La Pop-Pouffe de mars

Bah oui, que veux-tu, avec ces conneries, la Pop-Pouffe de février c’était il y a seulement quatre posts de là, et voila déjà la Pop-Pouffe de mars.

Pour te dire la vérité, j’avais bon espoir de dégainer Rihanna, qui avait prévu, en fin d’année dernière, de nous faire son come back au printemps 2009 (comme si elle s’était absentée depuis 2006). Le titre annoncé du nouveau sinegueule était affriolant : Sexuality. Mais bon, depuis, elle a eu deux-trois souçaïes, et elle s’est faite militante de la cause des femmes battues qui reviennent quand même vers leur mec bourrin. Alors l’actu musicale, ce sera pour un peu plus tard. A moins que la caribéenne ne passe par la case récidive, ou pire, par la case « je suis morte ».

Du coup que nous reste-t-il, au rayon morue de la chanson à texte internationale, à nous mettre sous la dent ? Il y a du monde au balcon, comme toujours, mais cette fois-ci je vais faire dans le recyclage. Comme tu le sais, Britnouille était déjà la Pop-Pouffe d’octobre avec sa ritournelle de derrière les fagots qui déchirait sa maman, Espèce de queutard (ou Womanizer, en V.O).

Et bien elle revient, pour ton plus grand bonheur, en mars (on va essayer de ne la faire apparaître en Pop-Pouffe du mois qu’une fois l’an, hein, donc tu es tranquille désormais pour 2009) ! Pour ma défense, je me suis un peu senti obligé de te proposer cette Pop-Pouffe.

Car : 1) c’est l’une des meilleures chansons de l’album (« c’est dire le niveau », entends-je au fond de la salle), avec le même auteur que Baby One More Time, un obscur titre de la dinde Spears vaguement sorti en 99 dans nos contrées, et 2) c’est à mon avis l’un des clips les moins bêtes de la donzelle depuis un bail.

« Ok, my pussy is hanging out »

Souviens-toi, il y a à peine un an, Dondon Spears essayait de nous faire passer un message anti-paparazzi dans sa sioupeur chanson Piece of me. Genre « T’as vu, les journalistes c’est des méchants, ils me harcèlent et j’ai même pas le droit de prendre 500 grammes tranquillou ou de sortir sans culotte, j’en ai ras la fouffe ». C’était de l’art engagé, c’était beau, on a tous pleuré et on a boycotté Publuc pendant deux semaines pour marquer le coup (ou pas).

Et bah cette année, le clip à message de Brit-Brit est bien plus fin (je trouve), parce que si on en fait une lecture un peu réfléchie, on constate qu’elle propose ici une ludique parabole de sa carrière médiatique.

Britney, la jeune vierge effarouchée, petite fiancée de l’Amérique puritaine qui ne coucherait jamais avant le mariage et qui ferait de jolis enfants avec un joli mari tout propre sur lui… Alors qu’en coulisses c’était tenues de catin et orgie générale. La gourdasse délurée que tout le monde veut F.U.C.K., bien à l’abri des regards derrière la façade de sa petite maison parfaite. Puis le rêve américain qui se rhabille (c’est moi ou les plans en contre-jour dans lesquels elle se rhabille rappellent la dernière séance photo de Marilyn Monroe avec Bert Stern ?) (autre métaphore du rêve américain sur le point de s’effondrer). Et enfin, le retour en grâce dans ce rêve américain : exactement ce qu’elle vit depuis six mois, sans qu’on comprenne trop pourquoi tout le monde crie de nouveau au génie (enfin, « génie », faut pas déconner non plus). Mais c’est aussi ça, le rêve américain : on aime brûler ce qu’on a encensé, mais on aime aussi voir renaître ce qu’on avait broyé.

Britney joue ainsi savoureusement sur ce qui a constitué son fond de commerce (et le prétexte de sa notoriété internationale) pendant ses premières années de carrière : sa propre hypocrisie quant à son image extérieure… Ou comment avoir conscience de ses propres contradictions et lâcher à la face du monde « Et alors ? Tu ne m’aimerais pas, sinon ! ».

Perso, j’adore, j’adhère.

Bref, lecteur, tu constates, comme d’hab’, que je suis capable de disserter pendant dix piges sur la grosse Britney. Je suis irrécupérable. Alors tu ne m’en voudras pas de te la resservir en Pop-Pouffe : c’est la crise, je te rappelle, la gestion des stocks de morues est aussi une priorité économique.

7 réflexions au sujet de « La Pop-Pouffe de mars »

  1. Ca fait du bien de te revoir par ici mon dindon…
    Je commençais à désespérer. Un peu comme un épisode de HIMYM, ca n’arrive jamais assez vite et quand on en a un, on attend d’en avoir un second voire un troisième histoire de pas être frustré.
    Mon retour sur tes pages m’a bien fait plaisir 😀

  2. @ bulibula : c’est vrai que je suis un peu votre Barney Stinson…

    @ marine : elle revisite sa légende et en profite pour hasarder une comparaison douteuse, voila tout…

    @ crevette : tu es une femme de goût, à l’évidence !

    @ jungle ju. : pffff.

  3. oui, c’est bien une tentative de marilynage…
    on peut demander une fin alternative où elle metterait sa tarte dans la face des journalistes ? ce serait nettement mieux et dans la veine de Madonna…
    Mado qui, elle même, tentait aussi de singer Monroe…
    le monde est petit ou n’arrive pas à se renouveller ?

  4. @ petite cervoise : Effectivement, Marilyn c’est un peu le marronnier de la morue en quête du statut de sex-symbol : elle revient toujours. Mais je trouve que Madonna la parodiait plutôt pour le côté sex-symbol, et Britney plutôt pour le côté « rêve américain »…

    Quant à la fin alternative, c’est une très bonne idée, mais elle serait un peu redondante avec le thème de « Piece of me » (ce serait plutôt « Piece ok cake », du coup) (Bénichoo spirit)…

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