Un an de deuil

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C’est marrant, ça, je me rends compte qu’il y a un an tout pile aujourd’hui, je lâchais un bloug sur lequel je m’étais pourtant beaucoup amusé, mais qui avait un peu semé ses contributeurs en route et probablement un peu de sa raison d’être, du même coup. Alors je m’étais assez péniblement décidé à tout abandonner sur ce petit espace, désormais en friche, pour créer ces lieux quelques jours plus tard, vu qu’apparemment j’étais le seul de mon petit groupe de potes à avoir vraiment chopé le virus du blougging.

Je chante « Happy birthday la démission », en somme.

Toi, tu constatais donc il y a un an tout pile, avec détresse et menaces de suicide à la clé, qu’un sioupeur bloug mourait, fauché dans la force de l’âge, dégommé comme une merde par la fainéantise de son auteur.

C’était moche.

Mais bon, ça nous fait pas un sujet de post, ça, l’anniversaire d’une mort annoncée, hein ? Nan, ça nous fait pas.

Certes, mais tu ne me laisses pas le temps d’enchaîner, aussi, t’es chiant : ce que je voudrais souligner, ici, c’est que grâce à ce pitit bloug sans prétention (enfin, sans trop d’autre prétention que celle – toute simple – d’être le meilleur bloug de la planète), j’ai mis en place une petite chose qui vit sur la blogosphère. J’entends par là que le bloug précédent était très cool, hein, je ne le nie pas, mais qu’il donnait parfois l’impression d’être un peu fermé au reste du ouèbe 2.0. Qu’il vivait en autarcie, quoi.

Question de notoriété, probablement, vu qu’on ne faisait pas grand chose, à nous tous, pour devenir des foudres de guerre de l’influence attitioude. Parce qu’on s’en foutait pas mal, et que finalement on rigoulait bien à se commenter nos posts entre contributeurs (même si ça donnait un côté un peu « private joke » à l’ensemble, qui devait être un peu naze à lire pour un lecteur extérieur). C’était LA recette parfaite du bloug qui ne deviendrait assurément pas le nouveau Presse Citron. D’ailleurs, ici aussi, je m’en fous pas mal, d’être un influenceur du ouèbe. La vérité, si je le voulais vraiment, je customiserais ces lieux, je ferais du forcing pour être plus visible, je coucherais utile (ah bon, ça sert à rien ? Ok)… Mais je fais que dalle, et je plafonne tranquillou avec mes 30 requêtes « animatrices TV nues » par jour, m’enfonçant peu à peu dans les méandres anonymes d’une blogosphère surpeuplée où ça a quand même l’air d’être la guerre quand on veut se faire remarquer.

Ce qui me convient parfaitement.

Bon, et what’s the point, à la fin ?

Bah voila, je voulais profiter quand même de cet anniversaire pour te dire, au cas où ça t’intéresserait (ce dont je doute) (mais en même temps, je suis chez moi, je fais ce que je veux) que les contributeurs de l’ancien blog sont toujours là, quelque part dans ma petite vie de dinde, et qu’au global ils vont bien. Pour certains, ils n’ont même pas beaucoup bougé, en fait : toujours étudiants en fin de cursus ou galériens débutants du monde du travail. C’est la crise, ma brave dame.

Il y en a deux ou trois qui commentent ici de temps en temps. D’autres ont refermé la parenthèse bloug pour passer à d’autres choses un chouïa plus sérieuses, moins superficielles, toussa (je ne les comprends vraiment pas). Et pis il y en a une qui a ouvert récemment un nouveau bloug que j’ai mis dans ma blougroll aussi.

Bref, un an après la mort du bloug, il reste toujours celui-ci, et les anciens contributeurs sont toujours mes potes, même s’ils ont autre chose à fiche que de partager ma creuse prose pendant qu’ils glandent au boulot.

Et sinon, je voulais aussi te dire merci, toi qui n’étais pas lecteur du Cercle Futile et qui es arrivé entretemps, même si tu viens une fois tous les 36 du mois ou que tu t’en fous un peu (beaucoup) de ce bloug tout pourri même pas joli où qu’y a même pas de ligne éditoriale : c’est toujours un peu grisant de voir qu’on a fait réagir quelqu’un grâce à un bloug qu’on tient tout seul sans rien y connaître en ouèbe ni faire de gros efforts de drague.

Alors merci, depuis maintenant presque un an, d’avoir pris quelques instants pour passer ici, même au hasard d’une requête « marie ange nardi nue »… Je pensais, avec un nouveau bloug, que sans les articles et commentaires de mes potes il ne se passerait rien ici, et en fait vous êtes quand même quelques uns à passer ici de temps en temps, ce qui est toujours agréable à constater.

C’est que même si je n’ai pas d’ambitions de cruche influenceuse, j’écris quand même pour être lu, hein, on va pas se leurrer.

Voila, voila. Donc merci. C’est tout pour aujourd’hui. Tu peux retourner à la recherche de stars nues via Go*gle, maintenant.

6 réflexions au sujet de « Un an de deuil »

  1. Tu sais que c'est (surtout) mon anniversaire aujorud'hui ( et aussi celui de Jessica Simpson, mais bizarrement, cette année, google et wikipedia ne savent plus bien si elle est née en 1980 ou 1982 cette gourdasse. C'est moche de mentir sur son âge.)

  2. J'adore ton blog, et je sens que je vais t'aimer. La couronne mortuaire qui m'a accueillie à mon arrivée m'a bcp plu.
    Alors t'es une ldp aussi ? Putain, faut que j'épluche ton blog pour voir si tu daubes sur la gueule des autres en mode 2.0 ou seulement irl. Dans le 2ème cas, j'ai hâte de faire ta connaissance 🙂

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