Madonna – Sticky and Sweet Tour 2008

Madonna au Stade de France, c’est un peu l’événement morue de la rentrée. Surtout si on compte que je n’avais jamais vu la Louise Ciccone en concert auparavant, faisant honte à toute une communauté (et je ne parle pas forcément de celle des amateurs de pop pourrie).

Verdict, après six heures d’attente, dont quatre devant les grilles et deux dans le Stade : moi qui m’attendais à vous descendre la Madone en flèche suite au concert, je ne vais pas être en mesure de le faire ici ce soir! Car OUI, le Sticky & Sweet Tour est une tournée plutôt réussie au vu de ce que Madonna en offre au Stade de France. Hier soir, nous étions filmés: le prélude à un futur Live in Paris?… Bof bof, dans la mesure où cette connasse a gueulé, lors d’un interlude, « Paris is a shit! » à plusieurs reprises dans l’espoir qu’on répéterait. Nan mais attends, Louise (tu permets que je t’appelle Louise, comme Lara Fabian à la grande époque?), tu te crois où, là? Tu parles à un peuple d’homos et de FAP totalement chauvins! Alors les remarques déplacées sur Paris, tu te les fous au derche!

A part ça, bah pas grand chose à critiquer de ce concert, qui en met vraiment plein la vue. Comme je le déclarais en sortant du concert au Meilleur d’entre nous: « A côté d’elle, la Mylèèèèène a presque l’air de se foutre de la gueule du public! » (pour me faire pardonner de ce blasphème, je réciterai cinq « Je vous salue Mylène », avant de dormir). Et c’est vrai, même si cela tient essentiellement au registre musical de la vilaine fermière, quand on y pense. Là où Mylène a l’air d’agoniser sur scène dans une lumière glauque, Madonna court, saute, danse et sourit de toute sa mâchoire carnassière sur une scène baignée de couleurs acidulées qui ressemble à un terrain de jeu. Car l’autre victoire de la frime de cette soirée, c’est que désormais je peux comparer concert de Mylèèèèèène et concert de Madonna. Je suis un pédé qui peux mourir tranquille!

Le tracklisting du Sticky and Sweet Tour, qui apparemment ne varie pas d’une date à l’autre, est assez attendu dans son genre, avec en gros presque tous les titres de l’album Hard Candy, et des gros classiques vus et revus de la Madone: Music, La Isla Bonita, Hung Up, Like a prayer… A ce niveau là, elle ne s’est pas trop foulé en originalité, même si j’ai apprécié les trop peu connus Borderline et Human Nature (une de mes chansons préférées du répertoire de Madonna, agrémentée sur cette tournée d’une vidéo de « Britney Bitch », j’ai personnellement adoré). Mais il n’y a pas que le tracklisting pour rendre un concert réussi: tout ici, comme je m’y attendais, est chorégraphié au millimètre, visuellement ébouriffant, lumineux à s’en décoller les rétines… C’est juste magnifique dès les premiers instants, avec notamment une excellente utilisation des écrans en fond de scène, qui se montent, se démontent et se fragmentent à volonté, au gré des besoins, rendant virtuellement Pharrell Williams, Justin Timberlake, Kanye West, Timbaland ou Britney Spears présents sur scène. Les vidéos « meublant » les interludes lorsque la rachitique Louise change de fringues sont toutes belles et travaillées, et permettent de ne pas s’emmerder ferme dans le noir pendant trois minutes. La vidéo « Get Stupid », et sa polémique sur laquelle il est inutile de revenir ici, est assez captivante bien que très peu subtile. D’ailleurs, au passage, Louise, ton programme de concert à 30 euros, il est même pas en papier recyclé: pas très « save the world », ça!…

Bref, si vous êtes allés voir ce concert dans l’espoir d’une quête de sens et de spiritualité, bah vous aurez probablement été déçu par la morale à la sauce mystico-kabbalistique de Madonna. Mais pour ce qui est d’en prendre plein les mirettes, du haut de ses cinquante ans, des ses choré parfaitement maîtrisées, de son corps sec sculpté par l’effort et de sa troupe de danseurs juste trop beaux, la Louise assure encore le spectacle. Je ne lui en demandais pas plus et je n’ai pas été déçu.

Alors bouffe tes dents, détracteur du cynisme mercantile, et repasse donc pour la prochaine tournée!

Edit 0h50: Ah, on m’apprend dans l’oreillette que « Paris is the shit » serait une forme d’argot signifiant « Paris est ce qu’il y a de meilleur »… Hummm, je suis vraiment trop sourd et trop peu culturé pour m’exposer au grand monde…

4 réflexions au sujet de « Madonna – Sticky and Sweet Tour 2008 »

  1. yo baby! je veux des photos!!! c’etait autorisé ca d’ailleurs?? non parce qu’avec un programme à 30€ ils pouvaient aussi vendre les photos!!! ah mauvaise langue que je suis je me tais

  2. Je suis complètement d’accord avec ta « review ».

    Juste un petit hic le satde de france était mais vraiment mou quoi! enfin en gradin où j’étais ça allait mais derrière c’était abusé quoi.

    Sinon y’a juste la partie rave qui était un peu simpliste je trouve mais sinon le reste était génial!

    les backdrops splendides. mention spéciale a She’s not me et sa mise en scène, devil, et u must love me et music et l’entrée et tout le reste en faite! lol

    Par contre Bob Sinclar il nous a plus endormi qu’autre chose!

    Est-ce que c’est fini pou twoua??? noooooooooon ^^

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