Top 40 des 2000’s : n°26

n°26 : M.I.A – Paper Planes (2008)



Merci Slumdog Millionnaire et ses gamins basmati cromeugnons qui ont donné l’occasion à Hollywood de distribuer une jolie razzia d’oscars « tiers-monde ». Et pis merci aussi aux Grammy Awards qui se sont prosternés devant ce sinegueule (même s’il est reparti bredouille). Accessoirement, la chanson est, en termes de hip-hop, une assez jolie ballade urbaine, qui n’est pas sans me rappeler le très réussi également Hard Knock Life de Jay Z, avec aussi des vrais morceaux de gamins cromeugnons qui chantent en chœur dedans. L’artiste est engagée, plutôt prometteuse, et j’aime quand les gens débarquent dans le monde de la musique pop avec mille projets de production, de rap, de collaborations, de design et de mode : percer et vouloir aussitôt changer le monde, ça veut généralement dire qu’on va proposer des choses, sinon réussies, au moins intéressantes.

On attend donc l’arrivée d’un nouvel album pour Maya Arulpragasam (son vrai nom) (M.I.A c’est plus simple), histoire de confirmer, ou pas, ce premier fait d’arme marquant (bien qu’extrait de son deuxième album).

Au début, je croyais, quand j’entendais les radios parler d’elle à l’instant où son sinegueule venait d’être diffusé, que les animateurs radios s’étaient soudain mis à prononcer différemment le nom de la chanteuse Mya Harrison (qu’on connaissait au début des années 2000 sous le nom de Mya, grâce notamment à un sinegueule culte, Case of The Ex) (mais siiiiiii, souviens-toi) (my god, comment c’était cultissime de chez ta reum, ça). Je trouvais ça débile de se mettre à prononcer « Mya » en l’épelant… Mais en fait c’était pas elle. Mya n’était pas devenue M.I.A, cette M.I.A était une illustre inconnue qui n’allait donc pas tarder à faire parler d’elle grâce aux Grammys et à la présence du titre sur la B.O d’un film somme toute sympatoche mais quand même légèrement overrated.

Pourtant, il y a bien moyen que M.I.A fasse complètement oublier la pauvre Mya, qui moisit désormais dans Dancing With The Stars aux USA et qui, de ce côté-ci de l’Atlantique, est un peu has been, j’en ai bien peur.

2 réflexions au sujet de « Top 40 des 2000’s : n°26 »

  1. Sans rapport avec l'énergique M.I.A, je souhaitais attirer ton attention sur l'étonnante destinée de « Hypnotic Tango » des obscurissimes My Mine (1983 !), repoufifié par des Bananarama quarantenaires, elles-mêmes rescapées des 80's, sous la forme d'un « Look on the Floor » quasi italo-house où elles tentent un come-back bitchy (avec autotune authentique)qui me donne grand plaisir, finalement.

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