Tendance : la pédésessoualité d’apparat

Lecteur, c’est le grand soir, aujourd’hui, on va pendre le dernier curé avec les boyaux du dernier patron… Mais en fait non, apparemment, alors redevenons des mollusques et parlons people.

Je sais pas si t’as remarqué, mais nos amis les people (oui, les people sont nos amis, même s’ils ne nous connaissent pas, qu’ils n’en ont pas envie et qu’on les intéresse uniquement quand on va voir leurs films ou achète leurs disques) (mais bon, on est leurs amis quand même) (c’est Lorie qui l’a dit)… Donc, que disais-je, tu m’as encore coupé dans l’élan de ma phrase de cinq lignes, avec tes conneries ? Ah oui : nos amis les people, quand ils ne nous jouent pas la trashitude assumée façon Amy Winehouse défoncée sur scène, essayent de nous convaincre qu’ils sont rock’n’roll. C’est que, selon eux, cela doit se mériter, d’être admiré par la Terre entière (enfin bon, calme ta joie, ami people, en vrai on t’admire pas, on se divertit de ta misère et vaguement de ton boulot, hein).

C’est comme ça que l’on voit fleurir du baiser ou de la simple attitude pédésessouelle, en veux-tu en voila.

Bah ouais, le pédésessouel, il est transgressif, il assume sa part d’ombre, sa cochonceté (car oui, sa particularité tient dans son nom : la sessoualité), et forcément, comme il le vit bien, il est rock’n’roll, il dit prout à la pudibonderie, il est libre comme l’oiseau.

C’est Freud qui disait que le pédésessouel ne pouvait pas être névrosé puisqu’il vivait ses fantasmes au lieu de les refouler (contrairement à ses potes strictement hétéros, hein). Là où ce brave Sigmund se plantait le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate, c’est que 1) les névroses ne sont pas toutes liées au cul (il était un peu porté là-dessus), et 2) même les pédésessouels ont des fantasmes non assouvis…

Mais bon, c’est un autre débat (déjà que celui-ci vole super haut dans les hautes sphères de la psychologie, tu trouves pas ?)…

Donc, nos amis les people hétéros jouent la provoc’ pédésessouelle niaiseuse (surtout les filles, d’ailleurs, depuis les deux connasses de T.A.T.U), à base de petits bisous et d’attouchements un peu louches… Parce que les pédésessouels, c’est trop in.

(C’est toujours agréable pour un pédésessouel d’être qualifié comme peut l’être un sac à main, une boîte de nuit ou une paire de Conv*rse… Le pédésessouel, nouvel accessoire indispensable de ta panoplie rock’n’roll, ami people – même si en vrai tu peux pas les blairer, ces taf’)

Alors moi je dis sus ! (oui, ça commence à devenir une habitude) Sus à la tiédeur, ami people, pousse le bouchon un peu plus loin, et aie la curiosité d’explorer un peu plus cette part tellement plus rebelle de ta publique personne !

C’est vrai, ça, y’en a marre de se servir de la pédésessoualité comme d’un épate-bourgeois pour faire parler de soi, comme si c’était aussi « trash » et provoc’ qu’une Kate Moss chopée le nez dans la poudre !

Alors j’encourage vivement nos amis people à pousser plus loin l’affirmation de leur rock’n’roll attitioude en tentant la vraie expérience pédésessouelle. David, le jour où t’as un souçaïe avec Victoria, n’hésite pas à être rock’n’roll, tu feras des heureux !


Les fesses de David Beckham sont au Milan AC ce que le Big Mac crâne de Barthez était à l’équipe de France de foot : une mascotte que tout le monde veut toucher.

Rock’n’roll !

Le c*l de David Beckham c’est bon, mangez-en !

(pardon)

3 réflexions au sujet de « Tendance : la pédésessoualité d’apparat »

  1. oui ! moi aussi je dit sus ! je dit suce aussi (désolé il est tard)…

    J’en ai marre d’être l’ami qu’on invite pour être l’accessoire tendance-et-politiquement-correct de la soirée !

    (c’est pas vrai, j’ose espérer que mes amis m’invite pour autre chose)

  2. c’est trop nul cette « tendance ».

    mais ça existe vraiment les gens qui vous invitent à dîner ou à sortir juste pour que vous soyiez l’accessoire tendance-et-politiquementcorrect de la soirée ??????????????

  3. @ fabulousF.: le plus triste, c’est que pour certains on ne peut jamais être sûr. Mais globalement, je crois avoir su m’entourer !

    @ Pau : il m’est déjà arrivé de recevoir une proposition de dîner pour être présenté (ou « montré ») et épater un bourge, en fait. Donc c’était plutôt politiquement incorrect. Sur le coup ça ne m’a pas fait rire, mais en fait ça n’a pas d’importance. C’est de la maladresse plus que de la méchanceté. N’empêche que c’est chiant !

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