Old Sluts : le come-back de la lose d’Ace of Base

Bon, bah apparemment les Sugababes ne sont pas les seules à se dire en dépit de l’évidence que si les membres d’origines se barrent, ça reste le même groupe.
Ace of Base, qui comme Corona, Gala, Haddaway ou les organisateurs des soirées Dance Machine, compte sur ta nostalgie 90’s, ton consumérisme de dindon et le souvenir ému de tes premières boums pour te refourguer ses nouvelles galettes (parfois exactement la même chanson qu’en 1994, mais remixée façon 2010), propose donc aujourd’hui un come-back en forme de foutage de gueule.
Ainsi, et dans la même logique absurde qui voudrait que ce soit le même groupe si ses piliers fondateurs qui en ont été membres depuis le début ne sont plus là, exit les deux chanteuses « historiques » du groupe, les sœurs Linn et Jenny Berggren (qui méritent probablement ce qualificatif du fait qu’elles sont désormais des reliques ménopausées), et bienvenue à Clara et Julia, deux mannequins aux prénoms d’actrices porno à qui on ne demande même pas de savoir chanter. Nan, nan, faire un défilé lingerie et prendre des poses lascives en talons aiguilles et nuisette, tout en susurrant vaguement des paroles creuses sur la passion amoureuse, suffit amplement. Bienvenue dans le reboot Ace of Base 2010. Au secours.
Pendant que ces deux donzelles s’étirent et s’extasient dans les draps de soie d’une chambre d’hôtel quatre étoiles louée pour le tournage, les deux mecs du groupe, eux, sont les mêmes qu’en 1992. Autant dire qu’ils sont nettement moins frais que les deux bonnasses qu’ils utilisent désormais comme argument promotionnel. Leurs faux airs de DJs organisateurs de soirées à Ibiza (bagnole de kéké, coiffures peroxydées gélifiées de quadra sur le retour, lunettes Rayb*n et veste de créateur) n’en sont que plus tristes.
Car Ace of Base, c’était les 90’s, bordel : des clips approximatifs à base de mixes noir et blanc/couleur, de scénarisations sommaires et de plans chantés au premier degré face caméra ; des textes et ambiances bucoliques et naïfs qui ne pouvaient pas survivre aux années 2000 ni au retour en grâce du rock et de la hype ; des mélodies sirupeuses au synthé que les grues de la pop actuelle cherchent encore à reproduire
Ce sous-produit intitulé All for you, si par bonheur il passe un peu inaperçu, ne devrait pas trop entacher  de sa verve post-Ocean Drive feat. DJ Oriska l’aura niaiseuse et easy-listening d’Ace of Base. Parce que, franchement, si ça cartonne, je vais avoir beaucoup de mal à comprendre.
Allez, un petit coup de « c’était mieux avant » pour se remettre de toutes ces ondes négatives (mode vieux con Francis Cabrel on), et on ouvre les chakras :

Du coup, et toujours dans la veine de l’europop scandinave, je peux te dire que j’attends avec impatience (et appréhension) le come-back d’Aqua… ou mieux, tiens, celui de The Bucketheads.

4 réflexions au sujet de « Old Sluts : le come-back de la lose d’Ace of Base »

  1. @fabulousF. : Comme je te comprends… Autant, Happy Nation est un album que je n'achèterais JAMAIS aujourd'hui, autant si je l'avais depuis toutes ces années je ne pourrais me résoudre à le balancer !

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