L’occasion et le larron

Bon, lectorat, c’est pas que j’ai une âme (ni un cerveau) (j’suis blogueur, j’te rappelle), mais bon, les petits hasards de la vie ont sur moi une action liquéfiante, qui me transforme, à l’occasion, en gentille chose.

Tu l’as certainement remarqué (si, j’en suis sûr), et tu l’attendais avec impatience en cochant des petites cases amoureusement dessinées dans ton agenda Titeuf : aujourd’hui, c’est le 100ème billet, ici. Bon, ce n’est pas le 100ème post de ma vie, hein, vu que j’avais déjà un bloug avant, mais c’est tout de même un signe fort : je me suis bien établi dans ce nouveau chez moi futile et inutile au possible, je m’y amuse (parfois) et j’y croise des batraciens au fort potentiel bavard. Que du bonheur, comme dirait Super Benji (l’est con, parfois, lui aussi).

Où qu’il est le hasard là-dedans, entends-je brailler au fond de la salle? Bon, ça va, j’y viens, Princesse Pue-du-Cul, fais pas ta relou! C’est pas parce que tu te ramasses deux heures de RER tous les matins vers le royaume de cette pouffiasse de Cendrillon que je peux pas te coller des heures de colle, hein!

Le hasard, le voici donc: en fait, pour mon centième post, on tombe pile sur une date cruciale du calendrier gourdasse. En effet, en ce beau 9 décembre, c’est l’anniversaire d’Alphonsine.

Bon, alors Alphonsine, qui c’est donc, déjà? Bah si t’as suivi (nan, t’as rien suivi, hein?), Alphonsine c’est une jeune fille qui a eu le bon goût de participer à mon bloug précédent (parce que c’est une gens bien) et qui commente parfois ici sous ce pseudo étrange. Ouais, ses parents l’ont pas vraiment appelée Alphonsine, ils ont préféré l’affubler d’une peau d’aspirine qui ne supporte presque aucun produit et environ une matière sur deux, et d’un gloussement communicatif. Je te raconte pas comment on rame tous les ans pour lui pondre un cadeau qui fasse fille sans la rendre violette ou la faire enfler. La laine ça va pas, le maquillage ça la transforme en gremlins, le synthétique ça lui donne des plaques, les parfums ça la gratte… Pfff, la relou, quoi. En désespoir de cause, on la couvre de bouquins et de théières depuis des années, et du coup c’est un peu devenu notre copine intello qu’on a envie de pisser quand on revient de chez elle. Bref.

Et une fois elle a failli nous foutre dans la Garonne, aussi, mais c’est une autre histoire.

Re-Bref.

Donc, Alphonsine, elle a 23 ans aujourd’hui. Cela lui fait, comme chaque année, 11 mois de moins que moi (connasse). Et pour marquer le coup, je lui fais un peu de pub.

Parce que la donzelle a une passion, un amour, une pulsion charnelle qui la meut plus encore que la vie : elle aide les gens (tu sais, aider, servir à quelque chose… exactement ce qu’on ne fait pas en traînant sur les blougs, nous autres). Et elle le fait au sein d’une asso qui s’appelle le Génépi.

Gné?

Nan, pas l’alcool alpin, espèce de trou à bière!!

Le Génépi : le Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées. Wow, comme j’t’ai jeté un froid, là!

Mais je te rassure, quand tu tapes « Réunion Génépi » sur Go*gle Images, tu tombes là-dessus:


Une bien belle asso, jeune et funky, on reste dans la ligne éditoriale de ce bloug, donc.

Bon, je te copie-colle la page d’accueil du site ouèbe, hein, pour t’expliquer ce que c’est:

Le Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées
est une association de loi 1901, sans affiliation politique ni
religieuse, créée en 1976.

Il rassemble 1300 étudiants bénévoles qui interviennent chaque semaine dans plus de 80 établissements pénitentiaires pour partager leurs connaissances sous forme de soutien scolaire et d’activités culturelles et socio éducatives. Le GENEPI mène également une réflexion sur la prison et la Justice, et communique sur le sujet dans le cadre de l’information et de la sensibilisation du public à la réinsertion des personnes incarcérées et aux thématiques carcérales.

