mylèèèèèèèène depuis des années, même si elle ne fait plus de tubes et qu’elle soûle tout le monde avec son numéro de grande prêtresse dépressive en concert.

La voila donc qui revient et qui joue, de manière drôle et assumée, de son image d’icône gay. Car oui, il n’y a pas que les Kylie, les Mariah, les Madonna, les Dalida, les Barbara, les… « euh, les mortes? »*! Mylène Farmer fait partie de ce Club très prestigieux et très fermé (?) d’artistes de grand talent adulées par un public homo bizarrement fidèle envers et contre tout. Peut-être en souvenir de ses vertes années de vingtaine où elle montrait son cul à tout bout de champ dans ses clips, peut-être pour sa liberté sexuelle assumée, peut-être parce que c’est l’une des rares chanteuses de variétoche à proposer un univers et des textes avec un minimum de profondeur et de possibilités de lecture… ou peut-être un peu pour tout ça à la fois.

Mais en dépit de critiques jamais tendres (quoique pas toujours catastrophiques) et de ventes un peu moins à la fête que par le passé (en même temps, Avant que l’ombre, en 2005, c’est avant tout zéro chanson écoutable en radio, zéro titre phare, zéro tube et zéro promotion de la chanteuse, alors…), elle est toujours là, telle une vieille routarde usée mais pas fatiguée. M’enfin quand même, heureusement qu’elle capitalise sur ses tubes passés et sur ses concerts pharaoniques! Parce que, bon, si elle devait compter sur les 10.000 folles qui achètent son album la première semaine après sa sortie en cinq exemplaires (la version normale, la version collector, la version jewel box avec photos exclusives, la version numérotée ultra-limitée avec objet collector en bronze de plastique et la version qu’on écoutera parce qu’on laissera toutes les autres sous plastiques pour ne pas les abimer…), bah elle gagnerait toujours très bien sa vie mais elle serait très underground, au bout du compte.

Quoiqu’il en soit, je vous reparlerai bientôt du nouvel album de la rousse flamboyante, qui apparemment revient au look androgyne qu’elle arborait pour l’album L’Autre au début des années 1990 (avec une coupe de cheveux légèrement moins désastreuse, cependant).

En attendant, je vous renvoie au sulfureux dernier clip à partouze qu’elle nous a pondu juste pour faire parler d’elle, cette catin, en pompant allègrement sur Le Cinquième Elément et sur Le Parfum. Qui a dit que Mylène Farmer était une actrice contrariée?

* Sauras-tu reconnaître cette référence culturelle savamment cachée?

2 réflexions au sujet de « God shave the Queen »

  1. j’ai enfin vu ce clip…et comment dire c’est nul! de même que la chanson!!
    bon ok je n’aime pas mylene mais alors pas du tout et je n’ai jamais eu de période mylene dans ma vie (j’écoutais du rap à l’epoque) mais bon qd meme, j’essaye de rester objective et « sexy coma, sexy trauma », ca reste un peu limité, non??

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