Restes de Lolita

Oyez, brave gens qui aiment la grande musique, Alizée is back. L’ex-Lolita, ex-jouet FM du duo Farmer-Boutonnat, qui ne semble toujours pas regretter d’avoir rompu les relations avec ses pygmalions, revient donc avec un nouvel album, Une enfant du siècle, à paraître à la fin de ce mois-ci.
Le premier extrait, qui filtre sur le ouèbe depuis deux jours, est assez éloigné des tubes électro-variétoche qui firent sa gloire en 2000-2001. Le clip aussi, d’ailleurs, avec une Alizée plus mature, moins souriante, à l’univers plus empreint de tristesse, qui a cessé de jouer sur les tenues légères et les cuisses affriolantes que l’on apercevait encore dans Mademoiselle Juliette il y a trois ans, et qui assume désormais la frange de pétasse et l’air renfrogné à la Melissa Mars, probablement pour rester jeune sans rester troublante pour les vicelards. En revanche, les gros plans sur les cherry lips et les yeux de biche, ce n’est pas complètement innocent non plus, hein. On ne sait jamais, des fois que les gens auraient oublié l’unique tube de la donzelle qui soit effectivement passé à la postérité, on va envoyer quelques messages subliminaux qui chuchottent « Lo-li-ta ». On ne va pas la blâmer, non plus, la pauvre. Un peu de marketing ne peut pas faire de mal après le four de Psychédélices.

Et donc, ça donne quoi, Collines (Never leave you) ? Bah c’est pas trop mal. Pas aussi tubesque que la plupart de ses sinegueules passés (je n’ai personnellement jamais compris pourquoi Mademoiselle Juliette n’avait pas marché) (probablement un odieux complot ourdi dans l’ombre par Mylène Farmer pour se venger d’avoir été lâchée par sa protégée, je ne vois rien d’autre), mais pas mal. Sa voix n’a pas vraiment changé, d’ailleurs au tout début de la chanson, lorsqu’elle entonne le couplet « Poursuivie, J’ai gagné les collines, J’ai pris le maquis », on se croirait clairement revenus à l’époque de L’Alizé et de Gourmandises, avec leurs scories susurrées à base de « J’ai la peau douceuh, je suis jeune, fraîche et à la merci d’une armée de pervers et de loups de stèpes qui me courent après et veulent m’ôter ma chasteté (merci Mylène) ». Le refrain « Never gonna leave yoooouuu, never gonna leave yoooouuu… » est un peu nul, mais après tout, si c’est hype, on s’en fout, non ? Quelques effets sonores qui évoquent Air, un peu de coal sur les yeux, une Une de Technikart et quelques fans mexicains plus tard, Alizée devrait regagner un peu d’estime du public et perdre une partie (suffisante ?) de son aura has-been durement acquise à coups de mariage avec Jérémy Chatelain et de sinegueules pas très excitants (J’en ai marre, J’ai pas vingt ans, Fifty-Sixty… Lorie, sors de ce corps, ton public n’a plus huit ans, il faut la jouer mégabitch pour durer quand on part sur des bases comme les tiennes).

Au bout de trois écoutes, l’efficacité du titre se fait toutefois sentir, alors Alizée n’a plus qu’à croiser les doigts (et sa maison de disque n’a plus qu’à graisser les bonnes pattes) pour que les robinets à clips et les radios adoptent sa nouvelle ritournelle. Avec un peu de chance, elle n’aura donc pas à attendre un revival « début des 2000’s » pour revenir sur le devant de la scène…

7 réflexions au sujet de « Restes de Lolita »

  1. Moi je trouve qu'elle a pas l'air à l'aise… On dirait qu'elle est, engoncée, ou qu'elle a un truc dans le cul..
    Pas fan, en plus y a 1000 genres qui se mélangent, elle fait apparaître son mec, ouais, bof.

  2. @jungle ju : fais pas genre t'as pas kiffé Alizée en 2000, toi !

    @alexandra : mouais, mais quand même en plus planant et moins ésotérico-cul, nan ?

    @marine : go for it, girl !!

    @princesse : tu sais que j'avais même pas remarqué Jérémy Chatelain la pérave nu !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*