Le billet qui sert (vraiment) à rien

Lectorat en transe et en moiteur érotisante, je te sens tout fébrile de ne pas avoir lu de ma poétique prose depuis plus de 24 heures. Frustration et inquiétude. En fait, c’est juste parce que je n’ai rien à dire. Comme ça m’arrive souvent, tu me diras, mais là, tout de suite, vraiment, je n’ai rien à dire. C’est donc un article qui dit que je n’ai rien à dire. On marche un peu sur la tête, ici, non ? C’est très bizarre, d’être blogueur non influent, en fin de compte. On se sait insignifiant au milieu de toute la blogosphère où quelques-uns tirent leur épingle du jeu et ont un public de fidèles totalement à donf’ (à la fanitude un peu déstabilisante, d’ailleurs, dans certains cas), mais en même temps, on se croit attendu par la demi-douzaine de personnes qui ne viennent pas ici au hasard d’un requête Go*gle bizarre…

Bref, la pression n’est pas énorme, mais c’est un peu flippant de se dire qu’ils seront quelques-uns à vous lire vraiment.

La tentation est alors grande de pondre du billet au kilomètre, de proposer du contenu tout le temps pour noyer chaque post parmi tous les autres. Mais là, tout de suite, je n’ai rien à dire…

Et j’écris quand même.

C’est quand même étonnamment prenant, un bloug, non ? Le mot clé étant « étonnamment », parce que vraiment, il y a de quoi s’en étonner tant la logique le justifie peu (parfois) (souvent). Regarde, si je n’avais rien pondu, ce soir j’aurais mal dormi. Même (surtout ?) pour faire le post le plus inutile et vide de sens du monde, je devais écrire aujourd’hui.

Dépendance inexplicable que celle qui m’amène à venir ici et à ne pas me résoudre à ne pas faire un article. Demain, je m’en serais peut-être foutu, mais là, tout de suite, je ne peux pas me résoudre à ce put*in de syndrome de la page blanche… Alors que, sérieux, un jour sans article, on s’en fout un peu, non ?

Si, hein.

La vacuité de la démarche ne t’aura donc pas échappé, et la réflexion peut s’étendre plus généralement au concept de blog, me semble-t-il. Particulièrement quand on n’est ni dans une démarche journalistique ni dans la peau d’un influent, et qu’on écrit chaque jour des choses que l’on sait dépourvues d’intérêt.

Alors, en fin de compte, pourquoi est-ce que je sais que je ne vais pas arrêter le bloug de sitôt ?

Qu’est-ce que ça veut dire, ici ?

*Hem, ceci est un peu rédigé sous l’influence de médicaments qui font somnoler et d’une mélancolie profonde. Merci de ne pas en tenir compte et de le détruire après lecture. Au cas où vous vous feriez choper à lire ces conneries, Vinsh niera avoir eu connaissance de vos agissements*

7 réflexions au sujet de « Le billet qui sert (vraiment) à rien »

  1. Ah ben garçon, remets-toi voyons, dis- toi au moins que tu arrives à t’y tenir, quoi qu’il arrive, à ton blog, regarde le mien laissé en friche depuis des mois… sans compter ceux que d’autres veulent me forcer à mettre en ligne…

  2. Bien sûr, tout cela n’a aucune utilité, mais on s’attache vite à son blog, c’est bête. Et du moment qu’on a quelques « fidèles », pourquoi ne pas continuer? On fera toujours rire quelqu’un!

  3. Pau t’es une dingue.

    Vinsh, ce n’est PAS un post vide de sens puisque tu poses LA question que finalement tout blogueur non influent comme toi ou moi se pose, à savoir : l’existence d’un blog est-elle une nécessité existentielle pour la survie intellectuelle de son auteur ?

    (comment ça moi aussi je pète un câble ?)

    Sinon t’as raison. Quitte à n’avoir rien à écrire, autant écrire ce qui te passe par la tête. De toute façon, c’est pas ce qu’on fait tous les jours ?

    GROS BISOUS !

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