Que nous cache Taio Cruz ?

Mes gougères au gouda, aujourd’hui sur ce bloug, de l’investigation culturelle poussée et de la musique de qualité médiocre (comment ça, « comme d’hab' » ?) : cela fait maintenant quelques mois (en fait, plus d’un an si on compte l’époque où Break Your Heart était n°1 des charts en Angleterre) (mais bon, la traversée de la Manche, tout ça) qu’on se fade Taio Cruz sur nos ondes, avec plus ou moins de beauferie estampillée Macumba et assumée jusqu’au bout du jean taille basse à strass. Ah nan, pas toi ?
Certes, ce mec n’est pas la révélation du siècle et ne connaîtra probablement que deux ou trois ans de succès maximum, à la façon d’un Billy Crawford (c’est le genre de recette pop-dance-RnPouffe qui s’épuise assez vite, laissant à la postérité trois vagues tubes qui peuvent éventuellement faire remuer le derrière du chaland en mode nostalgie, quelques années après en boîte). Mais il aura su s’imposer dans une année 2010 finalement pas si riche en grosses nouveautés.
Profitant de la ponte de son pourtant très oubliable duo avec Kylie Minogue (encore une cochonnerie produite par Guetta, qui bouffe décidément à tous les râteliers), qui me donne une occasion d’en remettre une couche sur mon penchant contre-nature pour la mini-bimbo quadra australienne, je pose une question que personne n’a l’air de se poser. C’est pourtant une question aussi cruciale que celle qui, en 2001, était sur toute les lèvres (à savoir : Pourquoi Craig David met-il toujours des bonnets ?) (la réponse étant : ses cheveux gras ses dizaines de mini-chignons sur le crâne, qui le démarquaient à l’époque de la concurrence, tenaient rarement plus d’une journée avant de ne plus ressembler à rien) (l’investigation capillaire, c’est passionnant) : aujourd’hui, on est en droit de se demander ce que peut donc bien nous cacher Taio Cruz ?
Nan, pas sa pédésessoualité.
(Quoique)
C’est plutôt dans la dimension superficielle (mon élément naturel) que se situe la question.
D’abord, ses lunettes de soleil toujours vissées sur la tronche même quand il danse dans un hangar mal famé la nuit. Il louche, ou il a juste honte de ses poches sous les yeux ?
On aperçoit de temps en temps son regard de braise lorsqu’il retire ses Ray-Ban avec une moue trop stylée-t’as-vu, et c’est vrai qu’il aurait été encore meilleur que Matthew Fox pour faire la pub L’Oréul pour le roll-on bille correcteur de vieilles pochasses sous les yeux, mais bon, ça donne un petit charme façon parrain de la mafia, au final. Pas de quoi faire des cachotteries, en somme.
L’autre point suspect, c’est la manière dont le Taio est filmé. J’ai l’impression qu’on essaye de nous cacher : 1/ qu’il mesure 1m10 les bras levés, et 2/ qu’il n’est pas sportif pour deux sous (pas d’abdos saillants ni de talent de danseur chevronné mis en avant dans ses clips, ce qui est bizarre quand on officie dans son secteur musical en s’entourant de figurantes-pouffes énamourées).
Je veux dire, c’est quoi ces ticheurtes noirs, bleu marine et gris foncé qu’il porte tout le temps, flottant au-dessus de son bide ? Il nous cache des vergetures ou bien ?
C’est l’une des dérives inévitables du ouèbe et des recherches Go*gle à tout-va : plus moyen pour une star (ou blaireau assimilé) de péter tranquille sans finir en Une de TMZ. T’as qu’à demander aux malheureux Eva Longoria et Tony Parker. Limite on serait nostalgiques de l’ORTF. Elle est loin l’époque où on ne pouvait pas voir Anastacia sans ses lunettes et où personne ne trouvait de photos compromettantes en se baladant un minimum sur le ouèbe.
Mais là, même en tapant « Taio Cruz ex gros », je trouve rien. J’ai peut-être pris des vessies pour des lampadaires, qui sait. Mais si quelqu’un sait quelque chose sur le taux de masse graisseuse de Taio Cruz, ça m’intéresse, tu sais.
Donc, Taio (Taio ! Taio !) (mouarf, je ricane bêtement de ma blague toute pourrite), si tu veux durer dans le métier, deux conseils : enlève les lunettes, et enlève le haut. Enlève tout, en fait.
C’est fou la profondeur des questionnements philosophiques, sur ce bloug… Je te jure, je me donne des vertiges.

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