Le tube d’il y a 10 ans : U2 – Beautiful Day

Ah, U2. L’un de ces mastodontes de l’industrie musicale qui, depuis longtemps, n’a plus besoin de faire de tubes, ni même d’album exceptionnel, pour vendre des tickets de concerts (le seul truc qui soit encore susceptible de rapporter, dans la musique, aujourd’hui) par remorques entières. Un mystère de longévité, tout de même, à force.
Parce que bon, cite moi le dernier vrai gros tube de U2 en date ? Get on your Boots, en 2009 ? Lol. Vertigo, en 2004 ? Re-lol. Electrical Storm sur leur deuxième best of en 2002 ? Bon, arrête de plaisanter deux minutes, je ne te parle pas de chair à radios FM diffusée pendant deux mois à la sortie de l’album « parce que c’est U2 » et oubliée de tout le monde trois mois plus tard, je te parle de tube. Tu sais, le truc qui marque l’année musicale, dont tu te souviens distinctement dix ans après, pas parce que tu as continué à l’écouter, mais parce que c’était un minimum marquant. Cherche pas, dans le cas de U2, ça remonte à 10 ans et ça s’appelle Beautiful Day. Les sinegueules suivants de l’album All that you can’t leave behind (« Stuck in a moment you can’t get out of », « Walk On », « Elevation »), malgré un retentissement certain et même un Grammy Award (Record of The Year 2002 pour Walk On), on les a un peu oubliés.
Et depuis dix ans maintenant, U2 n’a plus fait de tube « générationnel » de la trempe des With or Without You ou One, qui en firent le plus grand groupe du monde, aptes à traverser la décennie tranquilou et à régulièrement revenir nous titiller le tiroir à souvenirs. Il faut croire qu’ils ont cédé le flambeau à Chris Martin et à Coldplay. Pas sûr qu’on ait gagné au change quand on voit que leur plus gros tube est cette soupe insupportable de Viva la Vida.
Bref, dix ans après cette ballade rock lyrique clippée avec amour dans l’enceinte du pas forcément sexy aéroport de Roissy – Charles De Gaulle (nu au Fort de Brégançon), U2 reste certes l’une des références sur scène, un pilier de l’industrie musicale, tout ça tout ça, mais ne fait plus grand’chose, apparemment, pour conquérir les cœurs à grands coups de ballade imparable.
Ce qui est dommage quand on est l’un des plus gros vendeurs de disques du monde, qu’on porte pratiquement sa maison de disques à bouts de bras et qu’on a l’aura peace and love d’un Bono pour se préserver une popularité béton. A fortiori quand on se colore les cheveux avec du cirage à chaussures.

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