Top 40 des 2000’s : n°2

n°2 : Gorillaz – Clint Eastwood (2001)



L’année 2001 est elle aussi sur-représentée dans ce classement, j’ai bien peur de ne pas savoir me modérer. Mais my god, quelle claque, encore une fois, en cette réjouissante année, que de découvrir cette perle rock alternative post hip-hop, qui semblait vouloir tout chambouler dans une pop mainstream où elle a débarqué comme par pur hasard ! Il est assez troublant, d’ailleurs, de constater comme ce morceau et ce clip ont peu vieilli.

Clint Eastwood, c’est l’entrée fracassante de Gorillaz dans le panthéon musical des 2000’s, avec la surprise dont seul un premier sinegueule est capable. Basée sur un sample plus ou moins assumé du thème musical de Le Bon, la Brute et le Truand (un western que j’ai jamais vu parce que j’aime pas les westerns, connu comme un énormissime classique du genre avec Sergio Leone à la réal et Ennio Morricone à la musique, autant dire qu’ils se choisissent un acte de naissance qui claque), la chanson opère une incursion progressive, habitée (pour ne pas dire hantée) dans notre oreille. Le rythme mid-tempo est assez hypnotique, les deux pauvres accords de basse utilisés font facilement illusion grâce à la voix de jeune adulte mal dégrossi de 2D, et le clip achève d’imposer un univers fantasque et bourré de références over-cohérentes pour pas mal de vingtenaires biberonnés à la TV, aux jeux vidéos et au pop-rock. Les gorilles qui dansent la choré de Thriller de Michael Jackson ont fait date, et les clips suivants (19-2000, Rock Da House, Feel Good Inc., Dare…) se chargent de nous rendre définitivement sympathiques Noodle, Murdoc, Russell et 2D. Y’a pas à dire, Damon Albarn sait y faire en matière de groupes pop.

Accessoirement, l’album de Gorillaz est l’un des tous premiers que j’aie acheté à porter la mention ridiculement peu subversive « Explicit Lyrics – Parental Advisory (lol) », étant donné que j’avais jusqu’alors négligé les quelques passages musicaux obligés de mon âge (Eminem, Dr Dre et autres) (pas mon truc, c’est tout). C’est peut-être un détail pour moi, mais pour moi… euh, aussi, en fait.

Au final, Clint Eastwood est un sinegueule remarquable en ce sens qu’il incarne la fragile coexistence entre le rock alternatif et la pop mainstream, la haïpe et la grosse soupe FM, la démarche indé et le smash hit si insidieux qu’on le croirait involontaire : le même équilibre qui sous-tend de plus en plus les charts mondiaux, aujourd’hui.

12 réflexions au sujet de « Top 40 des 2000’s : n°2 »

  1. Ah, quel bon choix! J'ADORAIS (j'adore toujours!) ce morceau! Décidément, ton classement est plein de surpise, je tremble en attendant le number one…

  2. @jungle ju : dans ce cas…

    @lilibuzz : ah nan, hein, ne me dis pas que je te fais découvrir ça !!

    @lord de winter : ça va, tu as réussi à préparer ton réveillon quand même ?

    @j. : ne t'y habitue pas (à la bannière), ça va rebouger…

    @Justine : j'ai aussi hésité avec « Dare »…

    @crevette : c'est donc ça !

    @anonyme : ouais, je sais.

  3. Ce morceau reste l'un de mes préférés aussi depuis sa sortie. je crois que je n'ai jamais autant été impressionnée par un groupe : la musique, le mix des genres, la 2d et la 3d, l'invention des personnages, de leurs univers (le site du groupe est incroyable), les dessins…
    c'est bien dommage qu'ils ne semblent plus être d'actualité car ils ont vraiment inventé un nouveau type transgenre…

    bref, je kiffe. et sinon, ça va vinsh ? moi ça va, j'suis au canada, et ça c'est cool 😉

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