Le pays de la peur

Bon, je le sens bien que je t’ai refroidi hier avec mes sous-entendus vaseux. Je te comprends, le niveau est tombé, d’un coup d’un seul, je me suis laissé séduire, tel une Mariah Carey juste après son divorce avec Tommy Mottola, par les sirènes de la vulgarité.

Meuwahia avant son divorce.

Meuwahia après son divorce.

J’expie et je me fouette, voila. Mais que veux-tu, je m’ennuie un chouïa ces temps-ci. La solitude, le temps qui passe, et l’habitude… Enfin mes ennemis, quoi.

Je t’avoue un truc, je suis en pleine période introspective : j’essaye de réfléchir à mes aspirations profondes et à obtenir une vision rationnelle de mon karma. Si on résume, je cherche un job pour après mon stage et je flippe un peu ma maman sur ce coup, parce que là, c’est pour de vrai, je ne peux plus repousser l’échéance avec un énième stage, il est temps de sauter dans le grand bain… Et je ne suis toujours pas sûr du nom exact du métier que je veux faire. Lilibuzz m’a promis qu’elle me préparerait des papiers en règle pour m’éviter la clandestinité : oui, c’est une bonne pâte, elle est actuellement douanière à la frontière de la Chômagie (le pays où les gens ne veulent pas trop séjourner), et elle m’a promis un permis de séjour valable un an. J’espère quand même que je n’en aurai pas besoin, il paraît qu’un an en Chômagie, ça vous change un homme ! La Chômagie, le pays de la peur.

Enfin voila, quoi, c’est juste pour te prévenir que le niveau ne va pas aller en s’élevant, ici, au fur et à mesure que je m’enfoncerai dans mes angoisses existentielles pré-Chômagie. On n’est qu’en janvier, je finis mon stage fin mars, et ça commence déjà à me turlupiner (suis-je le seul à trouver que ce verbe sonne cochon ?). Autant dire que t’es pas rendu, lecteur ! Si tu suis bien l’évolution du champ sémantique des posts de ce modeste lieu d’expression ouèbesque, tu devrais voir apparaître d’ici début mars des mots comme déprime, fatigue, flippe et autres aaaaaaaah!!. Le champ lexical de la mort pourrait faire son apparition (couplé avec les termes précédemment cités, du type « Aaaaaaah, j’vais mourir ! » ou « 897ème refus d’entretien, ça me déprime, j’vais sauter par la fenêtre fermée »). Enfin, quelques accès de vulgarité pourraient apparaître ça et là, parce que bon, un peu de trivialité bon enfant ne pourra guère pourrir la blogosphère toile du oueurld ouaïde ouèbe plus qu’elle ne l’est déjà. Alors si je peux me faire plaisir en boostant mes stats mirobolantes et en satisfaisant le malheureux internaute qui m’a googlé « paysanne qui aime la b*te », après tout, où est le problème ?

Si un bloug ne peut même plus servir d’exutoire à mes problèmes petits-bourgeois, où allons-nous, je vous le demande ? Et puis, si tu y regardes de plus près, lecteur, avec tout ça je te promets un programme particulièrement attrayant pour ce premier trimestre de l’année : de l’introspection, du pétage de câble, de la vie de merde, et du cul. Franchement, je n’ai pas du tout envie de me jeter la pierre, Pierre.

4 réflexions au sujet de « Le pays de la peur »

  1. Ces histoires de stage me sont encore inconnues mais j’en entends toujours du mal (ou presque) et je vais finir par croire que rentrer dans le monde du travail, c’est la croix et la bannière (sauf bien sûr pour être caissière à carrour). Bon courage pour tes recherches 😉

  2. Je t’accorde 6 mois max pour le visa en Chomagie ! Après je te « charter-ise » direct sur le marché de l’emploi !
    ça va être SUUUUPPPPEEEERRRR ! aaaaaaaaahhhhhhhhhh !!!!

  3. Faites comme moi, pendant cette période dite que vous prenez des vacances (en chomagie, certes, mais des vacances quand même !)

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