L’ironie existe (et la mort, c’est moche)

Cette couv’ date de 1998…
Alexander McQueen, le trublion issu du giron de Givenchy, s’est donné la mort aujourd’hui, en plein démarrage de la facheune ouike londonienne… Encore un qu’on a appelé « enfant terrible de la mode » sous prétexte qu’il utilisait des couleurs criardes, de la provoc’ et des détournements audacieux des codes vestimentaires ancestraux. Heureusement, il leur reste JPG et John Galliano comme enfants terribles, hein, sinon ils s’emmerderaient grave dans la mode à partir du 11 février 2010.
Ici, c’est pas un blog de modasse. J’y connais pas grand’chose et je n’avais déjà pas les moyens de porter du Alexander McQueen jusqu’à présent (financièrement et stylistiquement, vu que j’ai plutôt tendance à m’habiller comme un inspecteur des impôts en retour de dépression). Financièrement, les sapes de la marque ne risquent pas de devenir plus accessibles aux résidents du beau pays de la Chômagie (dont je suis actuellement, je te le rappelle) (j’ai pris un visa à durée indéterminée, avec option « rigolade au Paul de l’Emploi »), dans les semaines à venir. Mais bon, il m’arrivait de m’attarder sur certaines de ses pièces masculines, de baver et d’aller faire semblant de me consoler chez H&M.
Je fais pareil avec quelques autres de ses copains, d’ailleurs. Si tu as de l’argent, si tu m’aimes à la folie et si tu veux me faire plaisir (et je sais que tu le veux, ma cochonne), tu peux m’acheter des sapes d’Alexander avant qu’elles ne soient frappées par l’inflation. Ou après, d’ailleurs, si t’as vraiment beaucoup d’argent, tu peux carrément casquer l’ultime collection collector, non ?
Ta générosité m’émeut, tiens.
Le monde de la mode est en deuil, donc. Et mon espoir de porter un jour du Alexander McQueen est complètement mort. Je vais continuer à m’en tenir au noir, au bleu marine et au beige, je crois.
Ah, et pis tout ça ne risque pas non plus de nous débarrasser de Lady Gaga, potesse de et sapée régulièrement par…

On ne regardera plus Bad Romance de la même manière. Déjà que c’était pas un clip ordinaire…

C’est quand même moche de mourir à 40 piges. Par contre, le business se chargera de ta postérité, Alex, va (tu permets que je t’appelle Alex, hein ?) (tu t’en fous, t’es mort).
Rest in peace, du coup. Tu ne m’as jamais habillé mais tu vas me manquer, un peu, et tu vas surtout manquer beaucoup à toutes ces garces de l’univers glamour et LDP. Cette année, l’évènement de la facheune ouike, ce sera pas dans les défilés.

3 réflexions au sujet de « L’ironie existe (et la mort, c’est moche) »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*