Au final, soyons concrets: cette police de caractères est à chier. Mais soyons aussi moins concrets et regardons le fond. Alphonsine, donc, c’est une fille comme toizémoi (enfin surtout comme toi si t’es une fille, et surtout comme moi si t’es zintellectouel), mais avec une qualité que j’admire plus que tout: la capacité à s’engager, à se sortir les doigts du c*l, à tenter de faire quelque chose pour être utile en ce bas monde même quand on ne sait pas soi-même exactement où on va.

Et donc, c’est une fille qui s’engage pour essayer de rendre notre système carcéral (l’un des plus pourraves d’Occident) un peu plus humain. Même si elle-même ne sait pas trop qu’est-ce qu’elle va faire dans sa laïfe quand elle sera grande.

Et ça, c’est beau. D’autant que bon, cette cruche d’Alphonsine, c’est un peu dans le culturel qu’elle veut bosser pour de vrai. Autant dire qu’elle va tout droit dans le caca (aussi nommé précarité) et que bon, si j’étais elle, en bonne grosse dinde égoïste que je suis un peu, bah je dirais « Fuck la réinsertion des détenus, comment que je vais faire moi pour me payer mes vestes Kenzu avec ma paie de miséreuse, hein?? ».

Qui a dit « T’es qu’une merde » ?

Alors voila, Alphonsine, mon petit cadeau perso pour tes 23 ans : un post pourri (et loooooong, bordel!), mais surtout un petit témoignage bloguesque de mon affection, et surtout de mon admiration. Le bloug c’est un peu une carte de voeux en public, tu es drôlement chanceuse de m’avoir comme pote, en fait. Tu es une célébrité internationale, désormais.

Et comme une Angelina Jolie from Bordeaux (mais sans les lèvres refaites) (ni les tatouages) (ni les quinze moutards) (ni Brad – pas de bol), ta notoriété ressort sur ta cause, et ton anniversaire est l’occasion pour toute la blogo en transe en visite sur ce bloug pour découvrir l’activité, voire l’existence du Génépi ! Je dis bravo.

Donc, lecteur, c’est un ordre, tu vas faire un tour sur le site de l’asso de notre amie Alphonsine, et tu fais moins ton rat que pour le Téléthon, hein, tu lis pour de vrai. On parle de dignité humaine, là, pas de robes Maje ou du string de Cindy Sander.

Bon, et puis toi, Alphonsine, comme tu ne viens même pas à Paris pour fêter ton beurzday ce ouikène, bah on va le fêter sans toi, voila ! Pense à m’envoyer des bougies pour ton gâteau, et une bouteille de vodka pour la participation aux frais, hein!

5 réflexions au sujet de « L’occasion et le larron »

  1. La relou de Princesse Pue-du-Cul te souhaite un joyeux anniversaire Alphonsine..
    Nan, sans déconner, Vinsh il est trop classe de dédicacer des posts pour les anniversaires.
    P.S. Le mien c’est le 4 mai… !

  2. Je suis tellement émue (& ai quelques larmes aux yeux, mais chuuuut, ça faut pas dire) que j'en perds mes mots…
    Finalement, je n'ai qu'une chose à dire : MERCI !!!
    Juste : n'importe quoi, je peux très bien mettre du parfum, d'abord!

    C'est un superbe cadeau, je suis vraiment chanceuse d'avoir des amis comme toi….merci merci merci (& merci pour la pub!;-))

    Ah la la, j'en suis toute retournée….
    Je te fais de gros gros bisous qui prennent un « portauloin » vers Paris!!!

  3. @ Crevette : Merci beaucoup!
    Mais tu sais, ça apporte beaucoup en rencontres, en expériences et en humanité, alors en fait, c’est surtout un plaisir de s’engager au GENEPI!

  4. @ Bulibula : merci merci! Ouais, il est vraiment trop cool! De toute façon, c’est juste pour avoir une reconnaissance interplanétaire sur son blog que je maintiens le contact, hein?! 😉 Non, c’est pas que pour ça? Ah non!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*