Gayest Thing Ever #2

Salut les dindons, c’est Marie-Antoinette qui te parle. 

Je ne sais pas si tu as vu le documentaire The September Issue (sorti en 2009) (vintage !), qui suivait quelques semaines dans le quotidien de la déesse/diablesse Anna Wintour (rédac’chef du Vogue US, qui inspira à son ancienne assistante Lauren Weisberger son roman Le Diable s’habille en Prada), tout en suivant la préparation du numéro de septembre 2007, l’un des plus épais de l’histoire du magazine. C’était vraiment hyper intéressant, j’avais pas appris grand’chose mais j’avais trouvé l’envers du décor assez vertigineux, entre allusions fielleuses, méchancetés glaciales et talent modesque indéniable. Voir Anna Wintour rejeter très calmement (et sans que personne ne lui dise jamais rien) toute la série de photos d’un shooting à 100.000 dollars, c’est un peu du surréalisme, mais c’est justement ce surréalisme qui fait la célébrité de la dame. Et pis j’avais découvert l’existence de Grace Coddington, aussi : sorte d’alter-ego angélique de la démone, elle apportait une dimension artistique et humaine non négligeable à tout ce fatras de fanfreluches et d’égos sur-dimensionnés.
Je dois probablement être le pédé le plus minable de la planète pour avoir appris l’existence du duo Anna Wintour / Grace Coddington en septembre 2009 à l’occasion de ce film. C’est que je suis un peu un poulpe, tu sais. Toujours est-il que le magazine Candy (qui est un peu le Têtu The Advocate des transsexuels, et dont je t’avais déjà causé ici) (faut suivre) (tu vois qu’il y a de la cohérence éditoriale, ici) propose ces jours-ci une série de photos dédiées à ce duo improbable de jumelles karmiques maléfiques. Voici donc les sosies transsexuels et bitchy d’Anna Wintour et de Grace Coddington.
Je ne sais pas s’il existe quelque chose de plus queer au monde. Une bien belle manière de terminer l’année, en somme (la photo du chat en haut, c’est juste parce que j’aime bien) (par contre, j’aime toujours pas les chats).

Allez, bonne année 2011, mes poivrons verts !

6 réflexions au sujet de « Gayest Thing Ever #2 »

  1. A la lecture de vos quelques mots, cher Vinsh, je suis tiraillée entre ma tendresse coupable (et néanmoins légendaire) pour les poulpes (d'une part), et l'effroi que m'inspire votre haine affichée (et incommensurable) des félidés (d'autre part). Vous accordant le bénéfice de notre rencontre précipitée, j'attends d'en connaître davantage sur vous pour me prononcer.

    Bons baisers de Tauride
    Emilienne

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