Morfle, Ken ! Morfle !

Mes babas au whisky, aujourd’hui, causons tendance, et profitons-en pour mettre de l’homme dénudé sur ce bloug. 

Je sais pas si tu as remarqué, mais il y a une légère récurrence qui se dessine, dans le cinéma d’action US de ces derniers mois : se livrer au sympathique exercice de la torture sur des gravures de mode. Probablement un retour de bâton mérité pour ces salauds de gens beaux qui ont la vie trop facile. Mais du coup, je me demande si on ne tient pas là un créneau. Finalement, l’un des vrais morceaux de bravoure de La Maison de Cire, en 2005, ne consistait-il pas à voir Paris Hilton y passer en bonne et due forme (et pas comme dans sa sex tape, j’entends, hein) ? Et les tourments subis par Patrick Wilson dans Hard Candy, n’était-ce pas du pur sucre pour fans de glauque ? Faut-il se mettre à torturer les mannequins, poupées gonflables de tabloïds et autres fashionistas pour divertir l’audience de plus en plus demandeuse de sensations radicales ? Bientôt, un film avec Jennifer Lopez sous le joug d’un tueur à la tronçonneuse sadique ? Ou bien Ashton Kutcher (nu) torturé par le psychopathe de Saw ? Que de questions, de suspense et d’angoisses, mes juliennes de poireaux ! On peut imaginer plein de choses à base de gégène et de mannequins YSL, pour des films de  sous-genre action / thriller / épouvante-horreur habituellement qualifiés de séries B voire de séries Z, et  en principe peuplés d’acteurs inconnus au bataillon.

Dans quelques jours sortira en effet dans nos salles Buried, de Rodrigo Cortés, avec Ryan Reynolds à l’affiche.
Ryan Reynolds, pour mémoire, c’est ça :

Ouais, c’est Ken. Et il est marié avec Scarlett Johansson, comme ça tombe bien, dis donc. Ryan est un peu un acteur de seconde zone, et ses plus notables succès à ce jour sont un remake un peu raté d’Amityville en 2005, La Proposition avec Sandra Bullock en 2009 et X-Men Origins : Wolverine la même année. Pas l’acteur du siècle, quoi, mais un mannequin tout à fait convenable pour Hugo Boss, avec sa bonne bouille d’américain moyen et ses abdos un peu grotesques à la Antonio Sabato Jr. Et pour couronner ce succès abdominal/pectoral, il sera bientôt le héros de Green Lantern, et rejoint donc la famille fermée des acteurs qui ont eu leur film de superhéros à gros budget. Chouette.
Dans Buried, Ryan Reynolds subit l’un des cauchemars les plus courants de tout névrotique pur jus : il se retrouve enterré vivant. Une idée comme une autre de la torture, la configuration cercueil ne permettant guère de plans de pied pour admirer la plastique avantageuse du gossbô. Le film ayant obtenu le prix de la Critique Internationale et un joli score à l’applaudimètre du dernier festival de Deauville (ce qui ne garantit jamais rien, mais bon), je pense que j’aurai la curiosité d’aller le voir à sa sortie en salle.

Dans la même veine, Danny « Slumdog Millionnaire » Boyle (dont les producteurs ont oublié Trainspotting et La Plage depuis son triomphe sauce indienne il y a deux ans) (dans la même veine, on a Ridley « Gladiator » Scott ou James « Titanic » Cameron) va revenir en début d’année 2011 avec 127 hours, petite séance de torture du malheureux et pourtant très gay-friendly James Franco.
James Franco, c’est ça :

Bon, et c’est aussi ça, parce que décidément, c’est un garçon qui n’a pas froid aux yeux :

Bon, et le James Franco (Spider Man, Milk, Mange Prie Aime), lui aussi mannequin à ses heures (Gucci), et bah lui aussi, il morfle sa race dans ce film, puisqu’il y incarne Aron Ralston, alpiniste américain devenu célèbre en 2003 parce que… euh, je te laisse découvrir. En tout cas, ça va être rigolo.
Est-ce que tout cela relève d’une tendance naissante et durable ? D’une vaine et éphémère course aux Oscars en espérant réitérer l’exploit d’une Charlize Theron ? 
Et toi, tu torturerais qui ? Matt Damon (nu) ? Javier Bardem (nu) ? Josh Hartnett (nu) ? Jude Law (nu) ?
(Tu relèveras que j’essaye de rentabiliser au mieux les requêtes Go*gle, même en 2010 ça peut encore marcher).
Perso, je ne dirais pas non à film mettant en scène un petit dézingage en règle de l’omniprésent Bradley Cooper, mais bon, je ne veux pas non plus que tu te fasses des idées sur moi, hein.

5 réflexions au sujet de « Morfle, Ken ! Morfle ! »

  1. Je suis pas fétichiste mais s'il se coupe un bras, je veux bien la relique -pour faire un chandelier façon la Belle et la Bête (il me semble).

  2. As-tu besoin d'une épilation intégrale (jambes aisselles maillot. Et même le dos, si tu y tiens) à la cire, pour savoir ce que j'en fais, de mes bougies ? Ah mais !

    -)

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